Le Tour, dans ses Halakhot, fait remarquer que la fête de Soukkot aurait normalement dû avoir lieu juste après Pessa'h, puisqu'elle rappelle les nuées de gloire dont nos ancêtres ont bénéficié après être sortis d'Egypte. Mais, puisque les gens ont l'habitude de sortir de chez eux au printemps pour aller dans des cabanes, on ne pouvait pas faire Soukkot en Nissan (de peur que les gens disent qu'on fait la Soukka pour profiter du beau temps, et pas parce qu'Hachem nous l'a demandé), et on l'a donc fait en Tichri, c'est-à-dire à une période de l'année dans laquelle les gens ont plutôt l'habitude de rentrer chez eux. A première vue, ce commentaire semble très étonnant, car la Torah ne va pas changer la vérité des choses par souci pédagogique ou par crainte de ce que les gens diront... Essayons donc de le comprendre à travers un Midrash qui parle de la réaction qu'auront les goyim lorsque le Machia'h viendra, et à travers l'explication de la phrase suivante: "Soukkot, c'est s'arracher de la nature en la rejoignant"...