Chaque matin, hommes et femmes récitent la même prière : “Birkot Hacha’har”. Pourtant, une bénédiction particulière n’est réservée qu’à nous les femmes : “Ché’assani Kirtsono” (“qui m’a faite selon Sa volonté”). Quelles sont donc ces qualités si spéciales qu’Hachem nous a données ?

Un attachement profond à Hachem

La première chose que nous possédons et qui crée un lien si spécial entre nous et Hachem, c’est notre Emouna (foi en D.ieu) !

Comme l’enseigne le Talmud (Ta’anit 8a), nous, les femmes, avons au plus profond de nous (ou de nos cœurs) cette croyance profonde, cette foi en Lui, qui nous accompagne 24 heures sur 24.

Et le Maharal de Prague (dans Nétivot ‘Olam) nous dit que la femme est, par essence, beaucoup plus attachée à D.ieu que l’homme. C’est pour ça que nous sommes dispensées de porter une Kippa sur la tête ou des Tsitsit sous nos robes, parce que nous n’avons pas besoin de rappel physique pour témoigner de cet attachement qui est, chez nous, comme inné.

Rappelez-vous de nos grands-mères, certaines n’avaient pas appris à lire, mais toutes parlaient chaque jour de longues minutes face à la Mézouza, ou près de la fenêtre en levant les yeux au ciel ! Car la Emouna ne s’apprend pas. Elle fait partie de nous, de notre ADN de femme. Et cette foi constante en D.ieu est une force que nous recevons à chaque génération et que nous transmettons à notre tour à nos enfants et petits-enfants.

Intuition et attention : deux qualités en or !

Contrairement à l’homme, la femme possède la “Bina”, c’est-à-dire une intuition particulière. Cette intuition nous sert à mieux ressentir notre proximité avec Hachem. Au quotidien, chaque femme se sert de la Bina pour comprendre les besoins de chacun, pour pouvoir y répondre avec la plus grande attention.

C’est pour ça que le roi Salomon disait que c’est “la sagesse des femmes qui bâtit leur foyer” (Michlé 14, 1). La femme est en effet le pilier de la famille, elle se soucie du bien-être de chacun et fait en sorte que toute la maisonnée tourne sans l’ombre d’un grain de sable qui viendrait enrayer la machine.

C’est en fait elle la femme vertueuse, la Echèt ‘Hayil que décrit le roi Salomon et que nous chantons le vendredi soir, celle qui s’occupe de chacun dans les moindres détails.

Une beauté intérieure

La Torah valorise l’intériorité de la femme. C’est grâce à leurs vertus que de nombreuses délivrances ont eu lieu dans l’histoire juive. D’ailleurs, ce sont les miroirs des femmes que D.ieu a accepté en premier pour la construction du Michkan (Tabernacle). Parce que ces miroirs symbolisaient la beauté de la femme… qu’elle réservait à leur mari. Cette beauté intérieure est toujours valorisée. Non pas parce que la discrétion est une qualité, mais parce qu’en chacune de nous, des trésors sont renfermés… dont Seul D.ieu connaît réellement la valeur !

A l’image d’Hachem dont on peut croire que le “visage” est caché (Téhilim 13), en réalité, Sa beauté et Sa grâce peuvent être contemplées à chaque instant dans la nature.

Notre véritable beauté à nous, les femmes, est naturelle et se voit dans nos gestes, dans nos paroles. Sans que nous n’ayons besoin d’artifices ou d’habits “dernière tendance”.

Ce lien si spécial qui nous unit à D.ieu est une bénédiction ! Comme nous existons selon Ses attentes, cela signifie que nous avons un lien unique avec Lui.

Nous avons la possibilité à chaque moment de la journée de Lui ouvrir notre cœur par nos pensées et nos actions. Et comme Il nous a créées selon Sa volonté, Hachem se montre à l’écoute de nos désirs… Nous avons donc la possibilité, à l’image de nos Imaot (matriarches), d’accomplir à notre tour de grandes délivrances, que ce soit par l’éducation de nos enfants (dans la droiture et l’amour), ou encore par la diffusion de Torah, en organisant des cours chez nous, en aidant notre entourage et bien plus encore...

Et comme le dit Rabbi Yonathan Eybeschitz : "Le pouvoir de la femme, c’est ce qu’il y a de plus fort au monde !". Alors… avec ce super-pouvoir, qu’allez-vous accomplir de grand aujourd’hui ?