Les grandes vacances approchent. Chacun espère qu'elles seront réussies. Mais au fond, que signifient vraiment des vacances réussies ?
En réalité, il n’existe pas de réponse universelle à cette question, car elle dépend de ce que chacun recherche. Certains aspirent uniquement à se reposer physiquement et mentalement, et à rompre avec les contraintes du travail et du quotidien ; pour d’autres, il s’agit de découvrir de nouveaux lieux et de beaux paysages, de passer du temps avec leurs proches ou, au contraire, de profiter de moments de solitude. La réussite des vacances dépend souvent de leur préparation : choisir une destination, anticiper les aspects pratiques comme le transport, l’hébergement et le budget, prévoir des activités intéressantes, partager ses vacances avec des amis.
Est-ce que, pour autant, on a ainsi assuré cette réussite ? Non, car le facteur “chance” intervient : la météo, la santé, des rencontres imprévues qui peuvent être très agréables ou tout le contraire, des retards d’avion et toutes sortes d’événements que l’on ne maîtrise pas. Alors, finalement, quelle est la clé pour réussir ses vacances ? C’est sans doute notre capacité à nous adapter aux imprévus, facteur souvent sous-estimé. En revanche, celui qui veut que tout se déroule exactement comme prévu ne pourra jamais vraiment profiter de ses vacances.
En réalité, cette réflexion ne concerne pas uniquement les vacances. Elle décrit aussi notre passage dans ce monde. La vie, qu’on le veuille ou non, passe rapidement. Qu’est-ce qu’une bonne existence ? Une vie remplie de sens et de bonnes actions : construire une belle famille, transmettre une bonne éducation, aider son prochain, mener une vie morale, entretenir de bonnes relations avec son entourage et, bien sûr, acquérir une large connaissance de la Torah ainsi que respecter les Mitsvot que D.ieu nous a ordonnées.
Pour réaliser un tel programme, il est nécessaire d’être prévoyant. Il n’est pas envisageable de “réussir” son passage dans ce monde en improvisant. Le choix d’un conjoint, d’un lieu d’habitation, d’une activité professionnelle, d’une communauté, d’un Rav, d’un établissement scolaire pour les enfants et de leurs fréquentations, ainsi que les efforts investis dans le service divin, seront primordiaux.
Mais comment peut-on s’assurer que notre existence sera “réussie” ? En effet, la vie est dynamique et nous apporte tous les jours, à toute heure, son lot d’imprévus qui bouleversent nos repères. Pour cela, l’homme a besoin d’un point fixe au milieu d’un monde changeant, afin de l’aider à relever ces défis. Ce repère, c’est le Chéma’ Israël que l’on récite deux fois par jour. Par cet acte, on se rappelle que seul D.ieu est maître de notre destinée et qu’Il est unique. Cette Émouna que l’on ancre en soi nous permet de ne pas paniquer, quelle que soit la situation, en nous abandonnant entre Ses mains et en naviguant au gré des flots de la vie. C’est en se tournant vers Lui que s’ouvrent à nous les portes du salut.
Nous nous sommes permis de comparer l’existence aux vacances, car cette analogie possède un grand point commun : combien ces vacances regorgent de tentations ! Combien de demandes de divorce relève-t-on à leur retour ! Combien d’adolescents ne reconnaît-on plus ! Ce monde aussi attire l’homme et si, ce dernier n’est pas prudent, il risque de se retrouver pris dans les tentacules de la matière.
En définitive, réussir ses vacances demande de la préparation. Réussir sa vie en exige bien davantage encore !




