Nous sommes encore tous sous le choc devant la tentative de précipiter au sol l’avion de FlyDubaï transportant 182 passagers, dont la plupart étaient israéliens. À quelques secondes près, c’était une catastrophe dont Israël ne se serait pas remis facilement. Il s’avère que le terroriste, selon ses propres déclarations, avait initialement prévu de faire crasher l’avion sur l’aéroport Ben-Gourion ! Mais voilà qu’une succession d’événements, qu’on ne peut que qualifier de miraculeux, l’empêche de réaliser son dessein maléfique.

On ne peut s’empêcher d’établir un parallèle entre ce sauvetage improbable et le pogrom du 7 octobre 2023, survenu presque jour pour jour trois ans plus tôt. À l’époque, l’attaque du ‘Hamas avait causé la mort d’environ 1 200 personnes et la capture de 251 autres, dont beaucoup ne sont pas revenues. Dans les deux cas, des négligences en matière de sécurité sont pointées du doigt, mettant en cause certains responsables haut placés. Rappelons qu’il y a trois ans, dans certaines localités, l’armée israélienne n’était intervenue qu’après plus de six heures, alors que les terroristes venus de Gaza se déchaînaient. Nous voyons d’un côté un salut inespéré, survenu en quelques secondes dans le ciel, et de l’autre, l’absence inexplicable de forces militaires à proximité de la bande de Gaza, qui auraient pu éviter une telle calamité. Les desseins de D.ieu sont étonnants et nous interpellent !

Mais beaucoup de choses ont changé depuis la tragédie du 7 octobre. La veille du drame, on avait interdit à Tel-Aviv d’organiser les offices de Yom Kippour dans un lieu public avec une Mé’hitsa (séparation entre hommes et femmes). Cette année, en revanche, il n’y a pas eu de conflit à ce sujet. De plus, on n’a jamais vu autant de Juifs de toutes tendances se rendre au Kotel pour les Séli’hot. On observe aujourd’hui de nombreux jeunes portant des Tsitsit aux coins de leurs vêtements, sans pour autant avoir l’apparence de personnes pratiquantes. Cette jeunesse se bat également dans les lycées laïques pour pouvoir mettre les Téfilin et organiser des prières collectives. À l’armée, les soldats réclament avant tout des objets de culte et des livres de Torah. Bref, un retour massif au judaïsme se manifeste un peu partout dans le pays. ‘Am Israël ‘Haï Vékayam ! Le peuple juif est bien vivant !

La conclusion qui s’impose est la suivante : quand notre conduite déplait à D.ieu, “à quoi servent les gardiens ?” En revanche, lorsqu’Il est satisfait, des faits incroyables se produisent : le commandant de bord, grièvement blessé, parvient à ouvrir le cockpit ; les passagers, en pleine chute libre, trouvent le sang-froid nécessaire pour intervenir ; un simple plombier parvient à redresser l’avion et à stopper sa descente vertigineuse ; l’appareil reste pilotable malgré les dommages ; enfin, des pilotes présents à bord parviennent à le faire atterrir dans un aéroport accessible… Finalement, tous, à l’exception du pilote, s’en sortent sans autre dommage, témoins d’un événement difficilement explicable par la raison seule. Un clin d’œil du Ciel qui nous dit : “Je suis là. Vous êtes sur la bonne voie, Je suis content de vous. Continuez !”

Ce message ne concerne pas uniquement les passagers de ce vol, mais s’adresse à tout Israël. Nous formons un même peuple et sommes tous concernés, comme nous l’avions d’ailleurs été lors du pogrom de Sim’hat Torah. Nous avions alors compris qu’un changement dans notre conduite s’imposait et qu’un retour sincère au judaïsme était indispensable. D.ieu, dans Sa bonté, nous a aujourd’hui donné un signe encourageant à travers cette intervention miraculeuse.

En espérant que ce ne soit qu’un début !