1. Le signe du Cancer (« Sartan » en hébreu) correspond au mois de Tamouz (vers juillet). Découvrez toutes les particularités de ce signe caractérisé par une sensibilité hors du commun !

Cancer/Sartan

Mois : Tamouz (approx. juillet)

Sphère : Nétsa’h/éternité

Tribu : Réouven

Pierre : Nofekh/la turquoise

Elément fondamental : l’eau

Tamouz, un couloir étroit

Le mois de Tamouz constitue, comme on le sait, une période difficile du calendrier juif. Annonceur du début de la période dite de Ben Hamétsarim, le mois de Tamouz vit plusieurs malheurs s’abattre sur le peuple d’Israël : les Tables de la loi y furent brisées, les sacrifices quotidiens offerts dans le Temple furent annulés, la muraille de Jérusalem fut percée par les armées de Titus, un Séfer Torah fut brûlé par l’ennemi romain et une idole fut érigée dans le Temple.

Le fait que Tamouz soit un mois chaud où la pudeur est bafouée et où les hommes s’adonnent à la débauche, explique en partie les difficultés liées à ce mois qui est intimement lié à l’épreuve des yeux. C’est du reste en Tamouz que les explorateurs posèrent un mauvais regard sur la Terre d’Israël, entrainant ainsi le peuple entier vers la déchéance et l’exil. C’est aussi en Tamouz que les Bné Israël érigèrent le Veau d’or dans le désert, entreprise qui ne visait en réalité que la réalisation de leur désir de luxure.

Cependant, comme toujours dans la Torah, le fait que le mois de Tamouz soit un « passage étroit » (Ben Hamétsarim) signifie également que le flux d’abondance déversé par D.ieu sur les hommes y est plus condensé encore ! C’est à l’homme qu’il incombe de développer sa relation avec son Créateur pour transcender ainsi les difficultés intrinsèques à ce mois.

Le cancer, un animal menacé

Le cancer (ou crabe) est un crustacé aquatique qui est également capable de vivre en dehors de l’eau. Très craintif et se sentant souvent menacé, il trouve refuge sous les rochers où il passe une importante partie de son temps dans l’immobilité. Contrairement à ce que l’on pourrait penser et malgré les pinces menaçantes dont il est affublé, le cancer n’est pas agressif et il mène une existence plutôt paisible, à l’abri des regards et des dangers. C’est un animal qui nécessite une certaine protection du fait de sa grande vulnérabilité (il est très facilement capturable). Sa carapace, très robuste, est sa meilleure alliée et lui permet de se protéger contre les attaques des autres prédateurs.

L’eau dans laquelle il évolue est symbole de luxure et de passions ; c’est pourquoi le cancer vit caché, à l’instar de l’homme qui doit protéger son regard, et de la femme qui doit se vêtir décemment. Ses yeux fixés dans des orbites lui permettent une vue multidirectionnelle, très utile pour se protéger des attaques extérieures.

Toutes les caractéristiques de cet animal se retrouveront naturellement chez les natifs de ce Mazal.

Une sensibilité à fleur… de carapace !

A l’image de l’animal qui les symbolise, les natifs du Cancer sont des êtres qui évoluent dans un milieu périlleux (l’eau qui représente les passions), dans lequel de nombreux dangers les guettent d’un point de vue moral et spirituel. Vulnérables, émotifs et quelque peu renfermés sur eux-mêmes, les Cancers se sentent ainsi souvent menacés. La sensibilité qui les caractérise fait d’eux des individus facilement exposés à la critique, qu’ils supportent très mal. Autant dire qu’ils feraient mieux d’être ménagés par leur entourage ! Lorsqu’ils se sentent ainsi menacés, les Cancers se réfugient irrémédiablement sous leur carapace, dans une tentative de se barricader contre les atteintes extérieures. Mais cette sensibilité leur permet d’un autre côté d’être particulièrement attentifs aux besoins d’autrui – qu’ils décèlent rapidement – et d’offrir leur assistance là où c’est nécessaire.

Le natif du Cancer répugne à tout ce qui a trait à la violence physique ou verbale. Il aspire au contraire à mener une vie paisible, loin des tumultes d’une vie ostentatoire et bruyante (ce qui l’indispose au plus haut point). De ce fait, il aime appartenir à un groupe capable de lui offrir le sentiment de sécurité dont il a tant besoin.

