Une jeune femme pose la question : "J'ai entendu qu'une femme qui s'habille de manière Tsanoua (pudique) a plus de force que la prière de 10 hommes qui prient... pourriez vous m'expliquer ?"

La réponse du Rav Zamir Cohen qui va suivre en vidéo est exceptionnelle, traduite pour vous par Torah-Box :

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Retranscription écrite du Cours :

Il est écrit : "La récompense est proportionnelle à l'effort." Plus l'épreuve est difficile et plus la récompense est grande. Une femme habituée à s'habiller sans contrainte qui adopte une tenue vestimentaire pudique fait preuve d'un dévouement énorme. Son sacrifice est immense. L'épreuve qu'elle traverse est largement supérieure à celle d'un homme qui doit par exemple prier. C'est pourquoi, sa récompense est plus grande.

De plus, une femme qui se soumet aux lois de la tsniout (pudeur) bénéficie d'une double récompense. Tout d'abord, parce qu'elle surmonte son épreuve mais également parce qu'elle ne fait pas trébucher d'autres hommes.

Une femme porte un vêtement non pudique. Elle va simplement à l'épicerie acheter du lait puis rentre chez elle.  Si un homme l'a regardée et  a eu une pensée impure, voilà qu'elle l'a fait trébucher. Or, la Torah nous enjoint : "Devant un aveugle, tu ne placeras point d'embûche". (Vayikra 19, 14)

Elle ne peut pas dire : "Qu'il ne regarde pas, c'est son problème!" Il doit certainement faire attention de ne pas regarder mais elle n'a pas le droit de placer d'embûche devant lui, en pleine rue. Au bout du compte, un homme est un homme. Lorsqu'il voit des choses non pudiques, il a des penchants, il est perturbé.

C'est pourquoi, plus elle fait attention à sa tsniout, plus elle mérite une grande récompense. Celle-ci est effectivement supérieure à celle de dix hommes qui font un effort sur quelque chose de beaucoup moins difficile.

Une femme ou une jeune fille ressentent parfois qu'être pudique, c'est peut-être quelque chose qui enferme un peu, qui étouffe un peu, etc.

Il y a un an ou deux, lors d'un séminaire d'Arakhim qui se déroulait à la fin de l'hiver, une jeune fille raconta que l'été d'avant, elle ne s'habillait pas du tout de manière pudique. Elle s'était renforcée cet été là et avait décidé de changer toute sa garde-robe pour des vêtements conformes à la loi. Elle me demandait de lui donner un conseil afin qu'elle ne se sente pas étouffée. Passer soudain à une tenue vestimentaire pudique, en plein été, lui faisait peur.

Je lui demandai si elle avait déjà vu la reine d'Angleterre. Elle répondit que oui. "Et l'as-tu vue une fois avec un vêtement non pudique ?" Il semblerait que la reine d'Angleterre ait appris les lois, sa tenue vestimentaire obéit parfaitement aux règles de la tsniout (pudeur).   

Ses manches recouvrent tout le temps les coudes. D'après la loi, il n'est pas nécessaire de recouvrir tout le bras mais seulement le coude de telle sorte que même lorsqu'elle lève le bras, le coude demeure couvert. La reine d'Angleterre est toujours habillée en accord avec cette règle.

Les deux os de son cou sont également toujours couverts par sa chemise ou son tailleur jusqu'au creux, ainsi que l'exige la loi.

Sa jupe recouvre ses genoux. D'après la loi, lorsqu'une femme est assise, elle ne doit pas chaque fois se battre avec sa jupe et la tirer mais ses genoux doivent demeurer bien couverts en position assise.

Lorsqu'elle sort dans un endroit public, la reine d'Angleterre porte toujours un couvre-chef, ainsi que la loi l'exige d'une femme mariée.

Il faut également porter des chaussettes ou des collants.

La reine d'Angleterre est parfois même plus rigoureuse que la loi ne l'exige : elle porte des gants. Sa tenue est irréprochable. Et même lorsqu'elle était plus jeune, l'on raconte qu'elle était pudique.

Pourtant, elle n'est pas juive, elle pourrait s'habiller comme elle le désire. Si on lui demandait pourquoi elle n'adopte pas une autre tenue vestimentaire, elle répondrait qu'en tant que reine, ce n'est pas à la hauteur de sa dignité de découvrir son corps. Les diamants sont conservés dans un coffre-fort ; la poubelle traine dans les rues. La reine, membre de la famille royale, est un diamant et veille par conséquent à sa personne.

Ainsi, j'ai dit à la jeune fille qu'elle ne devait pas se sentir étouffée mais qu'elle devait se voir comme une princesse. D. dit au peuple juif : "Vous êtes les enfants de D.", nous sommes littéralement des fils de roi. Même plus encore que les autres princes du monde. Le fils de Juan Carlos, par exemple, le roi d'Espagne, ressent qu'il est un prince. Mais, y a-t-il véritablement une différence du point de vue physique ou spirituel entre lui et un autre citoyen espagnol ? Il a simplement eu la chance que le grand-père de son grand-père était un roi alors lui aussi est roi mais il ne possède rien dans son essence.

Contrairement à cela, D. dit au peuple juif : "Et vous serez Mon trésor, entre tous les peuples", "Vous êtes les enfants de l'Eternel votre D." Tout Juif doit savoir qu'il est fils de roi et toute Juive fille de roi.

Et si l'on demande à la reine pourquoi elle ne porte pas de pantalon, c'est pourtant pudique, rien n'est découvert. Elle répondra qu'en tant que reine, il n'est pas honorable que l'on voie la forme de sa jambe. Une jupe est un vêtement plus noble, c'est par conséquent ce qu'elle choisit de porter. Ainsi doit-il être de toute fille juive. Lorsqu'elle porte des vêtements pudiques, elle doit savoir qu'elle s'élève à l'expression de sa royauté. Elle ne s'expose certainement pas à l'étouffement mais exprime au contraire sa royauté.

C'est vrai que l'épreuve est grande lorsqu'une femme n'est pas habituée. C'est pour cela qu'elle reçoit une très grande récompense.

Traduit depuis Hidavrout

Rav Zamir COHEN - © Torah-Box