L’homme doit être joyeux en toute situation et en tout lieu. Il ne peut y parvenir qu’en mettant sa confiance en D.ieu tout puissant, en n’ayant peur de personne. Comme il est écrit dans le livre Hovot Halévavot  : «  L’une des bases de la confiance est de croire avec certitude qu’aucune personne au monde ne peut, ni me nuire, ni m’enrichir, sans que le Créateur du monde ne l’ait voulu ».

Ainsi, nos maîtres, de mémoire bénie, ont dit : « Lorsqu’approche le mois de Adar, notre joie augmente », comme il est écrit dans la Méguila : « Le mois où leur tristesse fut changée en joie… ».

LA VIGUEUR D’ISRAËL

Il faut savoir que le mois de Adar est propice au salut, plus que tous les autres mois de l’année. Si un Juif est en procès avec un non-juif, il faut faire en sorte que le jugement ait lieu au mois de Adar, car la chance (Mazal) d’Israël est à son paroxysme.

MOISE, NOTRE MAITRE

Il existe des divergences d’opinions en ce qui concerne la date du décès de notre maître Moïse. Selon la majorité des avis, c’est le 7 Adar, comme c’est expliqué dans la Guémara (Traité Kidouchin, 37a) et dans le Choulhan Arouh (Chapitre 580, P. 2). Il est de mise chez lez hommes pieux de jeûner ce jour-là. La nuit du 7 Adar, certains ont l’habitude de fixer un moment d’étude, suivi d’un repas.

C’est une bonne habitude d’étudier le Tikoun, institué en son temps par le Gaon Ben Ich ‘Hai, que son souvenir soit une bénédiction. Lorsque l’année est bissextile, l’étude et le jeûne se feront le 7 du deuxième mois de Adar. Mais il est bon d’étudier aussi le 7 du premier mois de Adar.

S’ENGAGER A JEUNER

Comme pour tout jeûne individuel auquel l’homme s’engage, celui qui souhaite jeûner le 7 Adar doit le commencer au moment de la prière de l’après midi précédant ce jour là, comme expliqué dans le Choulhan Arouh (Chap. 562, p. 6).

Il doit réciter le passage d’introduction correspondant qui se trouve dans le livre de Prières (Sidour) avant de dire « Ossé Chalom » à la fin de la Amida.


POURIM 
KATAN : « LE PETIT POURIM »

Lorsque l’année est bissextile, même si on ne lit pas la Méguila le 14 et le 15 du premier mois de Adar, il est interdit de faire des éloges funèbres et de jeûner, ainsi que de réciter les supplications en ces jours.

Certains ont l’habitude de se réjouir et de faire un festin, le 14 - pour les habitants des villes sans murailles - le 15 pour les Jérusalémites (selon les Tossefot, le Samak, le Ran et Rabénou Pérets, qui témoignèrent que nos pères se conduisaient ainsi. Rabénou Yéhiel de Paris avait l’habitude d’accroître sa joie et son repas en invitant des gens à se joindre à lui. Le Gaon de Vilna, le Hatam Sofer, le Elia Rabba, le Minhat Itshak et d’autres partagent cet avis).

Il est donc de coutume d’organiser des fêtes avec des chants et des louanges à D.ieu, de dire des paroles de Torah et de renforcement de la foi, pour en faire profiter le public. Celui qui se comporte de la sorte sera béni comme l’affirme le Rama en conclusion des lois de Méguila : « Un bon festin réjouit les coeurs », l’essentiel étant que tout cela soit dédié au nom du Ciel.


LA LECTURE DES 
QUATRE SECTIONS (PARACHA)

Voici l’ordre des quatre sections : outre la lecture de la Paracha de la semaine, nos Sages, ont institué quatre lectures supplémentaires pour les Chabbat proches de Pourim, à savoir : Chekalim, Zahor, Para, Hahodech. Celui qui lit le Maftir  (dernière montée à la Torah) après la Paracha, lira également l’une de ces sections susnommées. Il y aura parfois un ou deux Chabbat d’Adar durant lesquels on ne lira pas ces passages. On les appellera alors « Chabbat Hafsaka » « le Chabbat de l’interruption », car on interrompt ce jour-là, la lecture habituelle de ces sections supplémentaires.

La réglementation des Chabatot ou sont lues les sections supplémentaires, et des Chabbat d’interruption, dépendra du jour ou tombe Roch Hodech Adar. Nos Sages ont ainsi institué : Si Roch Hodech Adar tombe un Chabbat, on lira la Parachat Chekalim, le Chabbat suivant (le 8 Adar) Parachat Zahor, celui d’après (le 15 Adar) marquera une interruption et le suivant (le 22 Adar) on lira Parachat Hahodech.

Si Roch Hodech Adar tombe un lundi, on lira Parachat Chekalim le Chabbat précèdent (le 29 Chevat), le suivant (le 6 Adar) on marquera une interruption, le suivant (le 13 Adar) on lira Parachat Zahor, le suivant (le 20 Adar) on lira Parachat Para et le suivant (le 27 Adar), on lira Parachat Hahodech.

Si Roch Hodech Adar tombe un mercredi, on lira Parachat Chekalim le Chabbat précédent (le 27 Chevat), le suivant (le 4 Adar), on marquera une interruption, le suivant (le 11 Adar), on lira Parachat Zahor, le suivant (le 18 Adar) on lira Parachat Para et le suivant, (le 25 Adar), on lira Parachat Hahodech.

Si Roch Hodech Adar tombe un vendredi, on lira Parachat Chekalim le Chabbat précédent (le 25 Chevat), le suivant (le 2 Adar), on marquera une interruption, le suivant (le 9 Adar), le suivant (le 16 Adar) on marquera de nouveau une interruption, le suivant (le 23 Adar) on lira Parachat Para et le suivant (Roch Hodech Nissan) on lira Parachat Hahodech.