A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès), ce soir, de notre maître le Rav Eliezer Papo, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir très brièvement son parcours de vie. Celui qui parle du Tsadik de jour de sa Hiloula, celui-ci priera pour lui ! Allumez une bougie et dites "Likhvod haPélé Yoets, zékhouto taguèn 'alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Le Rav Eliézer Papo, plus connu sous le nom de "Pélé Yo’ets", est né en 5546 (1786) à Sarajevo (en Bosnie de l’époque, c’est-à-dire la Bosnie-Herzégovine actuelle).

Dès son enfance, il se plongea dans l’étude de la Torah et se conduisit avec piété et pureté. Il jeûnait souvent et s’immergeait tous les jours dans les eaux du Mikvé, et même s’il était gelé, il brisait la glace pour y entrer. Chaque soir où l’on disait les supplications, il avait pour coutume de dire le Séder Malkouyot (prière de supplications que l'on récite veille de Yom Kippour). Il faisait tout son possible pour accomplir la Mitsva de rendre visite aux malades, et il dirigeait sa volonté et toutes ses actions à la satisfaction d’Hakadoch Baroukh Hou.

Il était connu pour être un Grand de la Torah, donnait des cours au grand public, et commença à l’âge de 24 ans à rédiger des explications sur le Chass (Talmud).

En 5580 (1820), il commença à exercer les fonctions de Rav et de Président du tribunal juif dans la communauté de Silistra (Bulgarie), qu’il avait atteinte en un clin d’œil. Il consacrait la majorité de son temps à veiller au bien-être de la communauté, et dirigeait l’aumône pour les gens nécessiteux de la communauté. Il agissait pour apporter la paix entre les amis et au sein des couples, et faisait tout son possible pour éviter les divergences entre les érudits de la Torah. Avec douceur et grande intelligence, il s’opposait à toute conduite inappropriée au judaïsme. Il rédigea une prière contre le mauvais œil, ainsi qu’un bref ensemble de prières qu’il récitait avec les malades à qui il rendait visite. Il avait un sens profond d’Ahavat Israël, d’amour pour son prochain, et avait coutume de dire tous les jours : « Que ce soit Ta Volonté, mon D.ieu, D.ieu de nos pères, d’être bon envers homme, femme, et enfant, grand et petit, de Ton peuple d’Israël. ». Il demanda à ses fils d’étudier et de publier ses propos pour tous, dans l’espoir que ses paroles pénètreraient l’oreille de tout celui qui était éloigné, et qu’il en serait rapproché vers la Torah. Il assura que, dans le cas où le fait d’avoir rapproché quelqu’un lui permettrait « d’être témoin de la douceur d’Hachem et pénétrer Son Temple », il ferait tout pour qu’il en soit récompensé et prierait pour qu’Hachem soit bon envers lui.

De par sa grande pudeur, il ne demanda aucune lettre d’approbation à insérer dans ses ouvrages, et prenait conseil auprès de son épouse au sujet de la Pensée Juive qui faisait l’objet de ses écrits.

Il maria ses filles, au Kabbaliste Rabbi Aharon (auteur des responsas « Kéfi Aharon »), et au grand Maître Its’hak Pra’hi.

Il désirait ardemment monter en Israël, mais il tomba malade en 5587 (1827). Lorsqu’on lui ajouta le prénom Yé’hezkel dans les prières pour sa guérison, il se rétablit, et fit instantanément savoir aux membres de la communauté que, du Ciel, on lui avait dévoilé qu’une épidémie de choléra était sur le point de sévir à Silistra. Il raconta aussi qu’il lui avait été demandé de choisir entre laisser la maladie se propager, et mourir lui-même en expiation pour les fautes de la communauté, et qu’il avait préféré mourir plutôt que de laisser l’épidémie se répandre. Il promit alors que pour tout celui qui se rendrait sur sa tombe pour prier de tout son cœur après s’être immergé dans les eaux du Mikvé, il se porterait garant de l’acceptation de sa prière. C’est en 5588 (1828) qu’il quitta ce monde.

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