Quel Allemand ne veut pas savoir si son grand-père a appartenu aux Jeunesses hitlériennes, où même aux brigades SS… 


Les millions de fiches d’adhésion au parti nazi pendant les années noires du 3ème Reich sont dorénavant accessibles à tous, mises en ligne gratuitement depuis mi-mars 2026 par les Archives nationales américaines. 

Nos voisins d'Outre-Rhin se sont rués sur ces documents, jusque-là interdits à la publication, provoquant un encombrement tel sur le site donnant accès à ces informations, que durant quelques jours, les serveurs ont lâché.

Miroir, miroir - Papy était- il nazi?

Où était grand-père ? Que faisait-il à l’époque ? Qui fréquentait-il ?

Avoir eu 19 ans en Allemagne en 1935 n’est pas anodin et éveille immanquablement des questions.

Enfants et petits-enfants chercheront tôt ou tard à éclairer le passé de leur débonnaire Grossvater, jusque-là au-dessus de tout soupçon.


À la sortie de la guerre, l’Allemagne veut tourner la page.

Une forme d’amnésie collective s’installe sur tout ce qui a précédé 1945. Tant et si bien que les institutions de l’Allemagne d’après-guerre pullulent d’anciens cadres nazis dont les compétences administratives semblent trop précieuses pour qu’on regarde leur passé de trop près.

La police poursuit les pickpockets et les voleurs à l’étalage, mais les appareils de l’État continuent à fonctionner avec, en arrière-plan, des hommes ayant parfois des dizaines de milliers de morts sur la conscience. Le non-dit devient une clause tacite de survie nationale. Celui qui ose soulever le couvercle de cette omerta nauséabonde se retrouve vite mis à l’écart de sa corporation.

L’ouverture des archives américaines risque donc aujourd’hui d’éclabousser bien des familles et leurs respectables séniors, qui avaient jusque-là eu tout le loisir de raconter à leur descendance une version très innocente de leur histoire.

Miroir, miroir - Papy était- il nazi? 

Ressentiment spaghettis

Francesca Albanese n’aime pas l’État hébreu.

Née en 1977, cette juriste italienne spécialisée en droit international est devenue la représentante spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens.

Elle s’acharne obsessivement contre Israël faisant fi des régimes meurtriers de la planète, qui étonnamment, ne focalisent ni son attention ni son courroux. 

Habile, elle joue avec les limites, et si elle s’affiche ouvertement antisioniste, elle se défend d’être antisémite. Soit dit en passant, cette rhétorique est devenue une feinte très usitée par nos “amis” européens.

Dernièrement, elle a dit lors d'une conférence au Qatar : « Nous voyons maintenant que nous avons, en tant qu’humanité, un ennemi commun… »

Hallucinant. Elle sort Israël de la famille des humains, le brandissant en ennemi commun des nations. Tous les stygmates anti-juifs sont présents.

Et dans la foulée – si déjà –, Albanese appelle l’Allemagne à « se libérer » de son soutien quasi automatique à Israël. Elle pense qu’il est temps que l’Allemagne cesse de crouler sous le poids de sa culpabilité génocidaire et se positionne objectivement face à Israël, le condamnant sans états d’âme, indépendamment des évènements de la Shoah.

Les enfants payent-ils pour les pères ?

Francesca, l’indécente crécelle italienne mue par la haine, qui ne veut démuseler l'Allemagne de sa conscience que pour lui jeter Israël en pâture, soulève une question intéressante.  

Les crimes des parents doivent-ils retomber sur leur descendance ? Comment les enfants des nazis ou de criminels doivent-ils vivre leur hérédité ? Portent-ils à jamais le poids des actes de leurs aînés ? 

Une injonction on ne peut plus claire apparaît dans le deuxième des Dix Commandements : 

« Je sanctionne la faute des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et quatrième génération… »
(Chémot 20, 5)

Pourtant, ailleurs, la Torah déclare bien :

« Les pères ne seront pas mis à mort pour les enfants, ni les enfants pour les pères ; chacun mourra pour sa propre faute. »
(Dévarim 24, 16)

Le prophète Yé’hezkel va encore plus loin :

« L’âme qui faute, c’est elle qui mourra. Le fils ne portera pas la faute du père, et le père ne portera pas la faute du fils. »
(Yé’hezkel 18, 20)

Alors comment concilier ces textes ?

Rachi répond avec une précision lumineuse : les enfants ne portent la faute de leurs pères que lorsqu’ils « persistent dans les actes de leurs aînés ». La Torah ne parle donc pas d’une culpabilité biologique ou raciale, mais d’une adhésion consciente aux actes des pères.

Si une génération qui hérite d’une idéologie funeste choisit consciemment de prolonger cette voie, elle devient alors responsable à son tour. 

Une société est tenue d’assumer sa responsabilité historique : à savoir reconnaître le mal qu'elle a fait, l’enseigner et empêcher son retour.

La dette morale de l’Allemagne envers les Juifs est éternelle et le restera, n'en déplaise à Albanese ; c’est une tache indélebile sur la nation germanique. Mais en aucun cas, un enfant allemand ne portera le poids d'un acte qu’il n’a pas commis, s'il se détourne des crimes de ses pères.

Comme toujours chez nos Sages, il faut savoir lire justement les versets.

La culpabilité à l'échelle nationale est donc ineffaçable, alors que celle individuelle ne dépendra que du positionnement futur de l'enfant par rapport aux agissements de ses pères. Il pourra même se convertir et entrer dans le sein du peuple élu.

Limpidité, nuance, humanité.

Qui dit mieux ?