De nos jours, la dépression touche près d'une personne sur cinq, et elle est la cause majeure des arrêts de travail.

Autour de nous, les gens veulent très souvent autre chose que ce qu'ils ont. Ils s'imaginent que lorsqu'ils l'auront, ils seront enfin heureux. Et s'ils n'ont pas ce qu'ils ont voulu, ils peuvent parfois être déçus au point de tomber en dépression.

Dans la vie, nous n'avons jamais tout ce que nous voulons, et les choses ne se passent jamais totalement comme nous le souhaitons. Mais la Torah nous apprend à être contents de ce que nous avons ; et elle nous enseigne que notre bonheur ne dépend pas de nos possessions.

Le matin, lorsque nous remercions Hachem en disant les birkot hacha'har (bénédictions du matin), nous ne Le remercions pas globalement, en Lui disant dans une seule bénédiction "Merci pour tout !". Nous disons une bénédiction pour Le remercier pour le discernement, une bénédiction pour Le remercier pour la vue, une bénédiction pour Le remercier pour la possibilité de marcher... Nous détaillons Ses bienfaits, pour mieux les apprécier.

Les gens qui sont passés par de grandes difficultés sont souvent plus aptes à apprécier ce que d'autres peuvent parfois considérer comme normal. Par exemple, une personne qui a été malade saura apprécier le fait d'être en bonne santé.

Celui qui apprécie chaque petit détail du bien qui lui est fait ne peut pas entrer dans un état dépressif.

Parfois, les épreuves de la vie (lorsque nous leur accordons trop d'importance, au point par exemple de ne pas en dormir la nuit) nous empêchent de voir le bien qu'Hachem nous fait. Nous sommes tellement focalisés dessus, que nous n'arrivons pas (car nous n'y pensons même pas...) à apprécier le reste.

Dans ces moments-là, il est particulièrement important de se rappeler que les épreuves ne sont pas notre vie. Elles en font seulement partie.

Pour être heureux, il faut voir le bien. Le bien dans ce que nous avons, et dans ce que nous sommes.

La joie de vivre nous permet d'avancer, et de faire bien plus de choses que lorsqu'on est triste.

Il est plus facile d'être triste que d'être heureux. Mais il est bien dommage de se laisser aller à la tristesse, qui "alourdit" la personne et lui donne l'impression que chaque chose qu'elle doit faire est difficile, voire irréalisable.

Les gens cherchent la compagnie des gens heureux, qui leur donnera de l'énergie et les aidera à surmonter leurs propres difficultés.

Être heureux est un choix, qui n'est pas toujours facile à faire, mais qui est bon pour nous et pour notre entourage.

Les gens heureux sont en meilleure santé ; et le stress peut, au contraire, générer de graves maladies.

Hachem veut que nous soyons heureux de Le servir. La joie permet de mieux comprendre la Torah, de servir Hachem véritablement et, par conséquent, de se rapprocher davantage de Lui.