Le 14 mai 1948, à 16h précises, dans une modeste salle du musée de Tel-Aviv — anciennement la maison du maire Meir Dizengoff — David Ben-Gurion se lève devant quelques dizaines de responsables du Yichouv juif et prononce une phrase qui va bousculer l’Histoire :

« Nous proclamons par la présente la création d’un État juif en Terre d’Israël : l’État d’Israël ! »

Ca s'est passé un...14 mai 1948 -  « Nous proclamons  la créatio

Le jeune État fêtera chaque année l'évènement à sa date hébraïque, le 5 Iyar, Yom Ha’atsmaout.

Après deux mille ans d’Exil, dispersé à travers le monde depuis la destruction du Temple, exposé à la haine des Gentils, aux maltraitances, parqué dans des ghettos, parfois toléré mais toujours honni, sempiternel bouc émissaire de la méchanceté humaine, le peuple juif revient à la maison, sur la terre de ses ancêtres, celle promise par l’Éternel Lui-même à Avraham, premier Hébreu, père de la nation juive.

Les nations abasourdies observent la renaissance du ‘Am Israël sur sa Terre Promise, dans la ligne d’une prophétie biblique.

Non seulement on n’a pas réussi à exterminer les porteurs de la Parole de D.ieu ici-bas, mais les voilà de retour dans leur pays.


La cérémonie ne durera qu’une trentaine de minutes.

Autour de Ben Gourion, se tiennent les principaux dirigeants du mouvement sioniste et du futur gouvernement provisoire : Golda Meir, Moshe Sharett, Pinhas Rosen et d’autres figures fondatrices.

On suspendra à la hâte un portrait de Theodor Herzl derrière la table des invités, qui auront été convoqués secrètement quelques heures plus tôt, de peur d’un bombardement ou d’une attaque britannique.

Ca s'est passé un...14 mai 1948 -  « Nous proclamons  la créatio

Au même moment, les armées arabes aiguisent leurs sabres, chargent leurs fusils et se préparent à attaquer le jeune pays, à peine né.

L’ONU vote pour

Cette déclaration ne surgit pas dans le vide. Quelques mois plus tôt, le 29 novembre 1947, l’ONU avait voté le fameux plan de partage de la Palestine mandataire. La résolution "181" proposait la création de deux États : l’un juif et l’autre arabe, avec Jérusalem placée sous contrôle international. 

Le camp juif accepte ce compromis, malgré un territoire morcelé et difficilement défendable. Les arabes, eux, refusent catégoriquement le partage et s'apprête à prendre les armes.

33 pays voteront pour la création d’un État juif, 13 contre, 10 s’abstiendront.


Dans la nuit même du 14 au 15 mai 1948, immédiatement après la proclamation d’Indépendance, la guerre éclate. Les armées d’Égypte, de Jordanie, de Syrie, du Liban et d’Irak envahissent le jeune État.

Israël n’a pratiquement pas d’armée, peu d’armes et quelques avions. Beaucoup de combattants sont des survivants de la Shoah à peine sortis des camps. Certains émigrants débarquent directement des bateaux pour rejoindre le front.

Et pourtant, contre toute logique, les armées arabes sont défaites et Israël vainqueur, malgré la perte de 6000 hommes et femmes (1% de la population d'alors), étend même son territoire.

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La naissance d’Israël, surgissant au milieu du XXe siècle, 3 ans après avoir subi la plus grande catastrophe humaine jamais vécue sur terre, fut un miracle.

Un sourire de la Providence.

La terre antique allait à nouveau rencontrer son peuple.

Mais le ciment qui les relie — à savoir le respect des commandements, condition incontournable à la prospérité spirituelle et matérielle de ses habitants — allait-il être au programme ?

Serons-nous à la hauteur de ce cadeau de la Providence, se cristallisant un 14 mai 1948 en une déclaration ahurissante, ramenant le peuple de D.ieu sur Son Lieu ?

L’événement est grandiose, à portée eschatologique, et ne peut être relégué aux Independence Days des peuples, avec confettis, drapeaux et bals de rue.

Chacun comprend qu’il y a là quelque chose d’autrement plus grand et plus puissant.