A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès), ce soir, de notre maître le Maharal de Prague, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir très brièvement son parcours de vie. Celui qui parle du Tsadik de jour de sa Hiloula, celui-ci priera pour lui ! Allumez une bougie et dites "Likhvod ha-Rav Lowe, zékhouto taguèn 'alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Rav Yéhouda Lowe, surnommé le Maharal (acrostiche de "Notre Maître Rabbi Lowe"), est né à Posen, en Pologne, en 1512, ou 1520, selon les sources.

Jusqu’à l’âge de 40 ans, il reste un érudit discret dans sa ville natale. Remarqué par son savoir et sa sagesse, il est alors invité à occuper le poste rabbinique de la communauté de Nikolsbourg en Moravie. Durant vingt années, il se consacrera à ses frères et sœurs, tout en préparant son œuvre de vieillesse. Car si, jusqu’à présent, le Maharal n’a rien écrit, ses notes sur la Torah, le Talmud, le Midrash sont exceptionnellement nombreuses.

En 1553, il devient Grand-Rabbin de Moravie, à Mikulov. Rav Yéhouda Lowe fonde et dirige la Yéchiva de Prague à partir de 1573 jusqu’en 1584. Il quitte alors Prague jusqu’en 1588.

A l’âge de 60 ans, il décide de s’installer dans le vieux quartier juif de Prague, où il rédige une œuvre considérable, qui ne sera publiée qu’à partir de son soixante-dixième anniversaire. Il s’éteindra en 1609.

La personnalité du Maharal a dépassé de loin la seule communauté juive de Prague. On raconte qu’il eut une entrevue secrète avec l’empereur Rudolphe II, et qu’il façonna même un être d’argile, le Golem, à qui il donna vie en prononçant le nom de D.ieu. Grâce au Golem, le Maharal put empêcher de nombreuses calamités de fondre sur les Juifs et réduire à néant les fausses accusations portées contre ses coreligionnaires. À la veille de chaque Chabbath, il enlevait du Golem l'amulette sacrée sur laquelle était inscrit le nom de D.ieu, pour ne pas profaner le Chabbath. Lorsque le Golem eut accompli sa mission, le Maharal le cacha dans le grenier de la synagogue de Prague. Plusieurs années plus tard, la cité de Prague fit ériger devant l'Hôtel de Ville un monument, exécuté par un de ses meilleurs sculpteurs, en souvenir de son grand citoyen.

Tout laisse supposer que le Maharal de Prague était également un génie kabbalistique, car la légende ne cesse de mentionner ses connaissances de la Création divine et des secrets de D.ieu. Il était connu comme le plus grand thaumaturge.

Sur le plan littéraire, le Maharal a produit une œuvre globale sur le sens de l’être juif, de son histoire, de son exil et de ses fêtes. S’inspirant autant des exégètes classiques (notamment Rachi) que du Talmud et de la Kabbale, il offre une pensée forte, originale et cohérente. Il a été un défenseur du Midrash, montrant que derrière ces anecdotes, parfois enfantines, se cachait la véritable sagesse d’Israël, à condition d’en posséder les clefs de lecture. Par ses écrits, il influença le ‘Hassidisme qui allait naître au XVIIIe siècle, et l’intelligentsia juive française d’après guerre, dont André Néher fut l’un des chefs de fil.

Il existe une légende qui veut que le Maharal ait montré à l'empereur, par une sorte de vision, le château de plaisance que celui-ci possédait loin de la capitale. Une autre légende raconte que le Maharal avait fait apparaître les esprits des douze fils de Jacob en présence de l'empereur.

Peu sont les grands hommes de notre histoire juive autour desquels se sont tramées tant de légendes. Le Maharal avait le renom de posséder des forces illimitées.

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