Mamie Fortunée, c’est toujours la plus mignonne du monde. Nous disions, en première partie de cet article, qu’il n’était pas de son rang de se présenter à tous en bikini… Mais cela, même si Elicheva, 19 ans, le ressent aussi, au fond, en tant que fille de Roi, elle veut être LIBRE de faire ce qu’elle veut ! On aurait pu la comprendre, mais…

Qui est l’être vraiment libre ?

Si l’on s’y penche, lorsque l’on dit « j’ai envie de », « je fais ce que je veux », nous exprimons ce que nos sentiments nous dictent, nos sensations. Versus notre raison, notre cerveau (מוֹחַ - Moa’h en hébreu) qui est le siège du Yétser Hatov (bon penchant) et se doit, en tant que tel, d’être le Roi à bord (מלך - Mélèkh).

Décomposons à présent le mot מלך - Mélèkh pour apprendre un merveilleux ‘Hidouch (nouveauté) :

- מ (Mèm), c’est l’initiale de Moa ‘h, le cerveau

-  ל (Lamèd), de Lev, le cœur

- כ (Kaf), de Kavèd, le foie.

Qu’apprenons-nous de cela ?

Que si le cœur (siège des sentiments) et le foie (siège des sensations) sont soumis au cerveau, alors ce dernier règne véritablement sur sa personne, il est le מלך - roi.

Et, à défaut ?

Si, à contrario, le foie décide sur le cœur, et dominent tous deux le cerveau, alors on obtient l’inverse de מלך, le mot כלם - Kalèm, qui incarne la destruction.

Détruire plutôt que construire, ça, ce n’est pas pour nous, les Juifs. Nous, nous sommes des bâtisseurs éternels.

L’être libre est donc celui qui domine ses sentiments et ses sensations, sa raison est seule maîtresse à bord.

Celui qui n’est pas l’esclave de son Yétser Hara’ (mauvais penchant) - son corps - est la personne vraiment libre, dominée uniquement par des forces positives !

Mais encore ?

Il n’y a pas de plaisir sans limites

Imaginez : la vie vous offre un budget illimité à vie à l’étage luxe des Galeries Lafayette. Vous allez kiffer quelques années. Mais forcément, au bout d’un moment, vous n’en pourrez plus. Besoin de vivre autre chose que les rayons de cet étage, de ressentir d’autres plaisirs que celui d’acheter, sans limites ! 

Il n’y a pas de doutes : quelle richissime personne, n’ayant rien dans sa vie que sa célébrité et son argent, a été heureuse ? Qui ?!?

Ainsi, il n’y a que quand la vie nous limite que nous continuons à en demander.

Idem pour les enfants sur-gâtés d’ailleurs : au bout d’un moment, ils recherchent autre chose… et c’est rarement quelque chose de très commode ;-)

Et si tout est permis, où est le plaisir ? Le plaisir est dans la limite. 

La vraie vie, c’est celle d’après

En réalité, il y a deux sortes d’enfants :

Celui qui demande sans arrêt, voire qui exige, toutes sortes de choses à longueur de temps. Et avec insolence en plus ! Grrrrr… Insupportable.

- Celui qui écoute et applique toutes nos recommandations, demande poliment ce qui lui est nécessaire, et avec un immense respect.

On s’accordera toutes à dire que ce deuxième modèle, on lui donnerait volontiers et avec bonheur, bien au-delà de ce qu’il demande…

Il en est de même pour Hachem : à ceux qui ont contracté leur volonté au profit de la Sienne dans ce monde, Il réserve ce qu’il y a de meilleur et de plus grand dans la vraie vie, celle qui sera éternelle, dans le monde à venir.

Et si en plus, nous faisons Sa volonté avec élégance et dans la joie d’être les aristocrates de ce monde, alors là, c’est JACKPOT les filles.

Car la vraie vie, c’est celle d’après la nôtre, qui n’est qu’un bref couloir !

Alors Elichéva et Mamie Fortunée, réajustez un peu votre magnifique couronne. La seule qui vous sied véritablement.

Kol touv !