Le Chabbath de la Parachat Nasso tombe généralement juste après la fête de Chavou'ot. Observons ensemble le lien entre les deux. Le début de la Paracha exprime une exigence envers l’homme : « Élève les enfants d'Israël » (Bamidbar 4:22). Le mot Nasso signifie : s’élever. L’homme est appelé à se hausser, à viser plus haut, à aspirer à davantage. S’il s’était jusqu’à présent contenté d’un certain rythme d’étude, voici qu’à l’approche de la fête de Chavou'ot, on l’exhorte à redoubler d’efforts dans l’étude de la Torah, à s’élever ne serait-ce qu’un peu, et à ajouter, autant qu’il le peut, à son engagement dans l’étude.
La Parachat Nasso est la plus longue Paracha de toute la Torah, avec 176 versets. Elle est lue immédiatement après la fête de Chavou'ot pour nous enseigner qu’après avoir reçu la Torah, lorsqu’on ressent un lien plus fort avec elle, il faut se renforcer, persévérer et viser sans cesse plus haut. Comme le dit le verset : « Ouvre grand ta bouche, et Je la remplirai » (Téhilim 81:11). Ce verset parle de spiritualité. L’homme doit ouvrir largement sa bouche et y introduire le plus de contenu spirituel possible.
C’est cela qui élève l’être humain : ajouter des moments d’étude de la Torah, accomplir davantage de Mitsvot, multiplier les bonnes actions. Voilà le sens profond du mot Nasso : s’élever, se hisser toujours plus haut. Chacun doit constamment chercher à s’élever, à progresser, et à ne jamais se satisfaire de ce qu’il a déjà accompli. Il ne faut surtout pas se consoler en se disant : « Baroukh Hachem, je prie, j’étudie un peu, je pratique les Mitsvot autant que je le peux… » Ce n’est pas suffisant. Il faut toujours aspirer à aller plus loin et encore plus loin. S’il a étudié, par exemple, une heure de Guémara, qu’il ajoute un peu d’étude de Halakha. Chacun selon ses forces, selon ce vers quoi il est attiré naturellement.
Un Midrach très intéressant (Béréchit Rabba 40, 3) enseigne qu’il y eut dix formes de famine dans le monde. La famine frappa dix fois l’humanité : du temps d’Adam Harichon, à l’époque d’Avraham Avinou - comme il est dit : « Il y eut une famine dans le pays » - sous le règne de Pharaon, etc. Le Midrach poursuit en disant que la dernière famine aura lieu à la fin des temps, comme l’annonce le verset (Amos 8:11) : « Voici que des jours viendront, dit Hachem, où J’enverrai la famine sur la terre : non pas une faim de pain, ni une soif d’eau, mais [une faim] d’entendre la parole d’Hachem ». Les hommes auront faim d’entendre la parole Divine. Chacun voudra assister à un nouveau cours, entendre une nouvelle Halakha, découvrir une nouvelle idée, résoudre une nouvelle difficulté dans la Guémara. Telle sera la dernière famine, à l’époque messianique : « La terre sera remplie de la connaissance de Hachem » (Yéchayahou 11:9).
Le Rav Kahaneman demande : quel est le lien entre les deux ? Le Midrach parle de dix famines pour de la nourriture, puis il évoque la dernière famine à venir, mais cela ne semble pas comparable. Une famine alimentaire est une famine négative, qui témoigne d’un manque d’abondance et de matérialité dans le monde. Mais à la fin des temps, il y aura une famine de Torah, « pour écouter la parole de l’Éternel » – et cela paraît être une famine positive : un homme qui a faim et soif d’entendre la parole Divine, comme il est écrit : « Vous tous qui avez soif, venez vers l’eau » (Yéchayahou 55:1). On nous parle ici d’un monde où la connaissance abondera, où les foules viendront étudier la Torah, mais où, malgré tout, chacun restera insatiable, assoiffé de plus encore. Si l’en est ainsi, quelle est la comparaison, quel est le lien entre une famine matérielle et cette faim spirituelle ?
