Sur fond de scandale hollywoodien qui fait les gros titres ces derniers jours et dans la foulée de la vague de protestations féministes qu’il a entrainé, une réaction aura particulièrement retenu notre attention : celle pleine de bon sens de l’actrice juive d’Hollywood, Mayim-‘Haya Byalik.

Byalik, qui est l’arrière petite-nièce du célèbre poète israélien ‘Hayim Byalik, tient aujourd’hui le second rôle de l’une des séries TV les plus populaires des Etats-Unis. Mais c’est à l’âge de 11 ans qu’elle a fait ses premiers pas dans l’univers d’Hollywood, soit il y exactement 30 ans. « A l’époque, raconte-t-elle, je débarquais dans l’industrie du show-business avec mon nez proéminent, ma timidité légendaire et mon côté intello. Malgré l’absence des réseaux sociaux et d’Internet à l’époque, je compris bien vite que ma dégaine et mon comportement dénotaient au sein d’un milieu où la beauté physique était la valeur suprême ».

Byalik continue de décrire l’ambiance malsaine qui règne dans le milieu du cinéma : « Je réalisais que les filles possédant un certain physique et un certain langage étaient systématiquement sélectionnées pour les rôles importants. »

Dans la suite de cette tribune publiée dans le très sérieux New-York Times, elle fait la louange des comportements pudiques qu’elle s’efforce de respecter en toute situation, même dans un milieu qui s’y prête aussi mal que celui de l’industrie du cinéma. « Mes choix en tant qu’actrice sont généralement conservateurs. Ces choix sont sages et me protègent. Je m’habille de manière pudique. J’ai pour principe d’éviter toute familiarité avec les hommes et je ne laisse personne me donner de petits surnoms. Et je compte ainsi parmi les rares actrices à qui on n’a jamais fait de proposition indécente ! » Voilà des propos qui dénotent dans la symphonie d’inanités féministes que l’on trouve un peu partout sur la toile et dans la presse !

Et à celles qui déplorent que les femmes ne puissent pas exposer leur physique aux quatre vents et qui soutiennent que « les hommes n’ont qu’à bien se tenir », elle rétorque : « Certes, dans un monde idéal où les instincts sexuels n’existeraient pas, alors oui, nous autres les femmes aurions peut-être pu nous payer le luxe de nous vêtir et de nous comporter comme bon nous semble. Mais la réalité est différente et rien ne sert de l’ignorer. » Après ces propos sages, Byalik conclue : « Finalement, laisser les autres s’extasier et porter aux nues notre beauté plastique n’est assurément pas la meilleure façon de mener une vie pleine de sens ».

Quant à nous, Mayim Byalik, nous sommes honorés de vous décerner le César de l’actrice la plus courageuse !