Pour un chef d'État, il a vraiment un look improbable.
Blouson noir, tignasse décoiffée, favoris fournis, il ne lui manque que les santiags pour l'accoutrement du parfait loubard.
On l'aura compris, Javier Milei, président de l’Argentine, se moque royalement de l'étiquette.

À peine débarqué en Terre Sainte, invité par le gouvernement de Netanyahou à participer aux festivités des 78 ans de l'État hébreu et à allumer une torche, il va consacrer les premières heures de son séjour, à une visite au Kotel.
Et il y vient pour PRIER, et non pour suivre le protocole imposé par son chef de cabinet.

De façon symbolique, il clôturera également son voyage par le Mur des Lamentations, signifiant ainsi, sans ambiguïté, quel est à ses yeux le lieu le plus emblématique du pays.
Dans un emploi du temps ultra-serré, il réserve une demi-journée pour se rendre à la prestigieuse Yéchiva de ‘Hévron, où il reçoit un chaleureux bain de foule de la part des Ba’hourim qui se pressent pour lui serrer la main, et recueille les bénédictions des dirigeants de la plus grande académie talmudique du monde.


Javier nous aime, ne se lasse pas de nous le dire et de nous le montrer.
Mais sa particularité, c'est de nous aimer pour ce que nous sommes.
Derrière l'État hébreu, il aime le Juif, il aime la Torah, les Dix Commandements, la tradition ancestrale d'Israël et son sens moral.
Et cet homme soulève alors, sans le vouloir, une polémique pour deux catégories de personnes bien distinctes.
D'abord, il dérange les Gentils qui, depuis le 7 octobre 2023, ont largement voté contre nous.
Il ose dire : "Israël, j'aime !" Point d'exclamation.
Il inscrit ainsi dans l'atmosphère hostile à Israël, une possibilité autre que celle du consensus actuel de ressentiment à notre égard.
Mais ce qui est plus grave, est la deuxieme catégorie qu'il met très mal à l'aise : un certain establishment judiciaire et médiatique israélien, accro à sa laïcité, à sa vision d'un État semblable aux autres, sans particularité juive, sans élection divine, sans spiritualité — dont les enfants souvent ont émigré vers Berlin ou New York— et qui s'est donné comme ennemi les Lomdé Torah, les étudiants de Torah.
Pour ceux-là, voir un chef d'État étranger saluer et honorer ce qu'ils méprisent est proprement insupportable.
Un président argentin au look de rockeur comprend ce que certaines élites ne conçoivent pas...
Ne rentrons pas dans une polémique douloureuse. D'autant plus que le peuple, dans sa grande majorité, n'achète par les positions extrémistes et anti-judaïques de certains. Au contraire. Israël se rapproche à grands pas de sa tradition.
Pour exemple : 93% des Israéliens ont assisté au Séder, 72% disent être croyants et la Brit-Mila est pratiquée à près de 99%.
"Vous êtes la morale de l'humanité entière", déclarera Javier Milei, chef d'État, président de l’Argentine, au peuple juif, dans l'enceinte de ses Maisons d'étude.
"Quelles sont belles tes Tentes, Israël."
Il faut parfois quelqu'un d'extérieur pour nous le rappeller...




