Bonjour,
Je ne consomme que la liste du Consistoire et non celle du Rav Wolff.
Le terme de "Cachère" s'applique-t-il quand même au produit de la liste même si je ne le consomme pas (comme un produit Kitniot à Pessa'h qui serait Cachère, mais non consommable pour certains) ?
Si je ne mange pas ces produits, est-ce que je peux quand même manger dans la vaisselle de ma belle-famille qui les consomme et qui aurait été en contact ?
Merci à vous.
Bonjour,
Vous faites sûrement référence aux produits apparaissant exclusivement sur la liste du Rav Wolf et non autorisés par le Consistoire.
Il est bon de rappeler que la liste indulgente du Rav Wolf n’est valable uniquement pour les personnes habitant dans une zone éloignée de tout commerce juif, comme elle le stipule explicitement. Je cite : "Cette liste n’a donc en aucune manière vocation à revêtir une portée générale. Elle n’a de valeur que dans l’impossibilité avérée et vérifiée de se procurer des produits alimentaires sous surveillance permanente." [Bien que je n’aie pas eu le mérite de comprendre la raison pour laquelle cette liste autorise de nombreux produits non essentiels ou non primordiaux pour la vie de tous les jours, tels que de nombreuses glaces ou friandises…]
Donc, les aliments apparaissant uniquement dans cette liste ne sont pas destinés au grand public ayant la possibilité de se procurer des produits Cachères certifiés, car elle se base sur des avis très permissifs ou controversés, tels que la permission du lactosérum. Aussi, une personne assez éloignée de la pratique des Mitsvot qui se base sur cette liste ne sera pas blâmable.
Pour en revenir à votre question : si votre belle-famille consomme ce genre d’aliments, il vous est possible de manger, dans cette même vaisselle, des aliments Cachères, et ce, à plus forte raison lorsque cela peut jouer sur votre Chalom Bayit ou sur votre bonne relation avec votre belle-famille, car il existe plusieurs doutes et circonstances atténuantes, entre autres :
1) Utilisation à froid de ces ustensiles, ou bien en Kéli Chéni, tels que couverts et assiettes [voir Choul’han Aroukh Yoré Déa 105, 2].
2) Utilisation d’un ustensile ayant servi à cuire un aliment dont l’interdit est incertain, après 24 heures [voir Taz Yoré Déa (137, 7), Érekh Hachoul’han (113, 22), Yabi'a Omer (tome 1, chap. 6, 19 et tome 8, chap. 4, 2) et Or Létsion (Chevi’it, p. 21)].
3) A fortiori s’il s’agit de vaisselle en verre, qui n’absorbe pas d’après le Choul’han Aroukh, même à chaud [voir Choul’han Aroukh, Ora'h 'Haïm 551, 26].
Pour toutes ces raisons, il est possible d’adopter une attitude permissive lorsque vous êtes invité chez votre belle-famille, en préservant ainsi la bonne entente et la paix familiale.
Les voies de la Torah sont agréables et conduisent à la paix !
Soyez béni !