Bonjour Rav,
On reçoit régulièrement ma mère le Chabbath. Nous sommes Séfarade d'origine marocaine. Par ailleurs, ma femme est extrêmement attachée à la Mitsva de Hadlakat Nérot avec sa Brakha. Quand ma mère vient, ma femme tient à faire sa Mitsva.
Que dois-je faire : d'un côté ma femme est très attachée à toute cette Mitsva et d'un autre on a l'obligation de respecter sa maman.
Je ne veux pas manquer de respect à ma mère ni créer de tension entre elles.
Nos enfants qui voient cela, je ne suis pas sûr qu'on leur montre le bon exemple, on nous a toujours appris à respecter nos parents, et si on leur montre cela, ils risquent eux mêmes de manquer de respect à leurs futurs beaux-parents, sans même s'en rendre compte ?
Je vous remercie pour votre réponse.
Bonjour,
Dans ce type de situation, il ne suffit pas d'avoir raison, il faut avoir du tact, de la finesse et de la sagesse. Et être sage c'est comprendre que toutes les vérités ne doivent pas forcément être imposées de front, même s'il s'agit de renoncer à une Mitsva.
Si votre épouse cherche à défendre sa position à tout prix, cela créera des tensions et quelques étincelles de trop. Rien ne vaut le Chalom, donc, autant éviter d'ajouter des flammes inutiles.
1. Votre maman devrait savoir que lorsque l'on est invité, on doit se faire tout petit et se plier aux règles de la maîtresse de maison. Donc, elle devrait savoir que c'est à votre épouse d'allumer les bougies du Chabbath.
2. Si, pour une raison ou une autre, elle a du mal à s'investir de cette vérité, il faut agir comme indiqué dans les paragraphes suivants.
3. Première solution : si cela est faisable avec douceur, il est possible d’expliquer à votre maman, avec beaucoup de respect, que dans votre foyer, votre épouse a pris sur elle cette Mitsva de manière constante. Très souvent, exprimé avec délicatesse et considération, cela est bien compris et même apprécié.
4. Seconde solution : si la solution précédente n'est pas envisageable, votre épouse se tiendra aux côtés de votre maman au moment de l'allumage. Cette dernière allumera les bougies avec Brakha et votre épouse répondra Amen. De suite après, votre épouse pourra allumer ses bougies, sans Brakha. Hachem considèrera que sa Mitsva a été accomplie de la meilleure manière. Si elle n'en est pas convaincue et qu'elle craint quoi que ce soit, dites-lui qu'après 120 ans, elle pourra diriger le Tribunal Céleste vers l'auteur de cette réponse.
5. Le roi Chlomo écrit : "Celui qui m’écoute résidera en sécurité, il sera serein, à l’abri de la crainte du mal." Michlé, chapitre 1, verset 33.
6. Il écrit par ailleurs : "Elle est un arbre de vie pour ceux qui s’y attachent, et ceux qui la soutiennent sont heureux." Michlé, chapitre 3, verset 18.
7. Votre épouse doit lire cette réponse.
Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.