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Pensée Juive

Apprendre à être satisfait de soi : maîtriser son Néfech

Mis en ligne le Lundi 20 Juillet 2020

De plus en plus de personnes cherchent tous les moyens pour prendre soin de leur santé physique, notre santé psychique ne requiert-elle pas la même attention ? Manger sainement est une nécessité, mais penser, réagir, créer des liens, vivre sainement l’est tout autant. Lorsque nous parlons de Néfech, il est question de tout ce qui constitue le monde intérieur de l’homme, sa spiritualité et son âme. 

Le Néfech

Le rêve de C. est d’être une maman calme, mais ses trois enfants de six, trois et un an se sont mis d’accord pour contrarier son apprentissage de la sérénité... Elle se retrouve donc à se mettre en colère tous les soirs et se couche déprimée par son nouvel échec... Que faire ? C’est un complot ! 

P. veut faire un régime, mais sa résolution ne tient chaque jour que quelques heures. En même temps, quelle idée d’ouvrir une pâtisserie juste en face de son travail !

Schizophrénie ? Dédoublement de personnalité ? La même personne veut quelque chose et fait autre chose, elle peut même parfois aller à l’encontre de ses aspirations les plus profondes. C'est tout simplement le résultat d'un "combat" entre les quatre parties dominantes du Néfech avec lesquelles nous allons faire connaissance.  

La raison

C’est la partie sage du Néfech, c’est elle qui doit diriger notre vie, elle doit être le filtre à travers lequel toutes nos volontés sont jugées, pesées avant d’être transformées en acte ou pas.

Beaucoup de nos actes au quotidien sont devenus tellement habituels, qu’ils ne passent plus par la raison et « l’habitude devient une nature profonde », comme le disent nos maîtres. Les pensées aussi peuvent devenir des habitudes et échapper au contrôle de la logique. Combien de personnes ont pris l’habitude de s’inquiéter, d’être stresser sans aucune raison tangible ? C’est que leurs pensées travaillent en pilote automatique et ne sont plus filtrées par la réflexion.

Les situations où la raison est aux commandes :

  • Un événement vous déstabilise sur le moment, mais, « après réflexion », vous arrivez à relativiser.
  • Vous percevez les choses avec réalisme, vous êtes capable de juger Lékaf Zékhout (de juger l’autre positivement).
  • Vous prenez une décision après avoir bien pris le temps de peser le pour et le contre.
  • Vous sentez une satisfaction d’avoir surmonté une envie ou une pulsion spontanée.
  • Vous prenez vos responsabilités.

L’émotionnel

Les émotions sont une partie indispensable de notre Néfech et de notre lien au Divin. L’acte et le cœur doivent être mis ensemble au service d’Hachem pour atteindre une spiritualité complète.

Les émotions peuvent être qualifiées de saines ou malsaines, il est par exemple sain de se sentir triste lors d’un deuil, il est malsain de se sentir déprimé pour une futilité. Elles sont saines lorsqu’elles nous donnent la force d’agir : comment une mère aurait-elle la force de se lever toutes les nuits pour son bébé si elle ne l’aimait pas ? Un homme peut-il faire du ‘Hessed (des actes de bienfaisance) s’il ne ressent pas de la compassion pour son prochain ? Les émotions sont en revanche malsaines lorsqu’elles nous paralysent ou nous font agir à l’encontre de notre réflexion.

Les situations où l’émotionnel est aux commandes :

  • Vous réagissez rapidement et vous regrettez.
  • Vous laissez une émotion (anxiété, peur, déprime) vous envahir sans aucune raison valable.
  • Vos relations avec votre entourage sont basées sur des cris, des pleurs ou du chantage affectif.
  • Votre comportement est immature.

L’imaginaire

Nous allons à présent visiter la zone la plus dangereuse du Néfech, l’allié numéro un du Yétser Hara', notre penchant à choisir le mal. Lorsque le cerveau se trouve face à une situation incomplète, il fait systématiquement appel à l’imaginaire pour combler les trous du puzzle. Il aime ramener les souvenirs et les traumatismes du passé pour appuyer ses thèses. Si vous ressentez de la colère envers X, il est probable que votre imaginaire se fera un plaisir de vous raconter que X a toute une série de très mauvaises intentions et il vous amènera pour preuves toutes les situations où vous avez déjà été en colère contre X. Si vous avez peur de monter en avion, il ira chercher dans vos souvenirs toutes les images de crash que vous avez pu voir dans des films.

L’imaginaire nous sert également, dans son côté positif, à avoir une perception élargie des situations, à voir loin et à construire des aspirations pour le futur, il nous pousse à évoluer et vouloir grandir.

Les situations où l’imaginaire est aux commandes :

  • Vous surestimez la gravité d’un comportement ou d’un problème.
  • Vous pensez que vous ne valez rien.
  • Vous êtes persuadé de savoir ce que pense l’autre.
  • Vous « savez » d’avance que ça va mal se passer.

 La volonté (Ratsone)

La volonté n’est jamais aux commandes, elle donne l’impulsion de départ, mais va toujours prendre d’abord conseil auprès de la raison (dans le meilleur des cas), de l’émotionnel ou de l’imaginaire avant de passer à l’acte. Un homme ne ressent de satisfaction durable que lorsqu’il parvient à concrétiser ses volontés profondes. 

Tout le travail de l’intériorité, toute 'Avodat Hamidot (travail sur les traits de caractère) commence par le Ratsone : vouloir se prendre en main, vouloir donner un sens à sa vie, vouloir des choses positives pour soi-même et les autres. C’est pourquoi le but principal du Yétser Hara' est de nous empêcher d’être à l’écoute de nos aspirations spirituelles et de les transformer en désirs matériels. Nous sommes la génération de la communication et de l’action, mais qui prend le temps de se déconnecter de cette course pour se demander : « Qu’est-ce que je veux vraiment ? »

Je décide : à qui je laisse le volant ?

  •  Faites de la raison votre meilleur ami : de la même façon que lorsque vous ne savez pas comment agir, vous demandez à un ami, vous pouvez demander à votre raison de vous conseiller. Il arrive souvent que, face à un problème, les réponses se trouvent en nous.
  • Arrêter l’imaginaire dans sa course : ne le laissez pas vous raconter ses histoires, surtout sur les autres. Utilisez-le plutôt pour trouver des circonstances atténuantes, ce n'est pas grave d'être naïf, c'est bon pour la santé psychologique !
  • Utilisez votre libre arbitre : réfléchissez à ce que vous voulez vraiment, le piège des influences extérieures, lorsqu’on s’approprie les volontés des autres, est qu’on finit par ne plus exister en tant qu’être indépendant.
Rivka MELKI

Thérapeute familiale - tél : 054-8509-223

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