Question de Chantal N. :

Bonjour Rav,

Quel est le sens, aujourd'hui, pour une femme, de pratiquer le bain rituel, le Mikvé ?

Comment expliquer cela ?

Toda Rabba.

Réponse de Rav Gabriel DAYAN :

Bonjour,

Rabbi Meïr dit :

"Tous les mois, une femme se renouvelle par l'immersion dans le Mikvé et revient à son mari aussi chère que le jour de leur mariage. De même que la lune se renouvelle chaque mois, et que tous attendent de la voir, la femme se renouvelle chaque mois, son mari l'attend et elle lui est aussi chère qu'une nouvelle épouse."

L'habitude pourrait remplir d'ennui le mari et le lasser de sa femme. C'est pourquoi, la Torah dit : Qu'elle soit impure durant une période, afin de rester aussi chère à son mari qu'au moment où ils se rencontrèrent pour la première fois.

Voir Talmud Nidda 31b et Pirké Derabbi Eliézer, chapitre 45.

Il y a d'autres explications, mais c'est celle qui parle au plus grand nombre.

Au sommet de la forteresse du désert de Massada, les archéologues ont découvert des Mikvé vieux de 2000 ans, présentant une structure semblable à celle des Mikvé modernes.

Voir Le secret de la féminité juive, chapitre 8, page 121.

Je pense que c'est aussi une raison suffisante pour plonger dans l'eau sans se poser de question et se parfumer de ces "eaux de toilettes" au parfum enivrant.

Je pense également que les larmes d'émotion douces et silencieuses versées par ceux qui visitent ces sites archéologiques ont rempli bien plus d'un Mikvé.

Pour des explications nobles et raffinées à ce sujet, lisez le chapitre 8 de l'ouvrage Le secret de la féminité juive [Téhila Abramov].

Certains de nos maîtres font remarquer que le sang du flux mensuel fait allusion à la mort qui aurait dû s’abattre sur l'être humain suite à la faute originelle. Chaque mois, la femme est rappelée à l'ordre et doit faire tous les efforts pour se plonger dans les eaux de la Torah et marcher à la lueur de tous ses commandements [Mitsvot] pour réparer la faute.

Les 40 mesures [Séa] d'eau du Mikvé font allusion aux 40 jours du don de la Torah, dans lesquelles la femme doit se tremper pour être permise à son mari. Cela fait suite à la faute originelle qui devait séparer la première femme - 'Hava - de son mari pour toujours.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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