Aujourd'hui à Paris
06:30 : Mise des Téfilines
07:32 : Lever du soleil
13:44 : Heure de milieu du jour
19:55 : Coucher du soleil
20:40 : Tombée de la nuit

Paracha Ki-Tavo
Vendredi 20 Septembre 2019 à 19:35
Sortie du Chabbath à 20:39

Afficher le calendrier
Logo Torah-Box
Projet dédié par un généreux donateur

Une femme au cimetière

Rédigé le Jeudi 21 Février 2019
La question de Lydia Z.

Chalom Rav,

Est-il déconseille à une femme de se rendre au cimetière ? Si oui, pourquoi ?

Cela ne concerne-t-il que la période des menstruations ?

Merci pour votre réponse.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
16505 réponses

Bonjour,

1. Il n’est pas interdit aux femmes de se rendre dans un cimetière.

2. Cependant, d’après la Kabbale, c’est une chose à éviter et surtout, durant la phase sécrétoire du cycle mensuel. Durant les « sept jours propres », c’est moins déconseillé.

Dans la mesure du possible, il est bien de considérer cette mesure de rigueur.

3. Il est permis aux femmes de pénétrer dans un cimetière pour prier Hachem à proximité de la tombe des Tsadikim, si elles ressentent que leurs prières seront récitées avec plus de ferveur.

4. Dans certaines communautés Ashkénazes, les femmes attendent de se tremper au Mikvé avant de se rendre au cimetière.

A ce sujet, voir : ‘Assé Lékha Rav, volume 7, seconde partie de l’ouvrage, réponse 53, Yalkout Yossef - Avélout, chapitre 10, Halakha 24 et note 23, Otsar Dinim Laïcha Vélabat, chapitre 1, Halakha 23 et note 23, Yalkout Yossef, chapitre 4, note 55, passage Vékatav Hamaguène Avraham, au nom de l’auteur du Min’hat El’azar, réponse 68, Chiouré Chévet Halévi [édition 5758], chapitre 195, Halakha 17, passage 5.

La raison essentielle des restrictions de la Kabbale, à ce sujet :

Le Gaon de Vilna, dans la lettre qu’il rédigea pour sa famille, lorsqu’il avait l’intention de monter en Israël, dévoile que « la plupart des souffrances et des malheurs proviennent du fait que les hommes et les femmes se rendent au cimetière alors que ce n’est vraiment pas indispensable. »

De très lourdes accusations pèsent sur ceux qui transgressent certaines fautes et surtout, sur les femmes [apparemment, du fait qu’elles sont à l’origine de la mort qui s’est abattue sur l’être humain, depuis la faute originelle].

Voir Maguène Avraham, passage 15 sur Choul'han ‘Aroukh, chapitre 559.

Il y a, dans les cimetières, le « fief » de « forces maléfiques », des esprits qui peuvent s’en prendre aux auteurs de fautes, étant donné qu’il s’agit d’un domaine où elles peuvent exercer une influence dominante. Elles peuvent y régner « en maître ».

Donc, il faut « garder ses distances » et prendre toutes ses précautions pour éviter de se trouver dans leur entourage.

Les femmes enceintes

Il n’est pas interdit aux femmes enceintes de pénétrer dans un cimetière pour se rendre sur la tombe d'un proche ou sur la tombe des Tsadikim. Selon la Kabbale : voir, plus haut, début de la réponse.

Dans certaines communautés, les femmes enceintes ne pénètrent pas dans un cimetière.

Voir Rabbi Aharon Zakaï dans Mitsvot Hanachim, chapitre 49, Halakha 1, Chévet Moussar, chapitre 24, Chévet Hakéhati, volume 5, réponse 171, Min’hat Its’hak, volume 10, réponse 42, Techouvat Israël-Inyanim Chonim, passage 201, Nichmat Israël-Avélout, volume 1, page 117.

Les femmes ENCEINTES mariées à un COHEN

Il est permis à une femme enceinte, mariée à un Cohen, de se rendre dans un cimetière pour prier à proximité de la tombe d'un Tsadik et il n’est même pas obligatoire d’effectuer une échographie pour être certain qu’il ne s’agit pas d’un garçon.

Voir Michna Broura, chapitre 343, passage 3, Chévet Halévi, volume 6, réponse 175, Rav Nissim Karelitz rapporté dans Michna Broura, édition Dirchou, chapitre 343, passage 3, note 18, Chakh, passage 1 et Pit'hé Tchouva, passage 1 sur Choul'han 'Aroukh Yoré Déa, chapitre 371, Maguen Avraham, passage 2 sur Choul'han 'Aroukh Ora'h 'Haïm, chapitre 343, Michné Halakhot [responsa], volume 11, question 314 et Rabbi Aharon Zakaï dans Mitsvot Hanachim, chapitre 49, Halakha 2.

D’après certains décisionnaires, si l’on sait que la maman attend un garçon, il est interdit de pénétrer dans le cimetière [ou, tout au moins, s’approcher des tombes].

Voir ‘Hokhmat Adam, Klal 160, Halakha 1, Rav Nissim Karelitz rapporté dans Michna Broura, édition Dirchou, chapitre 343, passage 3, note 18.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

Soyez le premier à commenter cette réponse Rav Gabriel DAYAN
Projet dédié par un généreux donateur