Bonjour,
J’aurais une question concernant les cadeaux entre un homme et une femme non-mariés.
Est-il permis, selon la Halakha, qu’un homme offre un cadeau d’anniversaire à une femme qui n’est pas une proche parente et qui n’est pas sa femme, mais qui sont en début de relation ?
Si c’est interdit, est-ce une interdiction de la Torah, une interdiction rabbinique ou une mesure de prudence ?
Et pourriez-vous, s’il vous plaît, me donner les sources précises (Guemara, Rambam, Choul’han Aroukh et/ou décisionnaires contemporains) concernant cette situation ?
Merci beaucoup pour votre réponse.
Bonjour,
Il n'est pas permis d’offrir un cadeau à une femme avec laquelle on n’est pas marié, même si une relation est en train de se construire. Ce geste constitue une attention personnelle qui peut entraîner un rapprochement affectif et favoriser trop rapidement le développement de sentiments [si vous êtes déjà fiancés cela est envisageable].
L'origine de l'interdiction se trouve dans le Talmud Kiddouchin 70b, Baba Métsia 87a où est mentionnée l'interdiction de certains comportements familiers envers une femme car ils entraînent des rapprochements interdits. Voir aussi Rambam, Hilkhot Issouré Bia, Chapitre 21, Halakha 1 et fin de la Halakha 5.
L'une de ces choses est de "lui passer un bonjour" ou de "demander de ses nouvelles". Ce genre d’attention est en soi un "rapprochement" et risque de faire naître chez elle des sentiments envers celui qui lui témoigne cet intérêt.
Il ne s’agit donc pas uniquement d’éviter un contact physique. La Halakha interdit également certains comportements qui favorisent l’attachement affectif, les pensées inappropriées ou une familiarité excessive.
'Helkat Me'hokek, passage 7 sur Choul'han 'Aroukh - Even Haézer, chapitre 21, Halakha 6 [demander au mari si sa femme se sent bien est permis], Gan Naoul, volume 2, chapitre 7, Halakha 16.
Dans le même ordre d'idée, le fait d’offrir un cadeau peut également poser un sérieux problème.
Les sources précitées traitent des rapprochements entre hommes et femmes, mais cela ne signifie pas que tout cadeau, quelles que soient les circonstances, constitue automatiquement une interdiction. Exemple : l'employeur qui offre des cadeaux à ses emloyées, etc.
Il est à noter que dans certains cas, la femme ou la jeune fille qui le reçoit pourrait être considérée comme mariée à celui qui le lui offre. Le Rav doit alors examiner les circonstances précises : la nature du cadeau, sa valeur, les paroles prononcées, l’intention des personnes et la présence de témoins. Avné Dérekh, volume 19, réponse 229.
Lorsqu’un don est effectué dans le cadre de la Tsédaka, avec une véritable intention de Tsédaka, les choses sont différentes.
Le moment viendra et vous pourrez offrir à votre fiancée de nombreux cadeaux sans avoir à ouvrir un dossier au Tribunal rabbinique.
Pour des détails supplémentaires, cliquez sur ces liens :
https://www.torah-box.com/question/limites-relationnelles-garcons-filles_7879.html
https://www.torah-box.com/question/une-fille-a-des-sentiments-pour-moi_14703.html
http://www.torah-box.com/question/me-hitsa-separation-hommes-femmes-obligation_1367.html
http://www.torah-box.com/question/chomer-neguia-c-est-dur-envisager-un-mariage_1369.html
http://www.torah-box.com/question/me-hitsa-la-separation-qui-permet-de-voir-les-femmes_1926.html
Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.