En ce début de semaine, j’ai envie de partager avec vous une discussion que j’ai eue l’autre jour avec une super copine.
Elle me confiait à quel point son foyer traversait une pause obligée (??!!), suite aux premiers mois de son accouchement, qui lui avaient imposé un rythme de fou.
« Entre le manque de sommeil et la fatigue physique du quotidien, la pression monte très vite. On n’est pas des robots et, face à la charge mentale, les situations peuvent devenir extrêmement lourdes et fragiliser l’équilibre familial.
Le pire, c’est quand des circonstances indépendantes finissent par s’en mêler, imposant un arrêt brutal et une tournure que personne ne souhaitait voir s’emballer ainsi.
Pourtant, dans ces moments-là, une femme a juste un besoin vital et absolu d’aide, de la présence et de la force de son mari pour porter la famille.
Personne ne veut en arriver là », me confiait-elle.
« On regrette les proportions que prennent ces phases difficiles, nuisant à l'image et à l'honneur légitime du chef de famille. »
Cette pause obligée doit au moins servir à un Tikoun (une réparation) : poser les armes, réfléchir chacun de son côté et mettre la fierté de côté pour préparer un nouveau départ sur des bases solides.
Il n’y a aucune honte à ce qu’une épouse prenne enfin du temps pour elle, prenne soin de sa santé et de son équilibre pour remonter la pente, tout en faisant une vraie remise en question pour retrouver ce calme intérieur si précieux.
Je lui ai encore dit que c’est uniquement en Hachem et avec une Émouna à 100 % que l’on trouve la force d’avancer chaque jour.
« Quand tu doutes, regarde tes enfants. Quand tu t’occupes de ton fils, sa ressemblance avec son papa saute aux yeux : il a ses traits, ses expressions, sa droiture et cette force de caractère unique qui caractérise son père.
Un fils, c’est le reflet direct et fier de son papa, et ce lien familial reste intact, peu importe la distance du moment ou les bruits du dehors.
Et quand tu vois le sourire de ta fille, tu te connectes direct avec Hachem. Elle porte le Tsélem Élokim (l’image divine) d’une manière tellement pure qu’elle rappelle que notre rôle de parents est une mission sacrée. »
Nos Sages nous enseignent que le mariage, c’est le plus grand des Tikounim (les réparations de l’âme). C’est un vrai travail sur soi.
Face aux épreuves de la vie, les situations peuvent échapper à notre contrôle, mais la Émouna nous montre que le vrai courage pour le couple, c’est d’avoir la force d’effacer définitivement le passé, de reconnaître la valeur centrale du conjoint et de choisir fermement la paix à deux.
La porte de la maison doit rester grande ouverte pour retrouver ce calme et cette sérénité.
Les enfants ont un besoin fondamental d’un papa fort, honoré à sa juste valeur et respecté dans son rôle de protecteur, et d’une maman apaisée, pour avancer à nouveau ensemble, main dans la main, là où est leur vraie place.
Puisse Hachem apporter la sérénité et un grand Chalom Bayit dans nos foyers pour cette nouvelle semaine !
La Maman de Sheyna




