Quelles sont les lois et autres coutumes à réaliser la veille de Roch Hachana ?

Annulation des vœux

Nous avons l'habitude de faire l'annulation des vœux, la veille de Roch Hachana. A priori, il y a lieu de faire cela devant dix personnes qui connaissent plutôt bien les lois juives, tel que notre Maître l'a institué dans le Choul’han ‘Aroukh.
 

Pèlerinage des Justes

Certains ont pris l'habitude de pèleriner la veille de Roch Hachana, sur les tombes des Justes, afin que ceux-ci implorent la miséricorde d'Hachem en notre faveur. Toutefois, il est formellement défendu aux Cohanim de se rendre auprès des tombes des Justes, même si elles sont séparées de celles des autres défunts.
 

Se couper les cheveux

Il est communément accepté, qu'un homme (même important), se présentant au tribunal, ne s’habille pas de vêtements excessivement beaux, afin de ne pas se distinguer des autres. Il choisira, plutôt, une tenue vestimentaire normale, ce qui suscitera plus facilement la miséricorde du juge. Mais, nous sommes confiants dans les bontés d'Hachem, qui nous permettront de sortir victorieux du jugement.

Ceci est la raison pour laquelle, nous nous coupons les cheveux et nous nous habillons de beaux habits pour honorer un tel jour. Nous montrons par là, notre confiance en Hachem, dans le fait qu'Il décrétera pour nous une vie prospère et heureuse. Néanmoins, on ne mettra pas, non plus, des habits exagérément beaux, afin que l'on se souvienne de la gravité et de l'importance de ce jour. Même le roi David a dit [Téhilim 119.120]: « Ma chair frissonne de la terreur que Tu inspires, et je redoute Tes jugements», à plus forte raison dans notre cas.


Le Mikvé (bain rituel)

Il est une coutume importante de s'immerger dans un Mikvé, la veille de Roch Hachana, afin de prier, le jour du jugement, dans des conditions de pureté et de sainteté. De même, celui qui peut se tremper chaque veille de Chabbath, attire sur lui des bénédictions. De plus, celui qui est malade et ne peut se déplacer jusqu'au Mikvé, il sera bon qu'il se mette sous sa douche, le robinet ouvert, le temps que s'écoulent neuf kav d'eau (douze litres et demi). Il n'y a aucune différence si l'eau est froide ou chaude. Quant aux officiants, ils prêteront une attention toute particulière à s’immerger dans un Mikvé.

Il est superflu de rappeler que cette alternative ne peut,aucunement servir dans le cas d'une femme devant se rendre au Mikvé. Ainsi que l'écrit le Rambam : « Même si elle verse sur elle toutes les eaux du monde, elles ne lui seront d'aucune utilité mais elle devra s'immerger dans un Mikvé prévu à cet effet. »
 

Préparation d'une bougie restant allumée

Il est défendu d'allumer un feu nouveau un jour de Yom tov, à partir d'une allumette, d'un briquet, etc. En revanche, il est permis d'allumer, à partir d'un feu qui existe depuis le début de la fête. C’est pourquoi, nous prendrons soin avant la fête d'allumer une bougie pouvant brûler quarante-huit heures (les deux jours de Yom Tov), afin d'utiliser cette flamme existante, au cas où nous souhaiterions cuisiner et devrions allumer le gaz. C'est ce qui est appelé : « allumer un feu à partir d'un autre. »


L'allumage des bougies

Il est préférable que les femmes allument les bougies de Yom Tov, avant le coucher du soleil, comme la veille de Chabbath. Cependant, certaines femmes ont l'habitude d'allumer les bougies de Yom Tov, à partir d'un feu existant, juste avant le Kiddouchet ont sur qui s'appuyer, pour agir de la sorte.

Le moment de la bénédiction Avant d'allumer les bougies, la maîtresse de maison récitera : « […] Léhadlik ner chel Yom Tov», puis elle allumera. Bien que les veilles de Chabbath, la majorité des femmes Achkénazesont l'habitude d'allumer et, ensuite de faire la bénédiction, en revanche, les jours de Yom Tov, elles devront d'abord faire la bénédiction et ensuite allumer. [Michna Broura 263.27]

La bénédiction sur le temps « Chéhé’héyanou » - Les femmes, à la maison, ne diront pas cette bénédiction, au moment de l'allumage, puisque de toute manière, nous la réciterons pendant le Kiddouchde Yom Tov. Celles qui la disent rentrent dans un problème d'interruption, entre la bénédiction sur les bougies et l'allumage lui-même. C’est pourquoi, il sera bon de dire, avec gentillesse, à celles qui font la bénédiction « Chéhé’héyanou »au moment de l'allumage, de s'abstenir de poursuivre cette coutume. Toutefois, celles qui font cette bénédiction à l'allumage, devront faire attention à ne pas répondre amenà celle-ci, lors du Kiddouch, à cause du risque d'interruption entre la bénédiction sur le vin et le moment d’y goûter. Si elles ont répondu amen, elles n'auront pas besoin de boire du vin, car de toute manière, il n'y a pas d'obligation d'en goûter.