Dans le sujet ô combien complexe (pour certains hallucinant, et on les comprend…) de notre lien avec le Créateur du Monde, jusqu’à aujourd’hui, il semble que seuls les Juifs aient réussi à débroussailler sainement le sujet et à transformer les tentatives de communication avec le Saint Béni soit-Il en un formidable essai.

Car la tâche n’est pas simple, et lorsqu’il s’agit de spiritualité, sans un bon guide, on peut facilement dévier vers les extrêmes, se perdre dans des forêts obscures (qui semblaient si captivantes de loin), tomber dans des crevasses de hautes montagnes, et finalement se retrouver bien abîmé – psychologiquement parlant – par cette  quête, à priori si naturelle, vers notre Père et Créateur.


La religion et sa pratique, le lien de l’humain avec le divin, ont monté la tête à plus d'un – individus et peuples confondus – depuis des millénaires.
Et les résultats ne sont pas toujours flatteurs.

Miroir, miroir

Certains ont résolu l’équation par un bain de sang, imposant leur conception du "comment servir D.ieu" en fonction de leur fantaisie (et au gré de leurs pulsions), faisant comprendre à tout opposant qu’il n’y a pas vraiment de choix. Suivez mon regard... Religions d’amour ou de djihad, leur vision de ce que D.ieu attendrait de Ses créatures laisse parfois songeur.

Miroir, miroir  Miroir, miroir-

D’autres se sont imposé l’ascétisme, tentant de traverser la vie matérielle et ses innombrables séductions sans faire trop de dégâts : en effet, ils ne casseront pas d’œufs, mais ne feront pas non plus d’omelettes.
Est-ce que le fakir resté 49 ans avec une main en l’air a apporté quelque chose à l'humanité et à son relationnel avec le Créateur du monde… ?

La question reste ouverte.

Miroir, miroir

D’autres encore, dans nos époques modernes, dépassés, se sont laissés porter par la masse, celle qui refuse le questionnement : ils s’adonneront donc, en désespoir de cause (et de réponses…), à leurs distractions favorites : travail acharné pour loisirs acharnés, déboulant sur névroses acharnées…

Miroir, miroir-   

Miroir, miroir-


Dans tout ce bric-à-brac, ce bazar à qui mieux mieux pour monter (ou éviter de monter) la corde vers les Cieux, le judaïsme, digne, sage, conscient, s’élève, une tête au-dessus de tous.

On peut dire en gros que celui qui suit avec sincérité et innocence son génial mode d’emploi, devient fréquentable pour son prochain (femme, mari, enfants, voisins, collègues inclus) et jouit d'une proximité vraie et saine avec son Créateur.


Le judaïsme, pondéré, cherchant le Chalom, connaissant à la perfection la nature humaineoffre tous les outils pour s'approcher de D.ieu.

Mais il n'en reste pas moins que la télécommande avec laquelle nous réglerons  l’intensité de notre relation au Très-Haut, reste dans nos mains. 
Pinocchio est totalement libre de reconnaître ou non, son Geppetto.

Vous ne voulez aucun dialogue avec Lui ? Soit ! Vous pourrez librement tout expliquer par le "cause à effet", le déterminisme ou le hasard, et la réalité vous donnera raison. 

Vous voulez juste un soupçon de relationnel ? Et Le laisser à des milliards d'années-lumière, dans les sphères inatteignables du cosmos, le plus souvent étranger aux hommes ? Libre à vous. C'est ainsi qu'Il se dévoilera. De très loin. Exactement à la mesure de l'ouverture qu'on Lui a faite. 

Mais si vous cherchez avec Lui une connexion maximale, toute proche, à Le faire entrer dans votre quotidien, à L'appeler dans l’intime de vos combats, de vos craintes et de vos joies, Lui avouant faiblesses et limites, Il sera présent sans cesse.

Et vous le saurez.


Cette liberté de "configurer" notre proximité à Lui, c'est bien entendu le cadeau ultime que L'Éternel a octroyé à Ses créatures.

Et elle est également le constat de notre effrayante responsabilité d'hommes, face à D.ieu mais surtout… face à nous-mêmes. 

Miroir, miroir-