Les hommes en général, et même les grands méchants loups, les affreux jojos, les mafieux sans scrupules, devraient prendre l’habitude d’écouter les conseils de leur épouse.
Car l’intuition féminine est l’apanage de toutes, même des femmes de dictateurs ! Ainsi, Zérech (Meguila 6,13) assène-t-elle à son Premier ministre de mari, Aman la crapule, une vérité monumentale, au moment où il revient, honteux et humilié, des honneurs qu’il a dû octroyer à Mordékhaï.
Voici son langage : « Si Mordekhaï, devant qui tu as commencé à tomber, est de la descendance des Juifs, tu ne pourras rien contre lui, car tu tomberas certainement devant lui. »
Mais Aman, sourd à ce judicieux constat, continuera son inexorable chute (ou ascension ?) vers la potence.
À la sortie de Pessa'h 2026, il faut écouter les retransmissions radiophoniques de la Mimouna à Sdérot. C’est la fête.
Les 30 000 habitants de la ville, qui se connaissent presque tous, veulent parler au micro de Kol Israël venu pour l'occasion rendre hommage à cette petite localité du sud — cible favorite du ‘Hamas (car si proche de la bande de Gaza), qui a été très durement frappée lors du carnage du 7 octobre 2023, perdant 53 de ses habitants.
Ici, les sirènes et les abris chaque demi-heure, on connaît.
Le maire, M. Alon Davidi, dit quelques mots sur l'estrade, dans un brouhaha de voix joyeuses et de musique orientale ; puis une femme du peuple, amoureuse de sa ville, prend le micro et parle comme un Gadol Hador : « Mes amis, la Mimouna, ce n’est pas les mouffletas ! Erreur ! La Mimouna, c’est l’union du peuple juif ; on se rend visite sans invitations, sans regarder les origines, les différences de rites, les frontières entre communautés. C’est ça, le message de la Mimouna. »
L'union fait la force.

Demain soir, c’est Yom Hashoah en Israël.
Ce rappel de la catastrophe humaine la plus monumentale que le monde ait connue est crucial. Les derniers survivants (chaque année, disparaissent entre 10 000 et 15 000 rescapés de la Shoah) témoigneront sur les médias du pays, en cette journée qui leur est entièrement consacrée.
Ces commémorations sont d'abord pour nous : ne comptons pas trop sur les Nations pour se souvenir, vu l’étonnante sélectivité de leur mémoire lorsqu’il s’agit d'Israël.
Pour certains d'entre eux, par exemple, le 7 octobre est devenu la date-départ d’une agressivité israélienne intense contre les Palestiniens… (!!!) Avec 1200 victimes juives en une seule journée, il faut quand même oser.
Si c’est ainsi qu’ils liront bientôt l’historique de la Shoah, mieux vaut, en effet, qu’ils se taisent ou restent amnésiques.
Peine de mort en Israël… ?
L'État hébreu depuis sa création, a choisi dans sa juridiction de limiter à des cas extrêmement singuliers la peine capitale. Elle n’a été appliquée de facto qu’une seule fois : lors de l’exécution d’Adolf Eichmann en 1962.
Israël, confronté à des menaces existentielles récurrentes, reste l’un des pays les plus retenus dans l’usage de la peine capitale, là où d’autres démocraties l’ont appliquée de manière bien plus extensive dans leur histoire récente.
Le peuple juif, dans la constitution de son droit, s’est imposé des conditions d’application de la peine capitale tellement étroites qu’elle n’a, en fait, jamais été prononcée dans les dossiers de terrorisme contemporains.
Mais récemment, à la lumière de la conjoncture actuelle et des exactions du 7 octobre, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a défendu un projet de loi visant à instaurer la peine de mort pour les terroristes reconnus coupables de meurtre. Cette initiative a également reçu le soutien du Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
La loi a été présentée et, au vote final du 30 mars 2026, le texte a été adopté à une nette majorité.
Mais, on s'y attendait, le Service diplomatique de l’UE, des experts de l’ONU, Amnesty International, ainsi que les gouvernements de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et du Royaume-Uni ont dénoncé le texte, qui violerait le droit à la vie, introduirait une application discriminatoire et risquerait d’enfreindre des principes fondamentaux du droit international.

En gros, on refuse à Israël le droit de se donner des moyens de dissuasion contre des crimes commis sur lui.
Ce peuple, après avoir été livré sans défense à une entreprise d’anéantissement total, se retrouve encore sommé de justifier ses moyens de protection, même après le plus grand pogrom de civils qu'il ait subi sur sa terre.
C'est là, le refus flagrant de la part des Nations d’accepter pleinement le droit du peuple juif à se défendre selon ses propres critères.
On désespère de l'Occident.
Donnez-moi Sdérot, donnez-moi sa joie, son optimisme et sa ténacité.
Donnez-moi le peuple juif, son énergie et sa vitalité.
Il reste ma seule boussole ici-bas.

Mais surtout, donnez-moi sa morale, sa vraie compassion et sa Vérité.
« ...tu ne pourras rien contre lui, car tu tomberas certainement devant lui. »
Nos ennemis et nos détracteurs devraient toujours écouter les conseils de leurs femmes…