Le Rav Kahaneman répond ainsi : lorsqu’un homme est affamé et n’a pas mangé depuis plusieurs jours, même des épluchures de pommes de terre deviennent pour lui un trésor inestimable. Au fil des générations, lors des périodes de persécutions et de misère, des êtres humains ont été heureux de trouver une simple pelure de pomme de terre, et celui qui en trouvait la dévorait avec avidité. C’est cela, dit le Rav, qui constitue le vrai danger de cette « faim spirituelle » de la fin des temps. Les gens auront certes faim de Torah, mais pourraient se contenter de très peu. Ils auront étudié une Michna, une page de Guémara, assisté à un cours d’une heure… et s’en satisferont. Ils diront : « Regarde, j’ai étudié une heure de Torah, Baroukh Hachem, je suis comblé ». Et ils s’arrêteront là. Voilà le piège.
C’est une situation terrible, dit le Rav Kahaneman. Quand « la terre sera remplie de la connaissance de Hachem », pourrait-on se contenter d’un minimum d’étude ? Dans un tel contexte, chacun devrait aspirer à un maximum de Torah, à fixer des moments d’étude réguliers. C’est pourquoi, explique le prophète, cette forme de « faim » est aussi désignée comme négative : si, à cette époque de soif spirituelle, le peuple d’Israël utilisait pleinement son temps pour étudier la Torah, accomplir les Mitsvot, se consacrer aux choses saintes, alors cette faim serait incontestablement bénéfique. Mais si les gens se contentent d’une page de Guémara, ou de quelques versets, cela transforme cette soif en un manque, en un appauvrissement spirituel qui ne joue pas en faveur du peuple juif. C’est pourquoi, conclut-il, celui qui aspire à plus, qui fait des efforts pour grandir dans la Torah, doit savoir qu’il agit pour son propre bien, et qu’il en sera le premier bénéficiaire. Une telle soif devient alors une bénédiction.
La preuve en est que dans notre Paracha figure la bénédiction des Cohanim, et à sa conclusion il est dit : « Que l’Éternel tourne Sa face vers toi ». La Guémara (Brakhot 20) commente en expliquant que les anges du service Divin s’adressèrent à Hachem : que signifie ce verset ? Serais-Tu donc Celui qui accorde des faveurs à Israël ? Pourtant, n’est-il pas écrit dans Ta propre Torah : « D.ieu ne fait pas de favoritisme et n’accepte pas de pots-de-vin » (Dévarim 10:17) ? En d’autres termes, comment expliquer ces passe-droits ? Pourquoi accordes-Tu des privilèges au peuple juif, les traites-Tu avec indulgence, en allant au-delà de la stricte justice, alors que Tu ne fais pas de même avec les nations ? Ta Torah elle-même enseigne qu’il est interdit de favoriser qui que ce soit, et qu’il est interdit d’accepter le moindre pot-de-vin. Alors qu’a donc Israël de si particulier pour mériter un tel traitement de faveur ?
Et Hachem leur répond : « Et comment ne porterais-Je pas Ma face vers Israël ? J’ai écrit dans Ma Torah : « Tu mangeras, tu seras rassasié et tu béniras », et eux, ils se montrent pointilleux avec eux-mêmes jusqu’à prononcer une bénédiction même pour un Kazaït ou un Kabetsa, bien qu’ils ne soient pas rassasiés ». La Torah impose de réciter le Birkat Hamazon seulement après avoir été rassasié. Mais Israël dit : « Même si nous n’avons qu’une fine tranche de pain, même si nous ne sommes pas rassasiés, nous réciterons le Birkat Hamazon avec ferveur ».
Hachem dit à ce sujet : « Le peuple d’Israël Me procure de la satisfaction. Ils font des efforts, ils se donnent de la peine, ils attrapent tout ce qu’ils peuvent. Ils ne se contentent pas de ce qu’ils ont ou de ce qui est strictement obligatoire. Comment ne leur accorderais-Je pas Ma grâce ? Quand le peuple juif cherche à faire toujours plus, à s’élever, à saisir chaque occasion spirituelle, c’est uniquement pour leur propre bien – ce sont eux seuls qui en tirent profit ». Ainsi, nous apprenons ce que produit l’accomplissement d’une Mitsva et l’étude de la Torah pour l’homme : tout le bénéfice lui appartient, et personne ne pourra jamais lui en ravir le mérite.
