A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès), ce jour, de notre maître Rabbi ‘Haïm ‘Houri, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous présenter brièvement sa vie. Allumez une bougie en disant "Likhvod Rabbi ‘Haïm ‘Houri, zékhouto taguèn 'alénou". Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Rabbi Haïm Houri (1885-1957) était l’un des Rabbanim tunisiens les plus importants du vingtième siècle.
Né sur l'île de Djerba, il est fils unique. Dans sa jeunesse, il y étudie auprès de Rav Moché Mazouz et du Rav Fradji Allouche, s'illustrant par sa science et ses talents d'orateur. Il devient Rav à l'âge de 18 ans. Nommé comme officiant dans la communauté de Gabès, dans le sud de la Tunisie, il se distingue comme juge au tribunal rabbinique. En 1926, il devient Grand-Rabbin de Gabès, en remplacement du Rabbin précédent, et préside donc le tribunal.

Auteur de nombreux ouvrages de Halakha, Rabbi ‘Haïm ‘Houri fonde la Yéchiva « Torah Vé-’Haïm ». Toute sa vie, il s'occupe d'enseignement, de charité, d'édition et de diffusion de livres.

Il effectue son Aliyah en Israël en 1955, à l'âge de 70 ans, et s'installe à Béer-Chéva où vivent nombre de Juifs originaires de Tunisie. Il y vit jusqu'à sa mort en 1957.

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Durant la Seconde Guerre Mondiale, les Allemands envahirent la ville de Gabès, et, comme à leur habitude, dépouillèrent les juifs de leur or. Ils mirent en place un camp militaire et ordonnèrent au Rav de la ville, le Gaon Rabbi ‘Haïm ‘Houri, ainsi qu’à la communauté, de payer une forte amende (en prenant l’or de tous les membres de la communauté et les bijoux des femmes).

De temps en temps, ils demandaient à Rabbi ‘Haïm et à la communauté de leur procurer de la nourriture (farine, viande, poisson etc.), des couvertures et des vêtements, et le Rav s’empressait de satisfaire leurs demandes. Un jour, les officiers Allemands entrèrent dans la maison de Rabbi ‘Haïm ‘Houri en faisant une terrible reclamation : ils désiraient que le Rav leur donne deux jeunes filles juives. Rabbi ‘Haïm trembla du fin fond de son âme. Il se leva de sa place et leur fit savoir avec détermination que cela n’entrait pas en ligne de compte, en aucun cas !

La colère emplit les officiers hautains. Ils observèrent le Tsaddik avec un regard froid comme la glace, et menacèrent d’une voix sèche que si leur demande n’était pas remplie d’ici une semaine, ils sortiraient dans la rue et captureraient d’eux-mêmes deux jeunes filles. A partir du moment où les Allemands sortirent de sa maison, la peur ne quitta pas le Rav, qui craignait énormément que ces derniers appliquent leurs paroles. Toute la semaine, le Rav ne trouva pas le sommeil, et allait de chambre en chambre, tandis que ses lèvres murmuraient sans cesse des supplications.

A la fin de la semaine, les officiers se rendirent chez le Rav. « Où sont les juives ? », demandèrent-ils. Empli de confiance en D.ieu, le Rav leur répondit courageusement qu’il ne remplirait jamais cette demande ! Les officiers sortirent de chez le Rav empli d’une énorme colère, et sur le chemin, rencontrèrent deux jeunes filles juives qu’ils firent monter de force dans leur Jeep, et prirent rapidement la route.

Du moment où les Allemands s’en allèrent, Rabbi ‘Haïm se plongea dans des Téfilot et des supplications devant le Maître du monde afin qu’Il ait pitié et qu’Il annule le décret. Lorsqu’il apprit que les Allemands avaient kidnappé deux jeunes filles juives, il augmenta ses cris et ses pleurs, et ne désespéra pas de la bonté Divine. Et le miracle ne tarda pas à se produire.

Après une demi-heure, les gens de la maison furent surpris de voir les deux filles sur le seuil de la porte du Rav. En entendant leur histoire, ils devinrent d’autant plus euphoriques.

Ainsi racontèrent-elles : « Après qu’ils nous aient fait monter de force dans la Jeep, les Allemands roulèrent jusqu’à ce qu’ils arrivent à la grande synagogue. Tout à coup, deux lions de feu descendirent du ciel, et se tinrent menaçants face à la voiture ! Derrière eux, un vieil homme avec une longue barbe blanche apparut, réprimanda les Allemands, nous délivra de leurs mains et nous conduit jusqu’à l’entrée de la maison du Rav. Lorsque nous sommes arrivées ici, l’homme a immédiatement disparu, et nous ne l’avons plus revu... »

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