Les gens se demandent parfois : pourquoi les Rabbanim sont-ils tellement stricts sur l'observance des mitsvot ? Ne pourraient-ils pas, parfois, accorder des dérogations particulières ? Par exemple, permettre à une femme divorcée de se marier avec un Cohen qu'elle voudrait vraiment épouser.
 
La réponse est simple : la Torah n'appartient pas aux hommes, mais à Hachem.
 
De même que tout le monde comprend qu'il ne nous est pas permis de vendre un bien qui ne nous appartient pas, nous devons comprendre que la Torah n'appartient pas aux Rabbanim. Ils n'ont pas le droit de la "vendre" (de la rendre plus attrayante aux yeux des gens qui ont du mal à respecter telle ou telle mitsva) en décrétant hass véchalom qu'il n'est pas important de respecter telle ou telle mitsva et que l'essentiel est de respecter telle ou telle autre mitsva. La Torah n'est pas un marché. On ne peut pas en prendre que ce qui nous arrange. On doit la respecter intégralement.
 
La Torah doit être transmise dans son authenticité, sans en enlever (ou y ajouter) ce qui nous arrange.
 
Nous n'avons pas le droit de faire une avéra lichmah, c'est-à-dire de transgresser une avéra pour accomplir une mitsva. Nous devons accepter toutes les mitsvot.
 
Tout ceux qui ont voulu moderniser la Torah se sont effrités. Leur Synagogues se sont vidées. Seuls ceux qui ont gardé la Torah dans la vérité, sans la déformer même un petit peu, ont continué à exister.
 
Retranscription : Léa Marciano