Chaque semaine, découvrez 5 anecdotes écrites dans la Paracha de la semaine que vous pouvez étudier ici et poser comme question à votre table du Chabbath.


וְהָאֵ֨שׁ עַל־הַמִּזְבֵּ֤חַ תּֽוּקַד־בּוֹ֙ לֹ֣א תִכְבֶּ֔ה וּבִעֵ֨ר עָלֶ֧יהָ הַכֹּהֵ֛ן עֵצִ֖ים בַּבֹּ֣קֶר בַּבֹּ֑קֶר וְעָרַ֤ךְ עָלֶ֙יהָ֙ הָֽעֹלָ֔ה וְהִקְטִ֥יר עָלֶ֖יהָ חֶלְבֵ֥י הַשְּׁלָמִֽים׃

« Quant au feu de l'autel, il doit y brûler sans s'éteindre : le pontife y allumera du bois chaque matin, y arrangera l'holocauste, y fera fumer les graisses du rémunératoire. » (6,5)

  1. Combien de temps l’autel de Moché a-t-il duré ?
  • L’autel de Moché a été en usage pendant environ 116 ans (39 ans dans le désert, 14 ans à Guilgal, 13 ans à Nov et 50 ans à Gibéon) et brûlait toujours. Par miracle, il ne se détériorait jamais et avait toujours l’air neuf.[1]


אֵ֗שׁ תָּמִ֛יד תּוּקַ֥ד עַל־הַמִּזְבֵּ֖חַ לֹ֥א תִכְבֶֽה׃

« Un feu continuel sera entretenu sur l'autel, il ne devra point s'éteindre. » (6,6)

 2. A partir de quoi la Ménora devait-elle être allumée ?

  • Nous apprenons d’ici que la Ménora ne pouvait être allumée qu’à partir du feu de l’autel sacrificiel.[2]


וּכְלִי־חֶ֛רֶשׂ אֲשֶׁ֥ר תְּבֻשַּׁל־בּ֖וֹ יִשָּׁבֵ֑ר וְאִם־בִּכְלִ֤י נְחֹ֙שֶׁת֙ בֻּשָּׁ֔לָה וּמֹרַ֥ק וְשֻׁטַּ֖ף בַּמָּֽיִם׃

« Un vaisseau d'argile où il aura bouilli, sera brisé ; que s'il a bouilli dans un vaisseau de cuivre, celui-ci sera nettoyé et lavé avec de l'eau. » (6,21)

 3. Quels miracles visaient les ustensiles d’argile ?

  • L’un des miracles du Temple était que les vaisseaux d’argile utilisés pour cuire l’offrande de ‘Hatat étaient ensuite brisés et absorbés dans le sol.[3]


וְאֵ֥ת כָּל־חֶלְבּ֖וֹ יַקְרִ֣יב מִמֶּ֑נּוּ אֵ֚ת הָֽאַלְיָ֔ה וְאֶת־הַחֵ֖לֶב הַֽמְכַסֶּ֥ה אֶת־הַקֶּֽרֶב׃

« Puis on en offrira toutes les parties grasses : la queue, la graisse qui recouvre les intestins » (7,3)

 4. Quelle queue d’animal avait-on exclusivement le droit de placer sur l’autel ?

  • Le mouton est le seul animal dont la queue pouvait être placée sur l’autel.[4]


וְנֶ֜פֶשׁ כִּֽי־תִגַּ֣ע בְּכָל־טָמֵ֗א בְּטֻמְאַ֤ת אָדָם֙ א֣וֹ ׀ בִּבְהֵמָ֣ה טְמֵאָ֗ה א֚וֹ בְּכָל־שֶׁ֣קֶץ טָמֵ֔א וְאָכַ֛ל מִבְּשַׂר־זֶ֥בַח הַשְּׁלָמִ֖ים אֲשֶׁ֣ר לַיהוָ֑ה וְנִכְרְתָ֛ה הַנֶּ֥פֶשׁ הַהִ֖וא מֵעַמֶּֽיהָ׃

« Si une personne a touché à quelque impureté, à une souillure humaine, ou à un animal impur, ou à quelque autre abomination immonde, et qu'elle mange de la chair du sacrifice rémunératoire, consacré à l'Éternel, cette personne sera retranchée de son peuple. » (7,21)

 5. En quoi consiste la punition de Karèt (retranchement) ?

  • Divers avis existent sur la définition de la sanction de Karèt. D’après Rachi, cela signifie que les jeunes enfants de la personne fautive meurent jeunes et/ou que la personne fautive meure jeune. D’après Tossefot, cela indique que les enfants sont sujets à la mort uniquement lorsque la Torah l’indique explicitement. Pour le Talmud de Jérusalem, cela signifie que la personne fautive meurt avant ses 50 ans. Enfin, d’après le Talmud de Bavel, cela signifie qu’elle décède entre 50 et 60 ans.[5]

[1] Rachach, Vayikra Rabba 7:5

[2] Tamid Ch.6, Yad, Témidim 3, Yoma, Rachi

[3] Zéva’him, Yalkout Chimoni, Kli Yakar, Rabbénou Bé’hayé, Sifté Cohen

[4] Rachi

[5] Yévamot 2a, Yérouchalmi Bikourim 2, Moèd Katan 28a