C’est le sens profond d’un verset fondamental de notre Paracha : « Et ce que chacun aura consacré sera à lui ; ce que chacun aura donné au Cohen sera à lui » (Bamidbar 5:10). Extraordinaire ! La Torah nous dit que ce que l’homme offre dans la sainteté – cela lui revient, c’est pour lui. Ce qu’il donne au Cohen, que ce soit de la Tsédaka ou une offrande, ce n’est pas pour le Cohen – c’est pour lui-même. C’est lui qui recevra le salaire, c’est lui qui est gagnant d’avoir donné.
Le Midrach illustre cela par une parabole célèbre : un homme laissa en héritage à son fils un champ très fertile, produisant mille Kors (quantité de grains) par an. Le père dit à son fils : « Jusqu’à maintenant, j’en prélevais le Ma’asser (le dixième). Sur ces mille Kors, j’en donnais cent chaque année. Tu feras comme moi ». Et ainsi fit le fils lors de la première année. Le champ donna mille Kors, et il en offrit cent. Imaginez un homme qui gagne un million de dollars et qui doit prélever cent mille dollars de ses gains pour la Tsédaka. Il s’agit d'une somme importante, et l’épreuve est immense.
Le Midrach poursuit : la première année, il donna. Mais la deuxième année, de nouveau, le champ donna mille Kors. Et là, le fils se dit : « Pourquoi donner encore cent Kors ? C’est énorme. Pourquoi tant de Tsédaka ? » Il en retira dix, n’en donna que quatre-vingt-dix. L’année suivante, le champ ne donna plus que neuf cents Kors. L’année d’après, il donna encore moins et ne récolta plus que huit cents Kors. Jusqu’à ce qu’il cesse complètement de donner, et son champ ne produisit plus que cent Kors. On lui dit alors : « Au début, tu recevais neuf cents Kors, et le Cohen recevait seulement cent Kors. Maintenant, tu as pris la place du Cohen et tu reçois seulement cent Kors ». Celui qui donne, qui investit – c’est lui le gagnant. Il sème des actes de justice, et ce qu’il récolte n’appartient à personne d’autre qu’à lui.
Cela nous enseigne qu’un homme qui donne la Tsédaka sème pour lui-même – c’est lui, en vérité, qui en est le principal bénéficiaire. Même si quelqu’un s’égare en pensant que la Tsédaka est exagérée – « Pourquoi donnerais-je une telle somme ? » – on lui répond que, même sur le plan des affaires, c’est une opération rentable. En réalité, c’est lui qui gagne : ce qu’il donne lui revient. Il sème pour lui-même, et pas seulement dans le monde futur, mais même ici, dans ce monde, il recevra tout en retour, et pas à l’identique, mais multiplié de nombreuses fois.
Voici une histoire qui montre combien on peut gagner, non seulement en accomplissant une Mitsva ou en étudiant la Torah, mais même en ayant seulement l’intention de faire une Mitsva. Dans la ville de Monsey, aux États-Unis, vivait un homme juif riche, homme d’affaires, qui se rendait chaque année en Chine pour acheter de la marchandise pour plusieurs centaines de milliers de dollars. Il revenait ensuite dans sa ville et revendait cette marchandise avec un grand bénéfice, au double de son prix, voire plus encore. Une année, il ne parvint pas à réunir les fonds nécessaires pour ce voyage, mais il ne pouvait pas y renoncer, car son avenir financier en dépendait.
Mais comment allait-il acheter la marchandise là-bas, alors qu’en Chine, on ne traite qu’en liquide ? En détresse, il se tourna vers son bon ami et lui dit : « Écoute, nous sommes de vrais amis. Je vais être franc : chaque année, je me rends en Chine, tu le sais, et grâce à D.ieu, je reviens et je gagne bien ma vie. Cette année, pour une raison quelconque, je n’ai pas de liquidités. Je te demande une faveur : un prêt d’un demi-million de dollars, et avec l’aide de D.ieu, dans quelques mois, je te rembourse intégralement ».
