1. Prodiguez des forces à vos parents

Honorez-les, exprimez-leur sans relâche votre gratitude, rappelez-vous des jours où ils vous ont soutenus et vous ont donné des forces, répétez-leur, ainsi qu’à vos enfants et à vos amis, que vous avez appris d’eux, habituez-vous à les mentionner à chaque fois que vous faites quelque chose qu’ils avaient aussi l’habitude de faire.

Pardonnez-leur leurs erreurs, ne faites pas de calcul ni devant eux ni en leur absence. Retenez que vous non plus n’êtes pas parfait. Dites toujours : « Quand mes actes arriveront-ils au niveau de ceux de mes ancêtres ? »

Tentez de leur restituer ce qu’ils ont investi en vous, tentez de les soutenir lorsqu’ils vieillissent pour qu’ils puissent mener une vie de bien-être, même si vous ne serez jamais en mesure de leur rendre ce qu’ils ont dépensé pour vous, tentez de rendre ce que vous pouvez.

Lorsque nous prodiguons des forces aux parents, nous nous donnons des forces à nous-mêmes, car nos enfants sont témoin des gestes d’honneur rendus à nos parents, et voudront nous ressembler. Et pareil si nous adoptons l’attitude inverse.

Et surtout, donnez des forces aux parents, car nous en avons reçu l’ordre dans les Dix Commandements : « Honorez votre père et votre mère », et la suite nous indique le plus beau cadeau que l’homme peut recevoir : « afin que vos jours se prolongent sur la terre ».

2. Donnez des forces à vos enfants

Dites-leur que vous les aimez, que vous les estimez, que vous les respectez. Prenez-les dans les bras, embrassez-les et caressez-les. Écoutez-les, considérez-les avec sérieux, consacrez-leur de votre temps, accordez-leur votre soutien, même s’ils ont fait quelque chose qui les a mis en situation problématique avec l’école. Vous pouvez justifier la décision de l’équipe pédagogique tout en prononçant cette phrase : « Tu es notre garçon/fille et nous t’aimons dans toutes les situations ». Même si vous êtes contraints de les punir, faites-le de façon à ce qu’ils sachent que la sanction ne provient ni de la colère ni de la haine, mais de l’amour et de la volonté d’éduquer. Il vous est permis d’être déçus de leur conduite inappropriée, mais ne désespérez jamais d’eux, car le fait de désespérer de quelqu’un ressemble à le jeter d’un étage situé en hauteur. Élevez-les et dites : nous croyons que nous aurons une grande satisfaction de toi.

Croyez en vos enfants. Même si parfois cette croyance s’est fissurée, ou s’est même complètement brisée. Trouvez en eux les points positifs, même s’il vous est difficile d’en trouver. Si vous cherchez, vous en trouverez. Consacrez chaque jour quelques minutes à chaque enfant, et ce que vous faites pendant ces quelques minutes, c’est leur prodiguer des forces.

Donnez également des forces à vos enfants dans les gestes simples, comme le sandwich du matin, le repas de midi, et l’habit que vous leur achetez. On ne peut comparer un sandwich mis dans le sac à dos l’air d’un rien à un sandwich accompagné de paroles chaleureuses. On ne peut comparer un habit acheté parce que le précédent était trop petit à un vêtement acheté autour duquel on fait la fête.

Renforcez vos enfants en sachant quel âge ils ont exactement, dans quelle classe ils sont, qui sont leurs amis - s’ils en ont -, s’ils ne s’en sortent pas, leurs faiblesses et leurs points forts. Parlez au moins une demi-heure par semaine de leur vie, de leurs difficultés et de ce qui leur fait plaisir.

Donnez des forces à vos enfants et regardez combien de forces ils vous rendront, comme une dynamo, et cela vous donnera l’énergie de leur en prodiguer encore davantage…

3. Octroyez des forces à votre conjoint

En-dehors de l’obligation de réjouir son épouse pour le mari, et l’adage « Une femme Cachère fait la volonté de son époux » de l’autre, il convient de donner des forces à son conjoint, car deux personnes qui se donnent mutuellement des forces les décuplent exponentiellement, et cela vaut le coup pour nos enfants qui sont notre ressource la plus précieuse, ce sont eux qui portent notre sang, notre chair et nos pensées, nos sentiments et nos actes, et, grâce à eux, nous pouvons vivre même après nos 120 ans. En effet, les enfants sont solides, bien élevés et heureux de leur sort uniquement si leurs parents s’aiment, se respectent et s’estiment mutuellement, se sacrifient l’un pour l’autre, se font plaisir l’un à l’autre et parlent d’une seule voix face aux enfants.

Toute force que vous donnez à votre conjoint non seulement revient de manière décuplée, mais répartit aussi les forces des deux de manière égale. En revanche, tout acte qui affaiblit le conjoint, affaiblit beaucoup plus et exige aussi de nous de donner seuls notre force (affaiblie).

Prodiguez des forces à votre conjoint, car, au final, ce sont eux qui vous accompagnent maintenant et plus tard dans la vieillesse. Agissez ainsi et la promesse divine s’accomplira : « La joie, l’allégresse et la liesse, l’amour, l’unité, la paix et la fraternité. » Les forces que nous donnons ou non, c’est exactement la différence entre : « Il a trouvé une femme, il a trouvé le bien » et « La femme est plus amère que la mort ».

