Jeune canadienne, je ne désirais qu’une seule chose : respirer Hachem à chaque endroit et en tout moment. C’est avec cette aspiration en tête que je pris la ferme décision de réaliser mon rêve : faire la Alya. Récit d’une histoire vécue…

De Montréal à Jérusalem

Née à Montréal, au Canada, je ressentis depuis un très jeune âge que la ville dans laquelle j’étais née ne me correspondait pas pour une raison que j’avais du mal à identifier. Néanmoins, ma ville natale m’avait toutefois fait découvrir Hachem et la Torah ; c’est en son sein que je rencontrai des Juifs pratiquants, qui m’ouvrirent la porte vers le monde de la Vérité, et c’est en son sein que je fis une Téchouva profonde et authentique. Cependant, je compris à un certain moment que je ne pouvais accroître mon niveau spirituel davantage, et que pour ce faire, je devais résider dans le palais d’Hachem.

Ainsi, après avoir été au séminaire à l’âge de 20 ans pour une durée de six mois, je pris ma décision : faire ma Alya ! Cependant, comme j’étais au milieu d’une année d’étude en licence et qu’il ne me restait que peu de temps pour la terminer, je retournai à Montréal et près de deux ans plus tard, je pris l’avion en direction de la Terre sainte avec l’objectif d’y habiter.

Bien sûr, en entendant mon projet, de nombreuses personnes ont tenté de me décourager et de me sermonner. “Tu sais à quel point c’est cher ?!” ou bien : “Et les Israéliens alors, c’est pas de la tarte” ou encore : “C’est très dur de percer là-bas ; ce sont tous des génies…” Ce à quoi je répondais: “Grâce à D.ieu, je crois que j’ai une bonne tête, travailler dur ne m’effraie pas et la Parnassa, c’est Hachem qui S’en occupe que je sache, n’est-ce pas ?! Il faut simplement un peu d’Émouna et tout ira bien !”

Je dois dire qu’Hachem m’a mis les bonnes idées dans la tête. Six semaines seulement après mon Alya, je trouvai un travail, je fis une maîtrise et je réalisai et réalise toujours à quel point vivre en Israël représente une Brakha incommensurable.

Am Israël ‘Haï !

Lorsque je prends le temps de faire une introspection sur ma vie, je réalise que je peux me rendre à pied au Kotel, l’endroit le plus saint du monde, là ou la Chékhina réside en permanence ! L’endroit que Juifs et non-juifs confondus viennent visiter depuis les quatre coins du monde pour ressentir une proximité avec le Créateur du monde, pour Lui offrir louanges et prières.

Je réalise que le peuple juif, persécuté et discriminé à travers le monde à cause de son identité, peut enfin retourner vivre sur sa Terre en tant qu’individus libres. Il peut exprimer son judaïsme pleinement, en toute franchise et en toute plénitude.

Je constate également que la Torah d’Israël est la plus intense, la plus authentique et la plus accessible. Israël aujourd’hui est le centre de Torah le plus important au monde et on le ressent pleinement, ne serait-ce qu’en parcourant les rues de Jérusalem avec ses synagogues à chaque coin de rue, ses Baté Midrach qui pullulent et tous ces enfants qui arpentent les rues et qui assurent l’avenir de la survie de notre peuple.

Il est évident que la Alya n’est pas facile, et que, il faut bien le souligner, ne convient pas nécessairement à tout le monde en ce moment précis. Il faut être armé mentalement, il faut que la Alya soit motivée par des raisons spirituelles seulement, et bien sûr, il faut être extrêmement bien conseillé et outillé.

Mais je suis convaincue que tôt au tard, la Terre sainte, tout comme une mère, est assez flexible et malléable pour accueillir chaque âme juive qui souhaite s’y installer. Il suffit de désirer D.ieu, de désirer sa Torah à tout prix, et de vouloir vivre une vie à Ses côtés, une vie pleine de sens et d’aspirations spirituelles.

Je souhaite à toutes celles qui envisagent de faire leur Alya, que vous soyez célibataires ou mariées, avec ou sans enfants, qu’Hachem vous ouvre les portes, qu’Il vous donne de la clarté, et que vous puissiez la réaliser au bon moment, en toute sérénité et certitude, Amen !