Un homme ordinaire, entendant une telle demande, aurait pensé : « Quoi ? Prêter un demi-million de dollars ? Je préfère placer cette somme en banque et recevoir des intérêts sans aucun risque ». Mais cet ami pensa autrement : « C’est un ami qui a besoin d’aide. C’est une grande Mitsva. Et puis, prêter à un homme dans la difficulté est considéré comme une immense Tsédaka ». Il répondit aussitôt à son ami : « Je vais te prêter la somme. Tu sais d’où j’ai cet argent liquide ? Tout au long de ma vie, j’ai économisé sur ce que je gagnais. Chaque année, je mettais de côté plusieurs dizaines de milliers de dollars. Finalement, j’ai réussi à constituer un capital de… un demi-million de dollars ».
Son ami ajouta alors : « J’ai caché l’argent dans le sous-sol, sous ma maison. Je l’ai rangé dans un sac noir hermétique, que j’ai dissimulé parmi les vieilleries et les bricoles entreposées là-bas. Personne au monde n’est au courant, pas même ma femme. Tu es le premier à qui je le révèle. J’ai économisé cet argent avec l’aide de D.ieu pour le mariage de ma fille. Mais comme elle n’est pas encore en âge de se marier – cela n’arrivera que dans quelques années – je n’ai pas de problème à te le prêter. Tu n’as pas besoin de me le rendre dans les prochains mois. Tu peux l’utiliser même pour un an, et me le rendre une fois que ta situation financière se sera stabilisée ».
L’homme, bouleversé, fut profondément ému par la générosité de son ami. Quelle largesse de cœur ! « Viens avec moi, » poursuivit son ami, « nous allons descendre ensemble au sous-sol, je vais te montrer le sac et tu prendras l’argent. Bien entendu, il faudra agir avec prudence, car il s’agit d’une somme considérable ». Ils se rendirent à la maison, descendirent au sous-sol et ouvrirent le débarras. L’ami savait exactement où il avait placé le sac contenant l’argent. Il déplaça quelques boîtes pour atteindre le sac noir… mais ô stupeur, il ne trouva pas l’argent. Il pâlit, manqua de s’évanouir, fouilla encore parmi les cartons, chercha et chercha… mais le sac était introuvable.
Pris de panique, il remonta en courant à l’étage, ouvrit la porte à la volée et cria à sa femme : « Tu es descendue au sous-sol récemment ? » La femme, interloquée, ne comprenait pas la raison de ce tumulte, mais répondit tout de même calmement : « Oui, je suis descendue au sous-sol. Pour te dire la vérité, Pessa’h approche dans un mois, et l’aide-ménagère est venue il y a quelques jours. J’ai profité de l’occasion pour commencer le grand nettoyage de la maison, et nous avons débuté par le sous-sol ». Le mari lui demanda : « Et qu’as-tu trouvé là-bas ? Qu’as-tu fait de tout ce que tu as sorti du débarras ? » Elle répondit : « Il y avait là toutes sortes de sacs, de vieux objets usés, que nous avons sortis du débarras ». « Et… où les as-tu mis ? » insista-t-il, la gorge nouée. « Dans la benne à ordures, » répondit-elle, sans comprendre la gravité de la situation, ni la panique qui se lisait sur le visage de son mari.
Sans réfléchir davantage, le mari courut immédiatement vers la benne à ordures. Lorsqu’il y parvint, il aperçut qu’elle contenait encore des tas de sacs empilés. Il n’hésita pas une seconde, entra dans le conteneur, fouilla et fouilla encore entre les sacs d’ordures et les saletés immondes, et après quelques minutes à peine, il retrouva le sac intact, avec tout l’argent à l’intérieur.
C’était un mercredi soir, et à Monsey, les éboueurs ne passent qu’une fois par semaine, le jeudi matin. Il fit alors un rapide calcul mental : depuis lundi, jour où sa femme avait nettoyé, tout avait été jeté dans cette benne. S’il avait répondu à son ami : « Laisse-moi y réfléchir », même s’il avait accepté le prêt dès le lendemain matin, il aurait été trop tard : l’argent aurait déjà été emporté par les services de voirie. Ce qui l’avait sauvé, c’était justement cette décision spontanée, pleine de cœur, de vouloir venir immédiatement en aide à son ami, sans tergiverser, ni remettre au lendemain. Cette impulsion de générosité fut la clé de sa délivrance : grâce à elle, il avait retrouvé son argent, et ce qui aurait pu finir à jamais dans les décharges avait été sauvé.
