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Le maquillage permanent est-il autorisé ?

Rédigé le Mardi 25 Mars 2014
La question de Sabine M.

Bonjour,

Je suis esthéticienne, et plusieurs fois des clientes me demandent si je pratique du maquillage définitif (tatouage).

Une cliente a perdu ses sourcils à cause d'une chimio, et une autre aurait voulu accentuer le trait de crayon pour ne plus se maquiller.

Que dois-je faire ?

Sans oublier de vous dire que la couleur part après un long moment, mais le principe est quand même de mettre de la couleur avec une aiguille.

Merci de votre aide.

La réponse de Rav Yossef LORIA
Rav Yossef LORIA
925 réponses

Chalom,

Si vos clientes sont non-Juives, vous pouvez les tatouer librement.

Si elles sont Juives, deux problèmes peuvent se poser.

1) Le problème de 'Hatsitsa (séparation) pour le Mikvé qu'on permettra, du fait que ces couleurs ont pour but d'embellir la femme, et ne seront donc pas considérées comme une séparation. De plus, il n'y a pas d'élément palpable, du fait que la couleur pénètre dans la seconde couche de l'épiderme, et n'est pas externe.

2) Le problème de se tatouer. Certains décisionnaires l'interdisent effectivement selon le verset de la Torah : וּכְתֹבֶת קַֽעֲקַע לֹא תִתְּנוּ בָּכֶם אֲנִי יְהוָֽה, "Vous ne vous tatouerez pas, Je suis L'Eternel votre D.ieu" (Vayikra, 19, 28). Telle est l'opinion du Rav Baroukh Chraga, dans Véhaya Ha'olam, H-M, ch. 15, du Chev Vérafa, p.155 et du Rav Efraim Grinvalt (p. 157).

Néanmoins, il est possible de s'appuyer sur l'opinion indulgente du fait que le maquillage définitif s'estompe après quelques années, et qu'il n'est pas gravé dans la peau pour la Avoda Zara (comme l'indique le Rambam dans les lois de Avoda Zara, 12, 11), et qu'il est pratiqué pour cacher des défauts sur le visage.

Or, le respect de la nature humaine est très grand, à tel point qu'on peut repousser l'accomplissement de certains interdits de la Torah. Donc, il est possible de se montrer indulgent (Chraga Hameir, t. 8, ch. 44; Rav Ezra Batsri dans T'houmine, t. 10 p. 282; Rav Avigdor Neventsal dans Vehaya Aolam, p.161. Ceci est mentionné dans Taharat Habait, t. 3, p. 34).

Kol Touv.

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