Individu prudent, discret et conservateur, le Cancer aime tout ce qui touche à la famille et aux traditions. Il n’apprécie guère qu’on s’immisce dans sa vie privée (qu’il protège avec hargne !) et s’emploie à ne pas exposer le bien qu’il renferme et qu’il accomplit autour de lui (ce qui fait de lui une personne souvent mal connue et sous-estimée de son entourage). Doté d’une imagination débordante, le Cancer rêve souvent d’un monde idéal, où l’adversité serait bannie et où il pourrait mener l’existence sereine et sans conflit à laquelle il aspire tant.

Les yeux, le point névralgique du Cancer

A l’instar de Réouven (tribu à laquelle il est associé) qui se laissa emporter par son courroux et profana la couche de son père Yaakov, le Cancer a lui aussi une forte tendance à la colère, qui découle de la relation tourmentée qu’il entretient avec ses yeux et son regard. Sa vision erronée de la vie, selon laquelle toute contrariété est une menace existentielle, peut le plonger dans la déchéance sociale et morale. Mais s’il transcende cette tendance et dirige son regard vers le bien, vers la Torah et vers Hachem, le Cancer est alors capable de s’élever très haut, bien plus encore que ses semblables (à l’image de Réouven qui fut le premier homme à effectuer une Téchouva complète et entière devant Hachem). S’il entreprend l’effort de protéger son regard des visions interdites, le Cancer peut même devenir un visionnaire et acquérir des facultés quasi-prophétiques ! Il sera ainsi en mesure de cerner les situations et les gens au premier regard, détecter leurs besoins et apporter sa contribution bienveillante au monde qui l’entoure. De même, s’il fait l’effort de voir loin, c'est-à-dire de garder à l’esprit la finalité de son existence, le Cancer réussira à s’affranchir des chaines qui l’asservissent.      

C’est en cela que réside toute la complexité de cet être fascinant qu’est le Cancer : exposé aux pires dangers qui le guettent de part et d’autre, il est à même d’acquérir une force particulière qui fera de lui une personne d’exception !

La carapace : une protection comme une faiblesse

L’épaisse carapace sous laquelle le Cancer dissimule sa personnalité lui permet certes de se protéger des atteintes extérieures ; pourtant elle le dessert quant il s’agit d’instaurer de bonnes relations sociales et s’épanouir au quotidien ! Or pour ce faire, le Cancer doit impérativement apprendre à s’ouvrir aux autres et à s’exprimer, ce qui ne doit pas pour autant l’empêcher de conserver son indépendance. Il doit progressivement délaisser la suspicion et le retranchement pour leur préférer la confiance et la raison dans ses relations avec les autres ; ceux-ci seraient à même de lui apporter l’éclairage nécessaire à son évolution positive et lui permettre de révéler au grand jour tout le bien et la chaleur dont il déborde. Le Cancer pourrait ainsi déverser de son amour sur les personnes qui lui tiennent à cœur, plutôt que de s’engager dans la poursuite d’idylles sans lendemain…

La pression est un autre ennemi du Cancer qui, pour y faire face, recourt à nouveau à la stratégie de la carapace… A moins qu’il ne décide de changer de cadre, d’habitat ou de compagnie, afin de fuir les soucis qui l’accablent ; alors qu’il lui suffirait de faire preuve de raison afin de permettre à son intellect de prendre le dessus sur ses émotions !

Je m’améliore

Le Cancer, cet être vulnérable à la sensibilité exacerbée, a la capacité de déverser de ses qualités sur son entourage et de s’élever très haut en matière de spiritualité. Pour ne pas se laisser noyer dans les eaux de la contrariété, il doit toutefois apprendre à :

- Accepter de bonne grâce les aléas de l’existence et ne pas se laisser abattre par la critique, car cette dernière vise souvent son bien et son évolution positive ;

- Délaisser l’imagination stérile dans laquelle il a tendance à se réfugier, et accepter de vivre dans la réalité qui s’offre à lui, produit de la Volonté divine ;

- Développer une Emouna forte en Hachem notamment par le biais de la prière, qui lui permettra de faire face à l’adversité et d’obtenir gain de cause dans de nombreux domaines ;

- Revenir à son premier élément, l’eau, c’est-à-dire la Torah, d’une part en l’étudiant et d’autre part en la mettant en pratique à travers le ‘Hessed ;

- S’éloigner des plaisirs de ce monde et notamment de l’excès de nourriture, qui est nuisible aussi bien à son corps qu’à son esprit.

 Cet article a été inspiré par les cours du Rav David Touitou sur l'astrologie juive. Pour acheter son livre, http://torathaim.net/?page_id=5306