Elève du Collel Vayizra' Itshak, Rav Mordékhai Steboun vous offre 3 jolies perles d'enseignements sur la Paracha de la semaine, afin d'agrémenter spirituellement votre table du Chabbath !
 

Les enfants d’Aharon

« Hachem parla à Moché après la mort des deux fils d’Aharon en s’approchant devant Hachem, et ils sont morts. » (16,1)

A priori les derniers mots du verset sont superflus, puisque le début du verset nous annonce clairement qu’ils sont morts. Pourquoi cette répétition ?

Le Rav ‘Haim Falagi nous dévoile de manière extraordinaire le pourquoi de cette répétition. Nos sages nous enseignent que les enfants d’Aharon sont morts parce qu’ils sont rentrés ivres dans le Mikdach. D’un autre côté, Rachi nous enseigne dans le Séfer Dévarim (9,20) qu’Hachem était "en colère" contre Aharon suite à la faute du veau d’or et voulait le punir par la mort de ses enfants. Mais grâce aux prières de Moché, seulement deux enfants sur quatre sont morts.

La question est de savoir pour quelle raison ils sont morts : à cause de la faute du veau d’or ou parce qu’ils sont rentrés ivres ?

La réponse est la suivante : les deux réponses sont vraies. Il existait un décret sur les enfants d’Aharon suite à la faute du veau d’or, mais la prière de Moché fut acceptée à moitié, et Hachem décida de tuer seulement deux enfants. Mais lesquels ?

Ce choix a été scellé par Nadav et Avihou eux-mêmes par le fait d’être rentrés ivres dans le Saint des saints.

Ainsi le verset s’explique clairement : "Après la mort des deux fils d’Aharon" c'est-à-dire que deux enfants devaient mourir, mais pourquoi précisément Nadav et Avihou ? "En s’approchant devant Hachem, et ils sont morts."


L’entretien privé

« Et vous craindrez Mon sanctuaire. » (19,30)

Le ‘Hafets ‘Haïm nous enseigne que le Beth Hamidrach de notre époque est considéré comme un sanctuaire, c’est pourquoi on ne peut faire que des Mitsvot comme la Tsédaka, et l’on doit s’abstenir de plaisanter et de parler de choses futiles. Il est inutile de ramener les paroles du Zohar sur la Paracha Térouma pour expliquer à quel point cette faute est grave et constitue un mépris pour le Beth Hamidrach, et à plus forte raison ceux qui se permettent de critiquer le Beth Hamidrach en lui-même.

Le Rav Yéhoudah Yossefi Chlita observa un jour quelqu’un discuter au téléphone pendant que l’officiant répétait la ‘Amida. Il s’approcha et lui demanda :

"Excuse-moi, mais avec qui tu parles ? Avec Binyamin Natanyahou ?"

"Non."

"Le ministre de l’intérieur peut-être ?"

"Non plus."

"Alors avec qui tu parles ?"

"Ce n’est pas important…"

Le Rav répondit : "Ce n’est pas important et tu te permets de parler dans la maison d’Hachem alors que tu as un entretien privé avec Lui ?!"


Le respect des parents

« Tu craindras ta mère et ton père. » (19,3)

Voici une Mitsva qui est très importante mais très compliquée à accomplir, tant les relations sont parfois complexes, notamment lorsque l’on parle du Chalom Bayit.

Dans la ville de Vinsk, Le Or Saméa’h et le Ragatchover étaient les deux grands Rabbanim qui se partageaient les différents problèmes communautaires. Cependant, ils n’étaient pas d’accord sur la façon de traiter les divorces. Le Or Saméa’h pensait qu’il fallait laisser du temps au couple avant de procéder au divorce, alors que le Ragatchover établissait immédiatement l'acte de divorce afin qu’aucun des conjoints ne souffre d’avantage.

Et ainsi, tous les couples qui voulaient divorcer rapidement se rendaient naturellement chez le Ragatchover.

Et voici qu’un jour, un couple se rendit chez le Ragatchover, accompagné de la mère du mari… Le Rav observa la scène de sa fenêtre. Il les fit rentrer et demanda au mari de bien vouloir rentrer seul dans son bureau. Le Rav expliqua au mari la chose suivante : "Bien qu’il existe une Mitsva de respecter ses parents, en ce qui concerne le Chalom Bayit, tu ne dois pas écouter ta mère ! Rentres chez toi et vis en paix avec ton épouse comme il se doit…"


Chabbath Chalom !