c Question au Rav : Trop aider sa femme l'empêche de s'épanouir ?!

Trop aider sa femme l'empêche de s'épanouir ?!

Rédigé le Jeudi 7 Juillet 2016
La question de Anonyme

Bonjour Rav,

J'ai entendu un jour une femme dire à son fils que le fait qu'il aidait beaucoup trop sa femme (ménage, enfants etc.) et lui cédait à tout, ne permettait pas à sa femme de s'épanouir, car toute femme a besoin d'un "homme" qui sache prendre des décisions et dire non lorsqu'il ne veut pas faire quelque chose.

Je ne sais pas quoi penser de ces propos. Est-ce vrai ?

Si oui, comment y remédier ?

Merci beaucoup.

La réponse de Rav Avraham TAIEB
Rav Avraham TAIEB
5699 réponses

Chalom Ouvrakha,

En effet, la femme, dans son fort intérieur, a besoin d'être rassurée en se sentant dirigée et protégée par son mari. De ce fait, il n'est pas bon que le mari soit soumis à sa femme et qu'il fasse systématiquement ses quatre volontés, car, inconsciemment, cela sera perçu par la femme comme une faiblesse, et, si son mari est faible, comment pourrait-il la protéger ou même la guider ?

Cependant, cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas aider sa femme, bien au contraire, il faut l'aider de son mieux et de tout son cœur, mais pas par faiblesse, c'est-à-dire que ceci doit être un choix délibéré, et non une soumission de la part du mari face à la pression de sa femme.

En d'autres termes, le mari doit montrer de temps en temps à sa femme qu'il est capable aussi de dire non, et, ainsi, toutes les autres fois où il dira oui, la femme saura qu'il le fait par amour envers elle et non par faiblesse.

Mais attention, il faut savoir quand dire non : lorsque la demande de la femme n'est pas conforme à l'esprit de la Torah, et non lorsque sa demande est en conflit avec un intérêt personnel du mari, comme par exemple la fainéantise, car, dans ce cas, la femme verra bien que le refus de son mari n'est pas un signe de force mais de faiblesse, puisqu'il n'est pas capable de faire face à son mauvais penchant et surmonter ses mauvais traits de caractère.

Quoi qu'il en soit, il n'est pas conseillé de se mêler des affaires des couples, surtout lorsqu'il s'agit de ses enfants, dans la mesure où, en ce qui les concerne, nous sommes incapables d'être objectifs.

Kol Touv.

Avez-vous aimé ?
Soyez le premier à commenter cette réponse Rav Avraham TAIEB