Les Israéliens sont bons en tout. Le pays, âgé d’à peine 77 ans, se distingue dans tous les domaines de pointe : armement, économie, high-tech, création musicale et cinématographique, médias, utilisation maximale des nouvelles technologies dès leur apparition – et de l’IA en particulier.
Et tout cela, avec en toile de fond des guerres perpétuelles et excessivement coûteuses pour le trésor israélien.
On n’ose pas imaginer ce que serait devenu le pays sans les menaces avoisinantes et les milliards de shekels attribués à la sécurité. Affolant… !

Le cerveau juif marche vite et bien, et l’Israélien, travailleur et ambitieux, met ses talents au service de cet énorme accélérateur de particules qu’est Israël.
Le pays dépasse aujourd’hui de loin son modèle, c’est-à-dire ses voisins occidentaux, qui ont parfois dix fois son âge.
Alors que toute l’administration israélienne est merveilleusement bien informatisée, en France, dans un bureau ou une mairie, on peut encore aller chercher un vieux classeur sur une étagère pour retrouver votre dossier.

Ici, même au conseil régional de la petite localité de Mégilot, à la Mer Morte, ça n’existe plus depuis longtemps…
Mais.
Car il y a un « mais ». Et il est de taille.
Il existe un domaine dans lequel les Israéliens sont très, très mauvais.
Toutes ces « grosses têtes », ces cerveaux aiguisés, originaux, stratèges tout-terrain, n’arrivent pas à expliquer au monde la position d’Israël et son droit à la légitime défense.
Si l’Europe dans sa majorité fait de toute manière la sourde oreille, refusant d’entendre la position israélienne, il n’en reste pas moins qu’une partie de l’opinion publique est tout simplement très mal informée des tenants et aboutissants de la guerre actuelle et manipulée sans le vouloir par des médias tendancieux qui, eux-mêmes, achètent la propagande islamiste.
La décision récente de l’ONU de reconnaître un État palestinien, et l’énorme ratissage de pays qui ont voté en faveur de cette décision, met une fois de plus en exergue ce qu’on appelle ici « le fiasco de la communication israélienne. »
Dès le début de la riposte israélienne au massacre du 7 octobre 2023, alors que le ‘Hamas vendait déjà son « bluff » sur l’attaque intentionnelle de hôpital Al Ahli de Gaza faisant prétendument 500 morts, les ratés s’enchaînent. Chaque fois, Israël réagit trop tard, maladroitement, alors que l’adversaire a déjà une longueur d’avance.
Alors que le bureau de la communication publique israélienne (Hasbara) aurait dû recevoir des fonds considérables pour présenter au monde sa position, armé des outils médiatiques les plus sophistiqués, on apprend que ce ministère a fermé ses portes avant même d’être né, dévoré par des luttes intestines.
On hallucine !
Ce problème ne date pas d’hier. Depuis la naissance d’Israël en 1948, jamais un corps de communication public efficace n’a pu être mis en place.
L’éditorialiste du journal Yated Neeman propose une explication originale – et logique – à cette mystérieuse problématique, qu’est l’incapacité des gouvernements israéliens à se défendre sur la place publique.
L’explication tiendrait au fait que l’État hébreu se serait détaché de ses racines historiques, celles-là mêmes qui, en réalité, donnent au peuple juif sa légitimité de vivre ici.
Car comment la gauche israélienne laïque, pourrait présenter un programme de communication au monde, clair et cohérent, quand on retrouve en son sein, des hommes politiques, des professeurs et des militaires haut gradés utilisant le même narratif que celui de nos ennemis, contestant le bien fondé de l'installation juive en Erets Israël.
La droite, elle, intransigeante dans ses positions territoriales, n’ose cependant pas non plus remonter trop « haut » et rencontrer son passé biblique, celui du peuple juif, attestant notre implantation ici.
Ce constat pathétique d’un État surdoué – surnommé « start-up nation » à l’étranger – qui échoue dans l’explication de ses droits les plus fondamentaux sur la scène internationale, nous donne à réfléchir.
La Justification absolue de notre résidence sur cette terre, à nos propres yeux et à ceux des Nations se trouve dans le Livre Saint, lors du Contrat irrévocable signé entre D.ieu, Créateur du Ciel et de la Terre, et notre Père Avraham.
“En ce jour-là, l’Éternel fit alliance avec Avraham, et dit : « Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve Euphrate” (15:18)
Toute autre attestation sera toujours nulle et non avenue, et nous ne pourrons ouvrir un Ministère de Public Relation florissant et crédible, que le jour où nous nous serons nous même pleinement réconciliés avec nos racines.
Amen, pour bientôt !





