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Récits d'épouses et mères de héros décédés le 7 octobre en sanctifiant le nom d'Hachem

Mis en ligne le Vendredi 19 Janvier 2024

Dans les récits poignants qui suivent, nous donnons la parole à des femmes extraordinaires, les épouses et mères de héros qui ont sacrifié leur vie en défendant notre peuple. Leurs témoignages révèlent le courage exceptionnel de ceux qui ont choisi de se porter au-devant du danger, animés par un altruisme inébranlable. Ces histoires sont des hommages émouvants à ceux qui ont transcendé la peur pour protéger et sauver les autres, incarnant ainsi la véritable grandeur de l'esprit humain.

'Hen, épouse de Elior IFRAH zal, parents de 2 jeunes garçons, nous raconte avec des sanglots dans la gorge : « Le 7 Octobre, Elior, qui est policier, était de service à la fête à Réïm. Il était en civil et sa mission était de s’assurer qu’il n’y ait pas de drogue qui circule. Lorsqu’il y a eu Code Rouge, il a compris que ce qui se passait était assez sérieux, il a donc décidé de rester un peu pour aider. Il m’a appelé pour me dire de me mettre à l’abri avec les enfants, et qu’il rentrerait bientôt. De temps en temps, il nous envoyait des messages sur le groupe de la famille : « Ne vous angoissez pas, je vais bien, Hachem est avec moi. » Et très sincèrement, je n’étais pas angoissée. Elior savait se battre, se défendre, et s’il n’avait pensé qu’à lui, il serait vivant aujourd’hui. Mais Elior est né pour aider, il n’a jamais tourné le dos aux personnes qui demandent de l’aide et ce jour-là, il a aidé des dizaines de personnes. Il les a cachés sous l’estrade, entre les arbres. Il les a aidés à se sauver. Il a fait tout ce qu’il a pu. Les gens lui disaient : « Viens te cacher avec nous », et il a refusé pour pouvoir sauver encore d’autres personnes. »

Les parents de Shay KNAFO zal, qui était lui-même papa de 3 enfants, nous confient combien ils étaient fiers de leur fils, leur héros : « Shay avait 30 ans, il est mort Chabbath, en sauvant ses frères. Il est parti Tsadik et pur, ça ne fait aucun doute. Il était policier de service à la fête à Réïm ce jour-là. Il a sauvé des dizaines de personnes avant de mourir. Pendant la semaine après son enterrement, on a eu tellement de visites de personnes qui nous ont dit qu’ils avaient été sauvés par Shay et qu’ils lui devaient la vie. « On avait peur, on ne savait pas où aller et Shay nous a rassurés et protégés, il nous disait : « Restez derrière moi, tout ira bien. » 

Tali, épouse de Itsik BAZOUKCHIALI zal, partage avec nous son histoire : « Mon mari est policier haut gradé et ma fille Liel, qui a 21 ans, a marché sur les traces de son père puisqu’elle est combattante elle aussi. Samedi matin, mon mari et ma fille ont reçu de nombreux messages sur leurs portables. La situation était grave ; ils devaient partir tout de suite. J’étais en panique, je ne voulais pas qu’ils partent mais évidemment, ni l’un ni l’autre ne comptait rester. Itsik ne voulait pas que je reste seule, il m’a déposée chez des amis et ils sont partis avec Liel en direction de la fête. Lorsqu’ils sont arrivés là-bas, c’était un film d’horreur, des corps, du sang de partout, ça criait, ça courait. Liel, ma fille, m’a dit : “à partir de là, on a agi comme des robots, notre but était d’évacuer le maximum de personnes : on les mettait dans la voiture qui les déposait dans un endroit sûr et on revenait pour prendre encore d’autres personnes. Au bout du premier voyage, papa m’a dit de rester au point d’aide, je ne voulais pas, je voulais repartir mais il a refusé. Il m’a dit « Ce qui se passe là-bas est beaucoup trop dangereux, tu peux aider d’ici, je suis ton père, je décide, tu ne repars pas. Maman, papa m’a sauvé la vie. Je le voyais revenir le regard plein de larmes, les mains pleines de sang, il était à bout de souffle mais il repartait. Il tenait absolument à retrouver, entre autres, son ami Gihar, je savais qu’il était mort, mais je n’ai pas eu le courage de lui dire. Avant qu’il ne reparte la dernière fois, je lui ai dit « Je t’aime papa », il m’a souri… c’était notre dernier échange. Une roquette est tombée sur sa voiture et il est mort sur le coup. »

Inbar, épouse de Gihar DAVIDOV l, parents de 4 enfants, nous raconte : « Gihar est d’abord parti à Ofakim pour aider, mais arrivé là-bas, on lui a dit que tout était sous contrôle. Au lieu de rentrer à la maison, il a cherché où il pouvait apporter son aide, il est parti à Réïm. En arrivant à la fête, il a vu des terroristes, il est descendu de la voiture pour les éliminer, mais malheureusement ils lui ont tiré dessus et l’ont tué. C’est son ami Itsik Bazoukchiali qui l’a trouvé, mais il était déjà sans vie lorsqu’il est arrivé. »

Inbar, maman de Michael LIZMI zal, habitant d’Ofakim, nous raconte avec beaucoup d’émotion : « Mon fils a toujours été attiré par les métiers de défense, lorsqu’il est devenu policier, c’était comme une évidence pour nous tous. Le 7 octobre, je gardais ma petite-fille Lihi, la fille de Michael et Ligal, et à 6h30 lorsque les alarmes ont retenti, Michael qui habite juste au-dessus de chez moi, est venu pour m’aider à fermer la fenêtre de la chambre anti-roquettes, parce qu’il savait qu’elle ne se fermait pas bien. Il s’est soucié de nous mettre, sa femme, sa sœur, sa fille et moi à l’abri, avant d’attraper son arme et de courir dehors. Ligal avait peur, elle ne voulait pas qu’il parte, mais il lui a juste dit « On ne peut pas penser qu’à nous », et il est sorti en pyjama et chaussons. Il avait laissé son téléphone allumé pour qu’on sache ce qui lui arrive, on a tout entendu, il a rejoint un voisin et ensemble, ils se sont battus contre des terroristes qui étaient sur le point de rentrer dans des maisons du quartier. Il a sauvé des vies en sacrifiant la sienne. »

En ce jour maudit du 7 octobre, plus de 1300 personnes ont perdu la vie dans des atrocités sans nom. Malgré cette tragédie, des milliers de personnes ont vu leur vie épargnée grâce à ces héros au grand cœur qu'Hachem a envoyés pour les sauver. En honorant le nom de ces Guiborim et en racontant leur histoire, nous honorons le Nom d’Hachem, qui nous a offert une lueur d’espoir au milieu de l’obscurité ce jour-là.

Myriam H.
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