Question posée au Rav Zamir Cohen : "Je suis mariée depuis 10 ans, nous avons 4 enfants. Mon mari ne veut plus avoir d'enfants pour des raisons financières... est-ce un manque de Foi ?" Réponse brillante du Rav en vidéo... à voir et partager :

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Réponse du Rav retranscrite par écrit :

Une recherche d'envergure a été publiée la semaine dernière : les familles nombreuses sont beaucoup plus heureuses que les familles comptant peu d'enfants.

Les gens veulent être établis financièrement. Dans quel but ? Afin d'être heureux, d'avoir une vie confortable. Ils veulent de l'argent afin que chaque enfant puisse avoir tout ce dont il a besoin : son mobilier, ses jouets, etc., afin que leurs enfants soient heureux.

Les recherches prouvent que les familles nombreuses sont beaucoup plus heureuses. Les premiers enfants sont plus difficiles à éduquer. Le premier enfant constitue un tournant. Jusqu'à maintenant, la famille se résumait au couple des parents et un enfant arrive. Puis, un an après, un autre enfant naît k: la difficulté s'accroît car il faut maintenant s'occuper de deux enfants. C'est un nouveau saut en avant. Le troisième enfant, la difficulté augmente encore un peu. Mais, à partir du quatrième, il est beaucoup plus facile de s'en occuper car les enfants jouent ensemble et s'occupent les uns les autres.

Egalement du point de vue financier, les parents comparent toujours : "Si j'ai dépensé tellement pour le premier enfant, tellement pour le deuxième, alors il semblerait que pour le quatrième, pour le cinquième, pour le sixième…" C'est faux. Pour les suivants, l'on dépense beaucoup moins que pour les premiers. En effet, l'on possède déjà le mobilier nécessaire, l'on n'est pas obligé d'acheter une nouvelle poussette. Les habits, également, peuvent passer d'un enfant à l'autre. Les jeux : les uns occupent les autres. Et le plus important est que, du point de vue moral, les enfants sont bâtis au mieux. Un enfant qui grandit dans une famille nombreuse apprend à s'occuper des autres, apprend à faire face, il apprend même à se disputer. Il se développe beaucoup mieux. C'est pourquoi, l'on ne doit pas avoir peur d'une famille nombreuse.

Quant à la parnassa, les livres de Kabbala parlent de ce sujet. Même lorsque les enfants sont plus âgés, les parents se souviennent : "Lorsque celui-ci est né, nous avons acheté un appartement comme ça ou des meubles comme ça." Chaque enfant vient et amène avec lui sa bénédiction. C'est un fait vérifié, tous le reconnaissent.

Il est évident qu'il faut introduire ici le sujet de la émouna (foi) et également, prendre en compte la valeur ajoutée par les enfants : "Ceux qui ont semé dans les larmes récolteront dans la joie." (Téhilim 126, 5)  Même lorsqu'une famille n'est pas tellement établie financièrement mais qu'ils investissent dans un enfant, dans un autre et encore un autre, les parents arrivent à l'âge de la vieillesse et sont remplis de la satisfaction : "Tes fils seront comme des plants d'oliviers autour de ta table." (Téhilim 128, 3).  Il n'existe pas de plus grand bonheur que celui-ci : des parents assis avec dix, douze enfants et encore davantage lorsque chacun d'entre eux arrive lui aussi avec dix, douze enfants. Qu'y a-t-il de mieux que cela ? Pour la nuit du sédère, on loue l'hôtel Hilton de Jérusalem tous sont assis ensemble : "des frères assis ensemble" (Téhilim 133,1).

Nous avons rapporté une fois le compte effectué par le rav Ben Tsion Abba Chaoul, que son souvenir soit source de bénédiction : "Quelle est la contribution d'une famille nombreuse au peuple juif ?" Il explique : "Généralement, les enfants copient les parents. Si les parents ont eu deux enfants, alors les enfants également ont deux enfants. Si les parents en ont eu dix, alors les enfants aussi en ont dix. Ainsi, celui qui brise la barrière pour élargir le cercle, contribue aux générations à venir."  

Il fait un calcul simple. "Regarde une famille où l'on met au monde deux enfants. A combien arrivent-ils après cinq générations ? La première génération compte deux enfants. Chacun en met au monde deux, donc la seconde génération en compte deux fois deux, quatre. La troisième génération en compte huit. La quatrième, seize et la cinquième trente deux. Grâce à D., trente deux enfants, magnifique. Passons maintenant à une mère de dix. Première génération, dix enfants. Chacun en met au monde dix : la seconde génération compte ainsi cent enfants. La troisième génération compte cent fois dix, mille enfants. La quatrième génération, mille fois dix, dix mille. La cinquième génération, cent mille." Ceux-là, trente deux, et ceux-là cent mille. Un calcul mathématique simple ! N'est-ce pas là une responsabilité vis-à-vis du peuple juif ? C'est une responsabilité énorme.

Rav Zamir COHEN - © Torah-Box