Elève du Collel Vayizra' Itshak, Rav Mordékhai Steboun vous offre 3 jolies perles d'enseignements sur la Paracha de la semaine, afin d'agrémenter spirituellement votre table du Chabbath ! 

L’homme et le moustique

« Faisons l’homme… » (Béréchit 1, 26)

Nos Sages enseignent dans un Midrach (Gour Arié 12, 2) : Pourquoi l’homme a-t-il été créé en dernier dans l’œuvre de la création ? Pour nous dire que s’il est méritant, on lui dira que tout a été créé pour lui. Dans le cas contraire, on lui dira que le moustique l’a devancé dans la création.

A ce sujet, le Rav Chalom Vlar Chlita nous apporte une très belle parabole :

Il existe deux sortes de cochers : l’un pour lequel Hachem désire lui procurer sa Parnassa, Il lui envoie donc un cheval et une charrette ; et l’autre pour lequel Hachem désire simplement que le cheval soit nourri, Il envoie donc à ce dernier un cocher qui se souciera de le nourrir…

Les deux cochers décrits ci-dessus subviennent à leur besoin de la même manière, mais il existe une différence fondamentale entre les deux : le cheval travaille pour le premier cocher, tandis que le second travaille pour le cheval.

Le Midrach vient ainsi nous enseigner que si l’homme n’est pas méritant, on lui dira que le moustique a été créé avant lui dans la création, et ceci afin que l’homme le nourrisse de son sang…

La faute d’Adam Harichone

«… puis elle donna aussi du fruit à son époux, et il mangea… » (Béréchit 3, 6)

Il existe un Midrach particulièrement intrigant qui demande : pourquoi Adam Harichone fauta ? Parce qu’il ne regarda que deux choses et non trois… Qu’est-ce que cela signifie ?

Le Gaon de Vilna explique que cela fait référence à une Michna dans les Pirké Avot (3, 1) : « Akavya ben Mahalalel dit : Regarde trois choses et tu ne fauteras pas : Sache d’où tu viens, où tu vas, et devant qui tu es appelé à rendre des comptes.

Saches d’où tu viens : d’une goutte de moisissure.

Où tu vas : vers un endroit de terre, de poussière et de vers.

Et devant qui tu es appelé à rendre des comptes : devant Hakadoch Baroukh Hou, le Roi des rois ».

Or, Adam Harichone n’est pas issu d’une goutte moisissure, il est l’œuvre de la création d’Hachem ! Ainsi, il ne regarda que deux choses et non trois, c’est la raison pour laquelle il fauta.
 

Adam Harichone et le Kiddouch

«… puis elle donna aussi du fruit à son époux, et il mangea… » (Béréchit 3, 6)

Il existe un autre Midrach (au nom du Sifté Cohen) qui explique que la faute d’Adam Harichone était d’avoir pressé des raisins et d’en avoir bu le jus sans réciter le Kiddouch. Cela dit, il est connu que la Mitsva du Kiddouch a été instituée comme un témoignage de la création du monde.

Ainsi, nous pouvons donner une autre explication à cette Mitsva d’après le Sifté Cohen :

De nombreuses Mitsvot ont été instituées pour réparer la faute d’Adam Harichone, comme par exemple le prélèvement de la ‘Halla ou l’allumage des Nérot de Chabbath. Nous pouvons donc expliquer que la Mitsva du Kiddouch est venue afin de réparer la faute d’Adam Harichone qui a bu sans réciter le Kiddouch.

Or, puisque le jour du Chabbath, il a aussi bu du jus de raisin sans réciter le Kiddouch, nous le récitons une nouvelle fois le Chabbath matin.
 

Chabbath Chalom