Si je demandais à mon entourage “Qui veut recevoir la présence Divine chez lui à la maison ?”, on me prendrait pour un fou, sous prétexte que je ne peux pas satisfaire mes interlocuteurs !

Et pourtant, il y a un passage connu de tous qui affirme qu’il est effectivement possible d’inviter la présence Divine. En fait, il a été tellement entendu et répété, que l’on ne réalise pas sa véracité. Il est écrit (Sota 17) : Si l’homme et la femme sont méritants (en hébreu, “Zakhou” signifie “méritants”), la présence Divine s’installe entre eux. Mais que faut-il faire pour la mériter ?

La réponse nous est donnée dans le texte même de la Guémara : le mot “Zakhou” en hébreu a deux significations : soit “ils méritent”, soit “ils se purifient”. Si l’homme et la femme se purifient, en respectant les lois de pureté familiale, ils ont là une garantie qu’Hachem réside parmi eux.

Il est évident qu’une telle bénédiction ne peut engendrer que bonheur et réussite, et, bien entendu, ne pas être à la base de malédiction.

Et voici une histoire savoureuse pour illustrer notre propos.

En 5710 (1950), une épidémie de choléra se répandit dans la ville de Jérusalem. Personne n’en connaissait la cause. Une équipe de chercheurs et docteurs étaient déjà sur le terrain et essayaient d’analyser toute anomalie qui pourrait être à la base de la maladie. A cette époque, à Jérusalem, il y avait une pénurie d’eau, et la population était obligée de limiter au maximum sa consommation. C’était plus ennuyeux pour les Mikvaot (bains rituels) de Jérusalem.

En effet, ne pas changer l’eau d’un Mikvé où se trempent une vingtaine de femmes par soir risquait fortement de transformer ses eaux en nid de bactéries et maladies. A plus forte raison en période d’épidémie ! Ne trouvant toujours pas la cause de ces maladies, les chercheurs se demandèrent si, en fait, ces Mikvaot ne pouvaient pas être à la base de tous les problèmes. Sitôt dit, sitôt fait : c’est dans l’un des Mikvaot les plus fréquentés que les spécialistes commencèrent leurs recherches. Il s’agissait du vieux Mikvé de la vieille ville où se trempaient chaque soir plus de cinquante femmes.

Des échantillons de l’eau du Mikvé furent prélevés et envoyés au laboratoire pour les analyser. Je ne vous cache pas avec quelle appréhension la communauté juive attendait le verdict. En effet, si les analyses s’avéraient positives, cela déclencherait un soulèvement contre le judaïsme, mis à part le relâchement certain dans les lois de pureté familiale...

Mais quelle ne fut pas leur surprise lorsque les résultats furent enfin publiés... Les analyses indiquaient un taux de pollution très bas, beaucoup plus bas qu’une eau qui aurait servi à se doucher !!!

C’est ce que dit le verset : celui qui observe les Mitsvot ne connaîtra pas de malédiction. Il est impossible qu’une Mitsva entraîne un préjudice. Les Mitsvot sont toujours sources de bénédiction que l’on percevra toujours, tôt ou tard !