Elève du Collel Vayizra' Itshak, Rav Mordékhai Steboun vous offre 3 jolies perles d'enseignements sur la Fête de Pourim, afin d'agrémenter spirituellement votre Michté (festin de fête) !
 

Le fil de l’histoire

« Esther a été emmenée au palais du roi… » (2,8)

Le ‘Hatam Sofer nous enseigne qu’à la fin de sa vie, un homme doit réfléchir a tous les événements survenus dans sa vie, puis raconter à ses enfants comment Hachem est intervenu dans sa vie.

La question est de savoir pourquoi attendre la fin de sa vie ?

En raison des nombreux événements qui surviennent dans la vie d’un homme, une personne n’est pas en mesure de prendre réellement conscience des miracles qu’elle bénéficie. Tout comme dans la Méguila d’Esther.

Au moment de la mort de Vachti, personne ne pouvait comprendre pourquoi Hachem avait provoqué cela. Et ceci même après qu’Esther fut emmenée au palais du roi, trois années après la mort de Vachti ! Quelques temps après, lors du complot de Bigtan et Térèch contre le roi, Esther raconta à ce dernier leur projet, au nom de Mordékhaï. Il est évident que personne ne pouvait se douter quel était le lien avec la mort de Vachti.

Ce n’est qu’après l’ascension d’Haman au pouvoir et son terrible décret finalement annulé grâce à l’intervention d’Esther, qu’il est possible de comprendre le déroulement des événements qui furent une préparation à la délivrance future.

C’est une Mitsva de raconter à ses enfants les miracles d’Hachem pour qu’à leur tour ils puissent comprendre le fil de l’histoire et que sans l’intervention d’Hachem rien n’aurait été possible.


L’humilité entraine la Guéoula

« Esther en fit part au roi au nom de Mordékhaï. » (2,22)

Les Pirké Avot (6,6) nous enseignent : « Tout celui qui annonce quelque chose au nom de l’auteur entraine la délivrance. »

Lorsque le sommeil du roi fut perturbé, Haman est venu demander de pendre Mordékhaï sur la potence. Tous les événements furent inversés : Haman fut pendu et Mordékhaï honoré dans toute la ville, car il avait sauvé le roi lors du complot.

Le Maharal de Prague nous explique pourquoi la délivrance dépend de ce que l’on dit. Lorsqu’une personne ne dévoile pas la véritable identité de l’auteur, il se réserve tous les mérites par orgueil. Même lorqu’Hachem amènera la délivrance, Il dira que c’est grâce à lui. C’est pourquoi la délivrance ne viendra pas.

Mais lorsqu’il annonce les choses au nom de l’auteur, il fait preuve d’humilité et mérite donc de voir la délivrance par son intermédiaire.

On peut apprendre à présent pourquoi la Méguila porte le nom d’Esther et pas de Mordékhaï, car il est écrit que celui qui se rabaisse, Hachem l’élève. Ainsi, Esther mérita que son nom soit à jamais mis en avant grâce à son humilité.


La sagesse

« Dans le cœur de l’homme sage, j’ai placé de la sagesse. » (31,6)

Savoir donner la bonne réponse au bon moment requiert une aide du Ciel vraiment particulière. Cette aide du Ciel est réservée aux érudits en Torah qui consacrent leur temps uniquement à la Torah et à la Téfila. Et par ce mérite, Hachem place dans leur bouche les bons mots afin de ne pas avoir honte et ainsi sanctifier le nom d’Hachem.

Un érudit en Torah fut un jour invité dans une réunion de personnes éloignées de la Torah afin de les renforcer, lorsqu’une femme s’approcha du Rav à la fin de la réunion pour lui serrer la main.

Nous sommes souvent confrontés à ce genre de situation et nous ne savons pas comment réagir.

Le Rav répondit : « Il est écrit dans la Torah : "L’honneur de la fille du roi estintérieur" et vous êtes considérée comme la fille du Roi, une princesse à part entière, et est-ce que n’importe qui peut serrer la main de la princesse ? Reconnaissez que ce n’est pas convenable ! »

La dame compris l’allusion et assista comment Hachem aide ceux qui L’aiment.
 

Chabbath Chalom !