Tel est le principe pour quiconque ouvre son cœur et s’élève pour accomplir une chose sainte : « Et ce que chacun aura consacré sera à luiּ » (Bamidbar 5:10). Celui qui accomplit une Mitsva avec un cœur sincère, qui se montre prêt à donner à l’autre sans réserve, mérite de recevoir des trésors entiers en un instant.
Dans le livre Ahavat ‘Haïm, Rav Mena’hem Ménaché rapporte une histoire saisissante, qui illustre à quel point une bonne action peut apporter un immense mérite à celui qui l’accomplit. Il s’agissait d’un Juif simple, sans qualités, ni niveau particulier dans le service divin. Mais chaque vendredi après-midi, il avait pour habitude d’aller au Mikvé, puis de rentrer directement chez lui, de s’asseoir dans un coin de la maison avec son Sidour, et de réciter Chir Hachirim sur une mélodie joyeuse. Il s’y adonnait ainsi, chaque semaine, pendant deux heures, avec ferveur, en préparation du Chabbath.
Avec le temps, cet homme tomba malade, et finalement, il rendit son âme et quitta ce monde. Il se présenta alors devant le tribunal Céleste. Ils ouvrirent son dossier et, que D.ieu nous en préserve, y découvrirent de nombreuses fautes. Le verdict fut sans appel : il devait être conduit au Guéhinom. Immédiatement, des anges noirs vinrent l’escorter vers cet endroit de souffrances. Lorsqu’il arriva au seuil du Guéhinom, soudain, une douce mélodie retentit, une mélodie entonnée de toutes parts, c’était la mélodie de Chir Hachirim. Tous ceux qui l’entendirent se mirent à chercher d’où elle provenait. Même le gardien de la porte du Guéhinom l’entendit. Il ne pouvait rien faire. Lui aussi était envoûté par cette mélodie.
Cela dura quelques minutes. La mélodie se renforça de plus en plus, jusqu’à éteindre toutes les flammes du Guéhinom. Il n’y avait plus de Guéhinom ! Les méchants, surpris, se mirent à danser de joie, car l’enfer s’était éteint. Alors, le gardien du Guéhinom s’adressa aux anges noirs : « Faites-moi une faveur, emmenez-le d’ici. Vous êtes en train de tout ruiner. A cause de lui, le Guéhinom n’existe plus. Prenez-le, et vite ! » Ils emmenèrent donc cet homme, et dès qu’il fut sorti, les flammes du Guéhinom revinrent à leur place. Ils le ramenèrent alors devant le tribunal Céleste. Les anges rapportèrent devant la cour Céleste les paroles du gardien : « Il est impossible de le faire entrer au Guéhinom. S’il y entre, il n’y aura plus de feu. Ses mélodies de Chir Hachirim éteignent toutes les flammes ». Ayant entendu cela, le tribunal Céleste trancha : « Dans ce cas, qu’il entre directement au Gan Eden ». Ce même jour, il apparut en rêve au Rav de sa ville. Il lui raconta toute l’histoire et lui demanda de diffuser parmi le peuple juif la grandeur de la lecture du Chir Hachirim avec mélodie et joie.
Voyez combien est grande la valeur de la lecture de Chir Hachirim, et combien est immense le mérite d’un homme qui s’efforce de progresser. Celui qui s’investit pour ajouter dans l’étude de la Torah et dans l’accomplissement des Mitsvot est le véritable gagnant : tout ce qu’il fait, il le fait pour lui-même. « Elève les enfants d’Israël » – Après la fête de Chavou'ot, chacun d’entre nous doit prendre sur lui de s’élever encore davantage dans l’étude de la Torah et dans la pratique des Mitsvot. Heureux celui qui y parvient.
Rav Avraham Attia (Pniné Beth Levy)




