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Pourquoi interdire les contacts homme-femme ?

Rédigé le Dimanche 22 Juin 2014
La question de Massyle L.

Chalom cher Rav,

Beaucoup de Rabbanim affirment qu'il est interdit de serrer la main, faire la bise ou avoir tout autre contact avec une personne de sexe opposé, cela étant permis uniquement dans des cas d’extrême nécessité.

Cependant, je pense qu'il n'y a aucun mal à serrer la main d'une femme si l'on ne ressent pas de satisfaction d'ordre sexuel, et qu'au contraire c'est un signe de respect.

Refuser de serrer la main pourrait vexer la personne.

De plus, la Halakha, d'après mes connaissances, n'interdit nullement ce genre de contacts, et dans la Torah, on voit plusieurs cas de contacts entre personnes de sexe opposé.

Vous me direz certainement que c'est pour éviter que certains tordus...

Mais ce n'est pas parce qu'il y a certains tordus qu'on va l'interdire à tout le monde, de même que ce n'est pas parce qu'il existe des kamikazes que l'on va interdire les métros de circulation.

Alors pourquoi refuser ce genre de contacts ?

Merci d'avance.

La réponse de Arié HADDAD
Arié HADDAD
439 réponses

Chalom,

L'interdiction d'avoir un contact avec une personne hors mariage a pour source le verset (Lévitique 18, 6)  : "Que nul de vous n'approche d'aucune proche parente, pour en découvrir la nudité : je suis l'Éternel". Il apparait donc que la Torah interdit une approche qui peut mener à découvrir la nudité, à savoir des contacts physiques qui pourraient amener à des relations interdites.

Il ne s'agit pas du cas par cas, mais d'une interdiction générale (bien que le verset parle de "parente") ; en s'habituant à ce genre de contact, on finit par y voir une action anodine, et même si cela n'amènera pas à "aller plus loin" avec cette personne-là, il sera plus facile de le faire avec une autre.

Dans la même optique, serrer la main à une dame par respect n'est certes pas lié à une demarche de séduction, mais elle ne permet pas non plus de s'habituer à "garder ses distances". Si nécessaire, on peut expliquer avec beaucoup de respect que notre religion l'interdit, sans plus.

Vous évoquez ce que vous appelez des "cas tordus", mais il est notoire que les milieux qui ne sont pas Chomer Négui'a ont beaucoup de mal à ne pas aller plus loin, il n'y a rien de tordu à cela, c'est tout simplement naturel. La vie quotidienne illustre bien à quel point les pulsions sexuelles sont puissantes, et le seul moyen de les contenir est de mettre des barrières.

L'interdiction de "Yi'houd" participe du même ordre d'idées : même si dans les 99 % des cas il ne se passe rien, en évitant le Yi'houd, on est CERTAIN  de ne pas arriver à transgresser des interdits plus graves. Le grand Sage Maïmonide (Issouré Bia, chapitre 22, Halakha 20) écrit que le Yi'houd est le principal élément déclencheur des relations interdites.

Enfin, même dans le mariage qui est le cadre, pour l'homme et la femme, d'une intimité voulue par Hachem (Mitsva de procréer et Mitsva de "Ona"), il y a aussi des périodes de séparation qui ont pour objectif de hisser les relations humaines à un niveau différent, où les êtres s'attachent l'un à l'autre autrement que par le contact physique.

Que dire alors d'une vie où le contact n'est jamais limité ? A quel point les relations ne sont-elles pas faussées ?

Kol Touv.

Mékorot / Sources : Rambam.
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