4. Accordez des forces à vos amis

Certains savent être des amis, et d’autres, non. Il n’y a pas de « certificats d’ami » entre amis. C’est quelque chose que l’on ressent dans l’air. Vous savez simplement qui, parmi vos connaissances, sait être « un ami » et vice-versa. De la même façon, ils savent aussi si vous savez être un ami ou non.

L’amitié est une valeur qui se trouve constamment à l’épreuve. Vous pouvez échouer une ou deux fois, mais au-delà de ça, l’échec deviendra régulier. On ne vous le dira pas toujours, au contraire. Lorsque vous avez échoué au test, votre amitié ne sera pas suffisamment solide pour qu’on vous le révèle. Donner à un ami, ce n’est pas un don dans le but de recevoir, mais sans le vouloir, vous recevrez. Il ne faut pas faire de calcul sur qui a donné plus, car ce serait un don dans le but de recevoir. Sachez-le, le don n’en a pas toujours l’air. Parfois, le don est l’existence même de cette amitié. Peut-être êtes-vous quelqu’un qui a la faculté et la possibilité de prodiguer votre aide, des contacts ou même de l’argent, et ce que vous recevez en retour n’est « que » de l’amitié. Mais il vaut mieux voir les choses autrement. Vous gagnez une amitié et vous ne donnez « que » des contacts, des forces et de l’argent.

Le test le plus grand de l’amitié est celui de « l’amitié en période de malheur ». C’est là le test réel, et si vous échouez, vous n’êtes pas un véritable ami, et si vous le réussissez, vous êtes un véritable ami, même si vous n’excellez pas dans ce que tout le monde nomme « l’amitié ».

5. Donnez des forces à des gens que vous ne connaissez pas

Prodiguez vos forces, tout simplement. Des mots gentils et qui renforcent, un sourire et un soutien silencieux à des gens que vous croisez sur votre chemin, comme l’officiant à la synagogue, l’homme qui dispose si joliment les tomates au supermarché, le chauffeur de taxi, l’homme qui vous demande l’heure ou son chemin, l’homme assis à l’arrêt d’autobus, dans l’autobus (vérifiez s’il veut vraiment parler, car s’imposer auprès de quelqu’un, ce n’est pas vraiment lui prodiguer des forces…), le chauffeur du minibus, le serveur, le vieil homme qui veut vous parler du passé, quelqu’un de renfermé qui voudrait clairement parler, les gens qui ont besoin d’aide, quelqu’un qui vous pose une question et vous ressentez au fond de vous-même qu’il a besoin de plus qu’une réponse...

Octroyer des forces à quelqu’un que vous ne connaissez pas, c’est un vrai acte de bonté et une preuve réelle que vous possédez de bons traits de caractère, non pas comme la cigogne qui se préoccupe de son amie, l’homme est également testé sur sa faculté de donner de lui-même à des gens qui n’appartiennent pas au cercle qu’il fréquente (il convient ici d’établir une différence avec les militants dont l’épreuve est inversée, c’est la relation à la famille et aux plus proches qui est mise à l’épreuve…). C’est une réalité : les gens qui n’ont pas d’amis ont besoin d’aide, bien plus que ceux qui en possèdent. L’aide qu’on leur procure est plus pure et est de l’ordre du « ‘Hessed (acte de bonté) de vérité ».

Et, à cette occasion, je vais vous dévoiler un secret : ces gens anonymes que vous avez aidés, seront pour vous des envoyés en période difficile. Si vous vous trouvez devant une impasse, ils pourront vous aider. Plus vous procurez de l’aide à des inconnus, sans le moindre intérêt, plus vous êtes garantis de pas vous retrouver dans une situation sans issue à l’avenir. Il est dit à ce sujet : « Répands ton pain à la surface de l’eau ».

6. Donnez-vous des forces à vous-mêmes

Calculez de façon positive. Croyez en vous-mêmes. Liez-vous à des gens qui vous donnent des forces. Éloignez-vous de ceux qui vous prennent sciemment des forces. N’écoutez en aucune façon des propos médisants sur vous-mêmes, même si vous êtes très curieux. Écoutez les compliments qui vous sont faits et croyez-y. Essayez de vous trouver dans des lieux dégageant une atmosphère positive et fuyez ceux qui vous donnent le sentiment d’être petit et fragile. Ne laissez rien dans le cœur. Ni des bonnes choses ni des mauvaises. Gardez votre cœur pur et ouvert. Souriez beaucoup, autorisez-vous à faire des blagues. Même sur vous-mêmes.

Ne vous comparez à personne, souciez-vous uniquement de produire le meilleur de vous-même. Soyez heureux de votre sort et donnez-vous le sentiment d’être riches.

Une chose de sûre : si vous prodiguez des forces à vos parents, à vos enfants, à votre conjoint, à vos amis et à toute personne que vous rencontrez, le fait de donner vous conférera des forces indescriptibles, car « donner, c’est recevoir », et aussi : « Comme dans l’eau, le visage répond au visage, ainsi chez les hommes les cœurs se répondent » ; la quantité d’énergie que vous recevrez en retour de vos parents, de vos enfants, de votre conjoint et vos amis, etc. vous empliront de sorte qu’il ne vous sera plus nécessaire de puiser des forces pour vous-même.

« L’un prête assistance à l’autre et chacun dit à son frère : courage ! »

Chaim Valder