Au musée juif de Berlin se trouve une machine qui sait écrire parfaitement les 304.805 lettres d'un rouleau de Torah. Cela lui prendrait 3 mois à raison de 10 heures de travail par jour sans pause, soit environ 3 fois moins de temps qu'un véritable Sofèr (scribe). Bien entendu, le Séfer Torah qui serait écrit par cette machine serait inapte d'après la Halakha. On se demande d'ailleurs pourquoi avoir financé un telle oeuvre qui ne peut produire des rouleaux de Torah cachères...

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L'occasion de rappeler quelques lois quant au Séfer Torah. L’une des premières lois concernant le Séfer Torah, les Téfilines et les Mézouzot est le choix du Sofer ou du commerçant chez qui l’achat va être effectué. Voir Choul'han ‘Aroukh, chapitre 39. Il s’agit, là, d’un détail d’une importance majeure, à ne pas reléguer au second plan.

Il y a de très nombreuses connaissances à acquérir pour être en mesure d’écrire ces objets sacrés de première importance. Il ne s’agit pas d’une simple écriture sur un support quelconque.

L’objet fini nécessite une surveillance très sévère et un savoir pertinent-spécialisé - Depuis le dépeçage de l’animal [pur] jusqu’à la forme des lettres, en passant par la fabrication de l’encre et du parchemin.

Il suffit d’un manquement, aussi petit soit-il pour que le Séfer Torah ou les Téfilines ne soient pas cachères.
L’expérience à prouvé, à maintes reprises, que l’appât du gain a poussé certaines personnes à commercialiser des Téfilines, des Mézouzot ou un Séfer Torah dont la qualité ne répondait absolument aux exigences de la Halakha : encre non cachère, parchemin absolument pas valides, corrections non conformes, etc.

Il y a de nombreux défauts très graves que le meilleur des vérificateurs ne pourra jamais déceler.

C’est, pourquoi, la Yirat Chamayim - crainte du Ciel du commerçant ou du Sofer sera le premier point à considérer lorsque l’on s’apprête à réaliser un achat d’une telle envergure.

La plus grande prudence s’impose !