Chalom Ouvrakha. Le mois d'Iyar est un mois d'effort, le mois du Rachbi (Rabbi Chimon bar Yo'haï), je vais expliquer ce que j'entends.

Le mois du labeur, comme l'indiquent tous les ouvrages saints : nous avons eu le privilège de bénéficier de grandes lumières au mois de Nissan, comme lors de la sortie d'Égypte lorsque le peuple juif était esclave et soudain, D.ieu les en fit sortir et rehaussa leur statut.

« Vous, Je vous ai portés sur l'aile des aigles, Je vous ai rapprochés de Moi. »

C'est se retrouver tout en bas, proche de la 50ème porte de l'impureté, l'Égypte, et se rapprocher de Hachem, c'est-à-dire plus haut que la 50ème porte de la sainteté.

Cela ressemble à un homme que l'on attache fermement avec une corde qui se trouve tout en bas, et qu'on propulse tout en haut en quelques minutes avec une fusée, jusque tout en haut. En réalité, il se sent en haut, mais ses forces ne sont pas à  ce niveau, il a des vertiges, il est heureux, mais il a des vertiges. Puis on le fait redescendre en bas, il sait qu'il doit faire son ascension, par le biais d'escaliers, même en ascenseur, mais lentement, pas à pas.

C'est le travail du mois d'Iyar, c'est pourquoi ce mois est le mois de l'effort, il n'y a pas de fête dans ce mois, uniquement Pessa'h Chéni. Pessa'h Chéni nous enseigne qu'on ne doit jamais se décourager : tu pensais te lever tôt, finir le Daf (Hayomi), tu pensais faire ceci ou cela, mais il ne faut pas baisser les bras au cas où ça ne marche pas.

C'est la nature de l'homme, il n'est pas parfait et ne peut tout réaliser. Mais comment se renforcer pour ne pas sombrer ? D.ieu nous a donné le mérite du Tana, Rabbi Chimon bar Yo'haï, et chacun se sent proche de lui, chaque Juif se sent attaché à lui, c'est une fête, même pour ceux qui ne vont pas à Méron, ils se sentent néanmoins attachés à Rabbi Chimon bar Yo'haï. Pourquoi ?

Nous avons beaucoup d'explications à ce sujet. Je raconterai simplement une histoire sur Rabbi Chimon bar Yo'haï qui nous renforcera. Je vous la raconte en version abrégée, mais c'est une histoire qui est décrite longuement. Il y avait un couple qui se maria, ils vécurent ensemble, mais leur vie de couple ne réussit pas. S'ils avaient vécu à notre époque, ils auraient consulté un premier thérapeute, puis un second et un troisième, et on gagne au moins un an ou deux au cours desquels le couple vit ensemble. Lorsqu'on paie un thérapeute, et s'il y a des conflits, on ne divorce pas, car il faut attendre l'avis du thérapeute. Mais par la suite, on constate que ni le thérapeute, ni la thérapeute n'ont aidé, car sans travail sur soi, on ne peut arriver à rien, mes amis.

Lors de la cérémonie du mariage, pourquoi casse-t-on un verre ? Savez-vous pourquoi ? Car le verre est un réceptacle. Si tu veux que le mariage réussisse, il faut renoncer au réceptacle, au fait de recevoir, mais il faut uniquement donner. Prends l'ustensile qui symbolise le fait de recevoir et casse-le.

Non, je ne dois rien recevoir ! Je dois uniquement donner. Donner et seulement donner. Et le terme Koss (verre) a la même valeur numérique qu'Elokim, la Midat Hadin (l'attribut de rigueur). Qu'est-ce que recevoir ? Tu es venu ici pour recevoir ? D.ieu m'a déjà tout donné. J'ai tout ce qu'il me faut.

Que dit l'homme le plus sage ? « Pourquoi donc se plaindrait l'homme sa vie durant ? » Le fait d'être vivant est suffisant ! Il reçoit tellement du fait qu'il respire, combien de personnes malheureusement sont décédées cette année…

Revenons à notre histoire sur Rachbi, Rabbi Chimon. En l'absence de thérapeutes, ce couple n'arrivait pas à s'entendre et ils décidèrent de divorcer. Ça y'est. La femme se rendit chez Rabbi Chimon et lui demanda : qu'est-ce que je fais ? Je lui ai cuisiné, je lui ai fait ceci et cela j'ai tout fait pour lui, mais ça ne marche pas. Rabbi Chimon lui demanda : comment s'est déroulé votre mariage ? Avez-vous organisé un mariage comme il faut ? Avez-vous servi divers plats, et y avait-il de la musique et des comiques ? Je veux que le divorce se déroule de la même façon. Nous le savons dans la Halakha qui stipule : « Si, sortie de la maison conjugale », un lien est fait entre la sortie et le verbe être. Cela doit se passer de la même façon, nous le voyons dans la Halakha. Le divorce doit ressembler au mariage. La Guémara se sert de cette idée dans d'autres domaines, mais Rachi affirme que tout comme le mariage s'est déroulé sous le feu des projecteurs, avec toutes sortes de choses, le divorce doit avoir lieu dans la même ambiance.

Ils suivirent cet avis, ils organisèrent un très beau repas, mais le 'Hatan commença à boire beaucoup de vin. Comment le repas commence-t-il ? Par Boré Péri Haguéfen (Brakha sur le vin). Et il voulait boire suffisamment pour s'acquitter de la Brakha, il but un verre, un deuxième puis un troisième. Légèrement ivre, il dit alors à son épouse : tout comme le mariage doit se dérouler dans une ambiance d'amour, ainsi, il doit en être du divorce. En fait, ils voulaient divorcer du fait qu'ils n'avaient pas d'enfants. Alors le 'Hatan dit à la Kalla : nous divorçons demain. Nous avons convenu d'organiser un repas de séparation, nous y sommes, mais maintenant, je voudrais te faire un cadeau, et c'est toi qui choisiras le cadeau. Ce 'Hatan, après avoir bu 8 verres, s'effondra et s'endormit.

La femme dit alors : emportons-le avec son lit et mettons-le dans la maison de mes parents. Soudain, il se réveille de son état d'ivresse, et il remarque qu'il se trouve chez les parents de sa femme. Il demande : pourquoi je suis là ? La femme lui répond : tu m'as dit que je pouvais emporter de la maison la chose que j'aime le plus et j'ai emporté ce que j'aime le plus. Le mari décida alors d'annuler le divorce et il renoua avec son épouse et ils eurent droit à une longue et belle vie et à de nombreux bienfaits.

Ce récit a donné lieu à de nombreux commentaires, j'en retiens un pour finir : cette histoire symbolise une chose. Rachbi, c'est la Midat Hadin ; comme l'indique la Guémara : là où il portait son regard, il éliminait ce qu'il voyait. 

Mais Rachbi dit : c'est un mois d'effort, si le mari crie, ou l'épouse s'emporte, ne lui réponds pas en criant. Gâte-le, prépare-lui un repas convenable et toutes les accusations disparaîtront.

Mes amis, n'oubliez pas, en ce mois-ci, renforcez vos relations, exploitez ce mois-ci et préparons-nous au mois du don de la Torah. Puissiez-vous avoir beaucoup de réussite et d'aide divine.

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