L'histoire de Moché est potentiellement celle de chacun d'entre nous. Elle mériterait d'être partagée au plus grand nombre, tellement son enseignement est merveilleux ! Car elle peut littéralement changer votre vie et celle de vos enfants...

Mauvais élève...bonne surprise !

Chaque année à la même époque, les parents de Moché (10 ans), se rendent à un rendez-vous qu’ils appréhendent des jours à l’avance : la réunion parents-professeurs !

Pourquoi tant d’appréhension ? Parce que le jeune Moché est l’un des plus mauvais élèves de la classe ! Un de ceux dont les maîtres déplorent les mauvais résultats depuis qu’il est entré à l’école primaire. Malgré les réprimandes de ses parents et de ses professeurs, rien n’y fait. Moché ne progresse pas dans son apprentissage, au grand désarroi de ses parents. C’est pourquoi aujourd’hui le papa et la maman de Moché se rendent dans sa classe à reculons...

Mais cette fois-ci… quelle surprise ! En entendant le prénom de Moché, le visage du professeur s’illumine d’un grand sourire. Il se met à faire l’éloge de son élève préféré : “Ce Moché est un enfant vif et brillant ! Il est très intelligent. Et ce que j’apprécie le plus chez lui c’est sa gentillesse et sa persévérance en classe !”

Profondément émus, les parents de Moché sont si heureux que dès leur retour à la maison ils répètent à leur fils les belles paroles entendues à son sujet. “Nous sommes si fiers de toi, mon fils ! Tu as de grandes capacités, continue comme ça !” Le petit Moché n’y comprend rien. Mais il est tellement touché par les paroles de ses parents qu’il ne veut pas les décevoir et se met à travailler encore plus dur. Et en quelques mois seulement, il progresse de façon fulgurante… A la grande surprise de tous, y compris de son professeur !

Ce que personne ne sait, c’est que le fameux jour de la réunion des parents d’élèves, le maître d’école s’était trompé de Moché et avait cru s’adresser aux parents d’un autre élève, le meilleur de la classe.

Même si Moché n’allait pas devenir le meilleur de sa classe, les encouragements de ses parents l’ont littéralement transformé ! Ils l’ont aidé à s’améliorer et à dépasser ses limites. Cette histoire vraie (rapportée par ‘Haïm Walder) nous montre à quel point l’amour et l’encouragement sont nécessaires, parfois même indispensables, à la réussite d’un enfant.

Des pensées aussi fortes que les actions !

Nos Sages nous enseignent dans le Talmud (Brakhot 58a) que de la même façon qu’il n’existe pas deux visages identiques, il n’y a pas non plus deux pensées semblables. Chaque individu, chaque enfant dans ce monde ne ressemble à aucun autre. En tant que parents, il est de notre rôle d’aider nos enfants à se développer et de faire en sorte que leur potentiel se traduise en réel (“Mihakoa’h El Hapoal”). Comment ? En allant chercher chez chacun d’eux ce qu’il y a de bon ! Quand on agit ainsi, on leur donne une place de choix, dans leur vie et dans la nôtre.

Il arrive que la tâche semble impossible quand on a face à nous des enfants rebelles ou difficiles. Certains parents peuvent se sentir désemparés face au dernier de la fratrie qui leur en fait voir de toutes les couleurs, quand l’aîné était si sage... à son âge.

Le Baal Chem Tov enseigne qu’on ne peut juger qui que ce soit avant d’avoir occupé sa place. C’est sûr qu’on aimerait tous pouvoir rajeunir ! Mais, si on ne peut pas redevenir des enfants, on peut se souvenir de ce qu’on ressentait à leur âge. Le fait de regarder le monde avec les yeux de nos enfants nous aidera à comprendre ce qu’ils ressentent… et parfois même à entendre leur souffrance.

Rabbi Na’hman de Breslev (dans Likouté Moharan) nous donne un merveilleux conseil pour arriver à porter un regard positif sur l’autre (que ce soit sur nos enfants, sur notre conjoint ou sur quiconque dans notre entourage). Quand on a une mauvaise image d’une personne, il suffit de rechercher ne serait-ce qu’un point positif, une qualité ou le souvenir d’une bonne action... une seule ! Ca peut être une chose simple : cette fois où votre fils a rangé sa chambre de lui-même, le mal que votre fille s’est donnée pour apprendre sa leçon, le câlin spontané de votre enfant… Grâce à D.ieu, les exemples ne manquent pas !

La gymnastique de l’œil

Savoir regarder l’autre avec un œil positif est une gymnastique mentale quotidienne qui ne demande que quelques secondes.

Première étape : Prendre conscience du moment où justement on aurait tendance à regarder l’autre négativement. Dans le cas du petit Moché, ce sont ses mauvais résultats à l’école qui amenaient ses parents à penser que c’était un fainéant.

Seconde étape  : Lister toutes les qualités chez l’autre (comme l’a fait, par erreur, le professeur avec Moché).

Troisième étape : Réciter toutes les bonnes choses qu’on souhaite à l’autre (les parents de Moché l’ont encouragé à persévérer).

Que l’on soit enfant ou adulte, nous nous nourrissons tous d’encouragements. Ce sont comme des vitamines nécessaires à notre vitalité. Alors à vous de jouer… et à consommer sans modération !

Béhatsla’ha !