La Torah nous dit qu'au moment de Matane Torah, Hachem est apparu au peuple juif depuis la montagne de Parane. 

A ce sujet, la Guemara demande : Où était parti Hachem, pour apparaître de cet endroit ? 

Nos Sages expliquent qu'avant de proposer la Torah au peuple juif, Hachem a demandé à tous les autres peuples s'ils la voulait. Mais chacune des nations a d'abord voulu savoir ce qui était écrit dedans ; et à chaque fois qu'Hachem lui disait : "Il est écrit ceci ou cela", la nation refusait la Torah, en disant qu'elle ne lui correspondait pas. 

Et effectivement, à chaque fois qu'Hachem répondait à la question : "Qu'est-il écrit dedans ?" posée par l'une des nations, Il choisissait volontairement de lui parler d'une mitsva particulièrement difficile à accomplir pour elle, car particulièrement opposée à sa nature et à son mode de vie... 

Le Hafets Haïm demande : Hachem en a-t-Il fait de même avec le peuple juif (lui parler d'une mitsva particulièrement difficile à accomplir pour lui, après qu'il ait demandé ce qui était écrit dans la Torah) ; ou bien le peuple juif a accepté la Torah sans même se renseigner d'abord sur son contenu ? 

Le Méchekh Hokhma explique que lorsqu'Hachem a proposé la Torah au peuple juif, celui-ci l'a acceptée sans même se renseigner sur ce qu'elle contenait, comme l'indiquent les mots "naassé vénichma". Mais Hachem a néanmoins donné au peuple juif une mitsva qui est, pour lui, particulièrement difficile à accomplir : savoir rester à sa place. 

En effet, le peuple juif est appelé dans la Guemara "am péziza", parce qu'il veut toujours progresser ; toujours aller plus loin et plus haut. 

Au moment du don de la Torah, le plus difficile pour les Béné Israël était de rester en bas de la montagne, comme Hachem le leur avait demandé, tandis qu'ils voyaient Moché Rabbénou s'élever, et se rapprocher de plus en plus d'Hachem... 

Le Hafets Haïm dit que le peuple juif ne s'est pas renseigné sur le contenu de la Torah avant de l'accepter, et qu'Hachem ne lui en a pas parlé. Mais si Hachem avait voulu nous donner une mitsva qui est, pour nous, particulièrement difficile à accomplir, cela aurait été l'interdiction du lachone hara (médisance). 

En effet, de même que Yichmaël a particulièrement du mal à s'abstenir du vol, et Essav du meurtre, nous, peuple juif, avons en nous une forte tendance à médire. 

Il faut cependant préciser que lorsqu'Hachem nous donne une mitsva, Il nous donne aussi les forces de l'accomplir.

La Torah nous permet de trouver en nous la force de dominer nos tendances naturelles ; de surmonter nos difficultés. Car lorsqu'on reçoit une nouvelle obligation, on reçoit aussi de nouvelles forces. A l'image d'une maman qui, même si elle aimait dormir lorsqu'elle était jeune fille, pourra se lever sans hésiter et sans se plaindre, plusieurs fois par nuit, si son bébé a besoin d'elle. 

De nos jours, où les moyens de communication sont tellement développés, et où les membres d'une même famille sont parfois chacun sur téléphone au point de ne plus parler entre eux, il est particulièrement important de prendre conscience de l'importance de s'abstenir de lachone hara. 

Car lorsqu'une personne écrit du lachone hara sur Internet, celui-ci peut être lu par énormément d'autres personnes. Et les conséquences sont donc bien plus graves que si cette personne avait "seulement" dit du lachone hara à UNE autre personne... 

Nous ne pouvons pas imaginer les désastres que peut engendrer une critique publiée sur les réseaux sociaux, ou sur d'autres supports auxquels énormément de gens ont accès... 

La Guemara nous enseigne que la patience rapporte beaucoup. En réfléchissant avant de parler, au lieu de se hâter de critiquer lorsqu'on est énervé, on peut éviter d'immenses dégâts... 

Même s'il est extrêmement facile, de nos jours, de faire savoir aux autres ce que nous pensons, nous ne sommes pas obligés de commenter tout ce que nous voyons (surtout lorsque les commentaires sont blessants). 

Nos paroles doivent être utilisées pour construire, et pas pour détruire. Et si nous sommes capables de l'un, nous sommes aussi capables de l'autre. 

A nous de faire le bon choix !