Il y a vingt ans, je n’aurais jamais imaginé en être là aujourd’hui. À l’époque, Torah-Box n’était qu’une personne, réservée, sans grandes connaissances, mais animée d’une intention sincère, d’une volonté profonde et d’une idée simple : mettre de la Torah là où elle manque et être présent là où on a besoin de lumière. Tout a commencé modestement, par un site, puis par des livres. Comme une Mitsva en entraîne une autre, lorsque Hachem voit que l’on cherche sincèrement à être un ustensile entre Ses mains, Il élargit les possibilités et ouvre de nouveaux chemins.
Moché Rabbénou lui-même ne se considérait pas légitime. Il disait : "Je ne suis pas un homme de paroles". Et pourtant, il apparaît que Hachem ne cherche pas les plus éloquents, mais les plus disponibles. Peu à peu, un projet est devenu plusieurs : un livre, puis un livre chaque mois, un Collel, puis deux, puis trois. Des contenus ont vu le jour pour les hommes, pour les femmes, pour les enfants, pour ceux qui sont proches et pour ceux qui sont très éloignés. Avec le temps, ce sont des centaines de milliers de personnes qui ont été touchées, des dizaines de milliers de vidéos, d’articles et d’audios qui ont vu le jour, dans une diffusion continue, jour après jour.
À ‘Hanouka, on commence toujours par une seule bougie, une seule flamme. Car une seule idée, une seule personne et une bonne intention peuvent parfois éclairer, et même transformer, la vie de centaines de milliers de personnes. Cette première flamme en a ensuite allumé une autre, puis une troisième. Un collègue, puis un deuxième, puis toute une équipe. Aujourd’hui, chacun, au sein de Torah-Box, allume à sa manière d’autres lumières.
À l’époque de ‘Hanouka, les Juifs ont fui dans les montagnes. Ils ont quitté leurs maisons, se sont cachés dans des grottes et dans le désert. Certains criaient contre Matityahou : "Pourquoi nous fais-tu subir cela ? À cause de toi, nous sommes traqués comme des animaux. Tu attires sur nous la colère d’Antiochus, qui sait combien survivront ?" Depuis vingt ans, nous aussi, nous avons souvent entendu ces mêmes questions : "Pourquoi insistez-vous ? Pourquoi agir ainsi ? Pourquoi déranger ?" Avec le recul, je peux le dire clairement : ces oppositions ont probablement été parmi les meilleures choses qui nous soient arrivées. La critique oblige à se renforcer et à vérifier en permanence si ce que l’on fait est réellement pour Hachem ou pour soi-même. Comme à l’époque de Matityahou, ce n’est jamais la facilité qui fait naître la lumière.
Aujourd’hui, Torah-Box n’est plus une simple idée ni un projet : c’est une présence. Une présence dans les hôpitaux, auprès d’enfants malades, avec des orphelins qui ont tout perdu, aux côtés de nos ‘Hayalim, et auprès de tous ceux qui cherchent un peu de lumière et d’espoir. Chaque semaine, chaque jour, parfois à chaque instant. Il n’y a pratiquement pas un jour qui passe sans qu’une personne ne dise : "Grâce à Torah-Box, je vis autrement. Ma vitalité, c’est la Torah, et ma source de vie, c’est votre site." D’autres témoignent : "C’est grâce à Torah-Box que je suis à la Yéchiva, que j’étudie au Collel, que j’allume les bougies de ‘Hanouka ou que je me couvre la tête."
Quel Juif francophone peut aujourd’hui passer une semaine sans entendre le nom Torah-Box ? En vingt ans, l’association a profondément transformé l’accès à la Torah dans le monde francophone. Tout a été pensé pour qu’elle soit accessible, compréhensible et gratuite. Cela a demandé d’innombrables efforts, des nuits sans sommeil et des décisions difficiles, afin que personne ne puisse jamais dire : "La Torah n’est pas pour moi."
Nous aurions pu choisir la tranquillité : une carrière dans la high-tech, une vie confortable, un bon salaire, une grande maison. Les ‘Hachmonaïm aussi auraient pu fuir vers Babel, là où se trouvait la majorité du peuple juif, le New York de l’époque. Mais ils ont choisi de rester, de s’investir et de combattre pour une seule raison : la continuité du peuple d’Israël. À chaque génération, des hommes et des femmes doivent accepter de porter cette mission essentielle : transmettre.
C’est précisément à ce moment-clé que nous lançons aujourd’hui une grande campagne. Nous la voulons historique, aussi historique que l’a été Torah-Box au cours de ces vingt dernières années. Une campagne à la hauteur des enjeux, de l’urgence et de la responsabilité qui est la nôtre. Pour la première fois depuis longtemps, nous avons besoin de sentir concrètement que la communauté est avec nous, comme elle l’est tout au long de l’année à travers notre site, nos contenus et nos services. Cette campagne n’est pas seulement un appel aux dons ; c’est un moment de vérité, un instant où chacun peut dire : je fais partie de cette histoire, je prends ma place dans la transmission de la Torah pour les générations à venir.
Nous ne voulons abandonner personne : ni les jeunes ni les plus âgés, ni les hommes ni les femmes, ni les très modernes ni les très religieux. Le secret de Matityahou était de savoir que la vie serait parsemée d’épreuves et de ne pas attendre d’être parfait pour agir. Ce monde n’est qu’un vestiaire, pas un stade ; une salle d’attente, pas la destination ; un couloir avant le grand palais et avant le vrai Médecin. Celui qui le comprend ne s’attarde pas sur lui-même : il se prépare.
Ce regard tourné vers l’avenir nous pousse déjà à penser aux vingt prochaines années de Torah-Box, aux nouvelles générations et aux défis d’un monde toujours plus rapide, plus confus et plus instable. Nous espérons être soutenus et encouragés, mais surtout transmettre un message simple : ne désespérez jamais. Chacun peut devenir une lumière. Même faible au départ, elle peut devenir grande et puissante. Une seule bougie peut faire reculer l’obscurité.
Avant tout, je remercie Hachem du fond du cœur pour le mérite immense de cette mission, pour la confiance qu’Il nous accorde, pour chaque réussite visible ou invisible, et pour la force de continuer à diffuser Sa Torah. Aujourd’hui, nous vous invitons à être à nos côtés pour préparer les prochaines décennies de diffusion du judaïsme. Votre aide aura un coût, mais elle aura surtout un sens : celui de pouvoir dire, un jour, avec fierté et responsabilité : "J’y ai participé."
Pour participer : https://charidy.com/Torahbox/BinyaminBenhamou




