Plus de 3400 nécessiteux de confession musulmane ont reçu du Beth ‘Habad au Nigéria des colis alimentaires pour le Ramadan, en mai.

« C’est une valeur juive d’aider quiconque en a besoin, juifs et non-juifs », résume Rabbi Israël Uzan et son épouse ‘Haya, émissaires ‘Habad au Nigéria depuis 2013. « Cette opération s’adresse notamment aux jeunes musulmans fuyant le nord du pays à cause de la terreur que font régner des groupes terroristes comme Boko Haram. Il y a tant de familles dans le besoin ».

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Une marque importante de coexistence et de respect mutuel

Rabbi Uzan et son épouse sont coutumiers de ce genre d’opérations humanitaires envers les plus démunis du Nigéria, de toutes confessions : distribution de lunettes, programmes pour les enfants ayant des besoins spécifiques, cours de technologie pour les habitants et assistance aux orphelinats locaux. « Notre action ne se destine pas exclusivement aux juifs », confirme Rabbi Uzan, rappelant que l’aide aux habitants est la majeure partie de sa mission sur place. « Nous avons décidé, depuis notre premier jour au Nigéria, de ne pas uniquement nous soucier des besoins des juifs, mais aussi de voir quels changements nous pourrions apporter pour tous. Mon sentiment est que, si nous voulons faire partie de cet environnement et nous engager réellement dans une sanctification du nom Divin, nous avons le devoir de chercher des moyens d’aider. Le Nigéria est un pays très pauvre, et les projets humanitaires ne manquent malheureusement pas », souligne-t-il, en parlant du pays le plus peuplé d’Afrique avec 200 millions d’habitants, et dont la population a crû de 60 millions d’habitants en 14 ans, soit pratiquement l’équivalent de la population française. Au Nigéria, la communauté juive est assez réduite. Elle se compose principalement d’israéliens exerçant dans des compagnies israéliennes ayant des succursales au Nigéria, ont leur propre entreprise ou exerce dans l’aide humanitaire.

La question du financement de telles opérations se pose. « Cette opération a été financée par des donateurs français, notamment l'association " les rois du monde " », explique Rabbi Uzan.

Comment la population reçoit-elle ces actions de ‘Hessed ? « Nous sommes un pays très croyant », explique un habitant local. « Nous voyons les juifs comme un peuple très spécial, qui fait partie de notre tradition ».

Un magnifique exemple de ‘Hessed – de bonté – et de Kiddouch Hachem, de sanctification du nom Divin qui, bé’ezrat Hachem, profite concrètement à des milliers de personnes dans le besoin et contribue à amener la paix dans le monde.