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A la maternité de l’hôpital Chaaré Tsédek, Réouven et Dvora Guinzbourg- les parents des deux jeunes enfants morts dans un incendie il y a quelques mois dans la localité de Bétar - ont été interviewés et ont relaté le passage de l’immense tristesse ressentie lors de la mort de leurs enfants à la joie de la naissance des triplés qui a eu lieu la semaine dernière.

Lors d’une interview émouvante réalisée par Ofer ‘Haddad, journaliste de la chaîne ‘Hadachot 12, Dvora, la maman, a pris la parole depuis la première fois depuis la naissance, et a décrit ses sentiments complexes lors de ce jour joyeux.

« Le médecin a véritablement commencé à pleurer », commence Dvorah, à l’approche de la naissance des triplés, deux filles et un garçon.

Le père Réouven répond en souriant : « D.ieu nous a envoyé le remède avant le malheur, c’est vraiment un remède. »

« Nous avons eu le sentiment d’avoir reçu un véritable cadeau du Ciel », déclare Dvora, et de poursuivre : « J’ai eu le sentiment que les enfants, Tsvi et Efrat (zal) me protégeaient. »

La mère dévoile, tout en éclatant en pleurs : « Chaque soir, avant d’aller dormir, je leur disais : mes chéris, protégez-nous. »

« La tristesse et la joie coexistent dans notre cœur. C’est-à-dire que je ne pense pas que l’accouchement ait atténué la douleur : mon cœur est partagé - une partie est très très heureuse, et j’ai le sentiment que la joie a déplacé un peu la tristesse. »

Son époux Réouven, père des triplés, qui a perdu il y a sept mois ses deux enfants, enchaîne : « Nous ne comprenons pas, nous ne posons pas de questions, mais nous savons que si Il (D.ieu) a agi de cette manière, c’est ce qui devait arriver. C’est un travail sur soi, ce n’est pas une cérémonie machinale qui te calme au même instant, mais cela te renforce et nous vivons de cette façon. »

Pour conclure, Dvora relate d’une voix entrecoupée par les sanglots : « Juste avant d’accoucher, l’équipe médicale m’a demandé : "Combien d’enfants tu as ?" J’ai répondu : "Cinq. Deux au Ciel et trois ici. Ce sont encore mes enfants. Lorsque je vais allumer les bougies la veille de Chabbath, je serai très émue d’en allumer pour huit enfants ! »

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