A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès) de notre maître le Gaon de Vilna, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir très brièvement son parcours de vie. Celui qui parle du Tsadik de jour de sa Hiloula, celui-ci priera pour lui ! Allumez une bougie et dites "Likhvod haGaon mi-Vilna, zékhouto taguèn 'alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Le Gaon Rabbi Eliahou de Vilna était l’un des piliers dans le Talmud de sa génération. Il était tant un grand dans les écrits de la Torah, le Talmud et la Kabbale, qu’expert en sciences, et a mené une vie pieuse. Il était connu pour sa pudeur et pour sa simplicité, et refusait de faire partie des Rabbanim de Vilna par sa grande modestie et parce qu’il ne voulait pas perdre son temps d’étude de la Torah.

Il aimait l’étude des sciences et demandait à chacun de ses élèves qu’il soit expert au moins dans un domaine. Il disait souvent que « lorsqu’un homme manque de connaissances, il lui manque énormément d’éléments pour comprendre la Torah ». Selon les témoignages de ses élèves et les livres qu’ils ont écrits à propos de ses paroles, il avait beaucoup de connaissances en mathématiques, ingénierie, biologie, astronomie, géographie, langues, et musique.

Il préconisait la façon d’étudier qui passe par l’explication claire, avec les connaissances générales et élargies, comme il le faisait lui-même, et s’opposait à l’étude avec des raisonnements trop intenses, exactement comme s’y opposaient le Rambam, le Ram’hal et d’autres Grands d’Israël. (Dans son petit Beth Hamidrach, on étudiait le Talmud uniquement avec les commentateurs Rachi et le Roch.)

Extrait des propos de Rav Arié Keren, au sujet des derniers jours de la vie du Gra (initiales de "Gaon de Vilna") :

Toute sa vie, le Gaon de Vilna refusa d’avoir recours aux médecins lorsqu’il était malade. Néanmoins, une fois, il accéda à la demande de ses proches, car il ne pouvait plus les voir autant attristés, et accepta de se laisser examiner par un médecin spécialiste.

Lorsque le médecin est venu et a vu l’état préoccupant du malade, il se pencha au-dessus du lit du Gaon et rapprocha son oreille afin d’entendre les battements de son cœur et sa respiration. Après l’avoir ausculté, le médecin entra dans la pièce attenante, où ses proches se rassemblèrent autour de lui pour lui demander : « Dans quel état est-il ? »

Le médecin répondit : « Il est dans le traité Kélim ! » D’abord, ils ne comprirent pas ce que le médecin voulait dire. Il expliqua ensuite qu’au moment où il avait rapproché son oreille du malade, il l’avait entendu réciter faiblement d’une voix presque inaudible, le traite Kélim.

Vers la fin de la vie du Gaon de Vilna, une grave maladie le toucha et lui prit presque toutes ses forces, mais il continua malgré toutd’étudier la Torah jusqu’à son dernier souffle !

Lorsque le jour se leva, le cinquième jour de Souccot, le Gaon demanda à accomplir la Mitsva de Nétilat Loulav. On lui présenta donc les Arba’at Haminim (les quatre espèces de la Mitsva de Souccot) sur lesquels le Gaon prononça avec joie la bénédiction, et les garda en main même après avoir terminé. C’est ainsi qu’il vivait ses derniers moments dans ce monde, avec Loulav et Etrog entre les mains…

Quelques minutes avant son décès, le Gaon, qui tenait son Tsitsit entre les mains, dit à ses proches qui se tenaient autour de son lit : « Il est tellement difficile de quitter ce monde ! Ce Tsitsit que je tiens en main et dont le prix est minime, apporte au juif une Mitsva qui lui permet d’atteindre des niveaux élevés et même de recevoir la Présence Divine. Pourrions-nous trouver cela dans le Monde Futur ?! » Sur ces mots, son âme le quitta dans la pureté, et atteignit les Hauteurs Célestes.

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