Avec la vie que nous menons, le titre peut paraître quelque peu utopique. Et pourtant, si nous changeons certaines de nos habitudes d’agir et de penser, nous pouvons réussir à vivre une vie dénuée d’anxiété en tout genre.

Mesdames, c’est surtout à nous que je pense quand je dis que nos vies sont bouillonnantes de stress depuis la seconde où nous ouvrons nos yeux à notre réveil jusqu’à celle où nous les refermons à notre coucher. Stress légitime me direz-vous, avec tout ce que nous avons à gérer. Entre les enfants, le travail, la maison, le mari, les repas, les courses, les réunions parents professeurs, les rendez-vous chez le docteur, généralement pimentés d’une crise d’adolescence de l’un et d’une crise d’identité de l’autre, effectivement, chaque seconde compte et on a l’impression que si l’on s’arrête ne serait-ce qu’un moment, les murs de notre maison vont s’écrouler et la Terre va s’arrêter de tourner, ni plus ni moins.

Et ce n’est pas si exagéré. En effet, la maison tient sur nous. Et nous ne pouvons pas nous permettre de prendre 1 jour ou 2 de congés de notre rôle d’épouse ou de maman. Lorsqu’on signe, c’est pour la vie. On ne peut ni réduire le nombre d’heures de travail, ni s’accorder une année sabbatique.

Si, effectivement, nous ne pouvons pas décider de ne plus vouloir sauver le monde en cours de mission, on peut en revanche décider d’opérer certains changements sur la façon de le sauver.

La femme est un être multi-tâches et c’est ce qui la rend précieuse et unique. Elle accompagnera une amie anxieuse chez le médecin, elle rassurera et épaulera son époux qui n’a pas décroché le contrat qu’il espérait, elle pansera les blessures de son enfant, aussi bien les genoux écorchés que les cœurs brisés, elle essuiera les larmes de sa sœur et priera pour elle pour qu’elle ne connaisse que des joies, elle s’occupera de ses parents avec amour et reconnaissance.

Une femme ne reculera jamais devant une demande d’aide, quelle qu’elle soit. Elle se pliera en 4 pour donner satisfaction et tendre sa main généreuse aux personnes dans le besoin. Une femme est sensible au malheur d’autrui et son cœur tendre ne pourra jamais fermer sa porte à quiconque lui demande refuge.

Et c’est en cela que sa force représente aussi sa fragilité. La femme est partout à la fois, ou plutôt l’esprit de la femme est partout à la fois. Son corps est au bureau, son esprit dans la classe de son enfant qui passe un examen important. Son corps est à la maison, son esprit est chez ses parents, qu’elle sait souffrants. Et c’est ainsi que nos vies deviennent un enchainement d’actions accomplies dans le stress.

Mon conseil : CONCENTREZ-VOUS SUR LE MOMENT PRESENT !

Vous êtes au travail en train de terminer un dossier, concentrez-vous sur ce dossier, chassez de votre esprit toutes les autres tâches futures que vous allez devoir effectuer. 1. Vous ferez du meilleur travail, bien plus rapide et productif. Lorsque notre esprit n’est pas avec nous et avec ce que l’on est en train d’accomplir, on travaille très lentement et le résultat obtenu est plus que moyen, on est déconcentrés et la qualité s’en fait ressentir. 2. Vous n’éprouverez pas de stress, car vous ne pensez plus à tout ce que vous devrez faire, une fois cette tâche terminée. Vous êtes ainsi libérée d’une anxiété destructrice.

Je sais que ce conseil peut vous paraître impossible à appliquer, mais faites-moi confiance et tentez l’expérience même sans être convaincue. Lorsque vous êtes en train de cuisiner pour votre famille, pensez uniquement au repas et non pas aux réflexions désobligeantes de votre boss plus tôt dans l’après-midi ou à la pile de repassage qui va vous tenir compagnie plus tard dans la soirée. Le passé et le futur n’ont pas d’importance. Seul le présent en a.

En cette période de ménage de Pessa’h, mon conseil pour appréhender cette étape SANS STRESS : faites une liste, tenez-y vous et surtout, lorsque vous nettoyez le salon, ne pensez ni à la chambre ni à la buanderie, pensez au salon. Ancrez-vous dans votre présent sans appréhensions ou angoisses. Ce conseil peut vraiment sembler ridicule, mais je vous assure que l’essayer c’est l’adopter.

Lorsque vous vous forcez à vous concentrer sur le présent, vous appréciez la valeur du moment et tout prend une dimension différente. Par exemple, préparer un repas pour sa famille tout en pensant au million de tâches qu’il reste à accomplir, ça paraît être une goutte d’eau et surtout on veut vite terminer pour passer à autre chose. La préparation du repas semble interminable et c’est là que la nervosité nous guette. Mais lorsqu’on se concentre sur la préparation du repas, sur cela et rien d’autre, on se rend compte de notre chance d’avoir : 1. Une famille, 2. De quoi la nourrir, 3. La santé pour leur préparer ce repas, simple ou élaboré, qui leur donnera les forces nécessaires pour grandir et se développer. On se sent alors utiles et apaisés et on donnera à ce moment toute l’importance qu’il mérite.

Alors arrêtons de courir après le temps et, au contraire, prenons le temps d’apprécier et de remercier. Concentrons-nous sur notre présent et soyons reconnaissants pour chaque instant, c’est ainsi que nous nous débarrasserons de toute trace de stress dans notre for intérieur.